Emploi du conditionnel après "si"

Langue française

103 réponses · Page 4 / 6

Paulang a écrit :Question dans la question : Pourrait-on, dans la phrase qui nous occupe, écrire Même si demain j'avais… plutôt que Même si demain j'ai…. Je ne vois pas une valeur de l'imparfait qui autoriserait son emploi.
L'imparfait après "si" ayant une valeur modale et non plus temporelle, je ne vois pas pourquoi l'adjonction de demain serait problématique ici…
Il est problématique du seul fait que je doute. 😉 Si spontanément je l'aurais employé, je ne voyais pas dans le document joint de valeur m'y autorisant. Apparemment j'ai mal lu. Je le relirai une fois encore, à mon retour, ce soir.
On peut relire tout de suite :
Condition après si
L’imparfait est utilisé après si (jamais le conditionnel présent).
Le fait rapporté est irréel ou n’a tout simplement pas lieu dans le présent
Si tu mangeais moins, tu maigrirais.
Rien ne s'oppose donc à ce que le fait puisse se passer demain…
Nous avons bien lu la même chose, mais n'avons pas eu la même compréhension. je pensais que la phrase en vert n'impliquait que le passé et pas également une action à venir.
Ce qui est étrange, c'est que j'aurais, dans la phrase qui nous occupe, spontanément employé avec demain autant l'imparfait que le présent, alors que je ne vois pas du tout utiliser le présent + conditionnel dans l'exemple donné .

Même si demain j'ai 6 boutons, je ne les utiliserai pas. Je ne me vois pas utiliser le conditionnel.
Même si demain j'ai 6 boutons, je ne crois pas que je les utiliserais. Je n'écarte pas la possibilité du conditionnel. Mais hélas, je ne vois pas dans ce que je lis une valeur qui m'y autoriserait.
Merci de vos réponse.

Donc, ''je ne crois pas'' est une incertitude qui n'est pas sure à 100%, mais pas un questionnement indirect? Donc avoir écrit un ''si'' à la place du ''que'' je m'aurais trompé 2 fois plutôt qu'une.
Si j'enlève le ''si'' pour garder le conditionnel? Car c'est bien beau changer le temps du verbe, mais c'est triste pour le conditionnel


1-Même j'aurais 6 boutons de plus, je ne crois pas que je les utiliserais.
Ou simplement dire:
2-J'aurais six boutons de plus, je ne crois pas que je les utiliserais.

Utiliser d'autres temps semble légèrement changer le sens, quoi que l'idée reste la même. Comme le subjonctif ou futur à la place du verbe utiliser et l’imparfait ou l'infinitif pour le verbe avoir.
Donc, ''je ne crois pas'' est une incertitude qui n'est pas sure à 100%, mais pas un questionnement indirect?
Par définition une incertitude n'est pas sure et peu importe le pourcentage.
Disons que c'est une auto interrogation (s'interroger soi-même). je ne crois pas exprime un doute. Tout doute est une interrogation de/sur soi, me semble-t-il.
Donc avoir écrit un ''si'' à la place du ''que'' je m'aurais trompé 2 fois plutôt qu'une.
Même que n'est pas possible dans cette phrase.
Rappel : le conditionnel est déjà descendu de son piédestal. Il est aujourd'hui un temps de l'indicatif et non un mode, et cet exemple le justifie peut-être. En tout cas, la pièce jointe à mon précédent message le considère comme tel. Alors la tristesse est pour lui du passé ! 😉
1-Même j'aurais 6 boutons de plus, je ne crois pas que je les utiliserais.
Vous ne pouvez pas dire ou écrire Même j'aurais… Cette tournure exige le si et aurais n'est pas convenable.
En revanche Quand bien même j'aurais… est admissible et aurais est, pour moi, convenable.
Ici, se demander pourquoi on écrit Même si j'avais et Quand bien même j'aurais est une question légitime. Si je ne m'abuse toutes deux expriment une hypothèse. Je laisse plus compétent que moi répondre à cette question.
2-J'aurais six boutons de plus, je ne crois pas que je les utiliserais.
Pour moi, cette phrase est correcte.
Même que n'est pas possible dans cette phrase.
Je suis d'accord la 2 semble la meilleur à mes yeux aussi et vous dite qu'elle est correct, mais que le ''que'' n'est pas possible un peu plus haut. Je suis confus. Alors je devrais dire ''si je les utiliserais'' ou utiliser le subjonctif avec le ''que''.
Il semble que j'ai, sur ce point mal compris votre question.
j'ai écrit en d'autres termes : le que n'est pas correct après même dans votre phrase.
Par contre, il est nécessaire après je ne crois pas alors que si à l'endroit que vous indiquez ne convient pas avec le verbe croire. Vous pouvez en revanche écrire : je ne sais pas si je les utiliserais.
j'ai écrit que la phrase 2 était convenable, cela n'implique pas qu'elle soit la meilleure manière de formuler la phrase de votre première intervention. Deux conditionnels qui se suivent n'est peut-être pas du plus heureux effet.

Attendez d'autres avis sur l'ensemble de votre post 65. Peut-être infirmeront-il certains points de ma précédente réponse.
Bonjour,

Je viens de susciter chez mes collègues des cris d'indignation lorsque ces derniers se sont aprçus que, dans un mail, j'avais rédigé la phrase suivante :

"Si je devrais pouvoir récupérer telle chose d'ici peu de temps, il est possible qu'il n'en soit pas de même pour telle autre".

Affreusement vexé 😞 , j'arpente les sites web dédiés depuis quelques temps. En désespoir de cause, je me retourne vers vous… Que penser ?

Merci d'avance ! 🆒
La règle c'est: jamais jamais jamais de conditionnel après un "si". Mais si on remplace ton "devrais" par "devait", ta phrase n'a plus de sens pour moi. Je ne sais pas quoi dire, tu m'as posée une colle ^_^
Vous êtes visiblement trop jeune pour avoir vu la guerre des boutons "si j'aurais su, j'aurais pas venu" ici

On peut sans doute écrire (si tant est que ce soit votre intention) :"Si je devrais pouvoir récupérer telle chose d'ici peu de temps, mais il est possible qu'il n'en soit pas de même pour telle autre".

Les indignés ne sont sans doute pas exempts de reproches eux non plus.
En fait, notre ami pourrait très bien avoir vu la version plus récente, le "remake", de la Guerre des Boutons, mais la fameuse réplique n'y figurait pas ; en fait, cette réplique n'appartient pas au bouquin de Louis Pergaud mais est une trouvaille des auteurs du premier film.
@paulang

Effectivement, ils ne sont pas exempts de reproches et la "riposte" a été facile. Je vous remercie pour votre réponse rapide.

Cependant, si elle éclaire ce que j'aurais pu écrire, j'aimerais savoir si la construction de ma phrase est correcte. Peut-être est-elle d'une formulation maladroite, mais est-elle correcte ?

Enfin, je ne suis peut-être plus si jeune (quoique…) mais je confesse n'avoir pas vu le film, ni dans une version, ni dans l'autre !

Amicalement
Non, la phrase
"Si je devrais pouvoir récupérer telle chose d'ici peu de temps, il est possible qu'il n'en soit pas de même pour telle autre".
n'est pas correcte puisque tu utilises le conditionnel devrais après si.
En gardant la même construction, il faudrait écrire : "Si je dois pouvoir récupérer telle chose d'ici peu de temps, il est possible qu'il n'en soit pas de même pour telle autre".
Tatoo a écrit :La règle c'est: jamais jamais jamais de conditionnel après un "si". Mais si on remplace ton "devrais" par "devait", ta phrase n'a plus de sens pour moi. Je ne sais pas quoi dire, tu m'as posée une colle ^_^

Bonjour,

Et ce qui suit, c'est quoi ? 🙂

Il n'a jamais été affirmé si elle viendrait
Il n'a pas été décidé s'il participerait..
D'accord, mais c'est laid. Le si ne serait-il pas avantageusement remplacé par qu' sans perte de sens ?
Bonsoir, ces deux phrases sont-elles correctes :

Si elle savait chanter, elle aurait pu passer à la TV.
J'irais à la mer si je n'étais pas tombé malade.

Merci à vous 😀
A tort ou à raison, j'écrirais ainsi :
Si elle savait chanter, elle pourrait passer à la TV.
Si elle avait su chanter, elle aurait pu passée à la TV.

Je serais allé à la mer si je n'étais pas tombé malade.
Vos phrases, Paulang, sont correctes, mais celles d'Oktobrina aussi. Elles mettent en lumière le décalage des actions dans le temps.

Si elle savait chanter,
imparfait justifié par le fait que c'est une qualité intemporelle
elle aurait pu passer à la TV. temps justifié par le contexte particulier.

J'irais à la mer maintenant, ou demain
si je n'étais pas tombé malade. hier par exemple.
Voyez comme les choses sont bizarres.
Je serais à la mer si je n'étais pas tombé malade. ne me trouble pas, car on y sens un regret, une déception de ne pas y être
Ne me trouble pas non plus J'irais (bien) à la mer si je n'étais pas tombé malade
La phrase proposée, elle, sonne mal à mes oreilles.