Emploi du conditionnel après "si"
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Je ne me contredis pas…
Il se trouve que si a un sens proche de "dans le cas où", mais cela ne veut pas dire que les deux expressions se construisent avec le même mode.
"Si" ne permet pas le conditionnel.
"Dans le cas où" le permet.
Mode des subordonnées conjonctives de condition :
Introduites par si , suivant que, selon que, dans la mesure où : indicatif.
si je viens, si je venais, dans la mesure où je viens…
Introduites par à supposer que, à moins que, en admettant que, pour peu que, pourvu que, : subjonctif.
en admettant qu'il vienne, pour peu qu'il vienne…
Introduites par à (la) condition que : indicatif ou subjonctif.
à la condition que vous dînerez (ou que vous dîniez)
Introduites par au cas où, dans le cas où, pour le cas où, dans l'hypothèse où, des fois que, quand bien même : conditionnel.
dans le cas où vous viendriez, quand bien même vous viendriez…
Bonjour,
Voici une phrase que j'ai lue récemment dans un journal:
"Actuellement si l’on me demandait si je pourrais rester à la tête de l’équipe, …"
Je pense que le second "si" introduit une interrogation indirecte, mais je ne suis cependant pas certain de l'exactitude de cette formule.
Merci de m'éclairer à ce sujet =)
Bonjour.
"Est-ce que vous pourriez rester ?" (interrogation directe)
On me demande si je pourrais rester… (interrogation indirecte, demande réelle)
Si on me demandait si je pourrais rester… (interrogation indirecte,demande supposée)
Cette tournure est donc grammaticalement correcte, mais la succession des deux subordonnées en si ( condition puis interrogative indirecte ) n'est pas d'un très heureux effet.
Merci pour cet éclaircissement 🙂
Bonjour.
Je voudrais m'introduire dans la discussion, pour souligner une chose: il ne faut pas confondre l'emploi de "si" dans une interrogation indirecte et son emploi dans une phrase qui marque une supposition, une éventualité, une possibilité ou une hypothèse. Dans le premier cas, l'emploi du mode conditionnel est correct (ex. Paul me demandait si tu viendrais). Dans le second cas, la règle interdit l'emploi du conditionnel dans la proposition qui exprime la condition ou la supposition, caractérisée par la conjonction "si" au début.
Aussi, dit-on:
1. Si tu sais (indicatif présent) qu'elle ira à ce mariage, tu y iras aussi (futur simple).
2. Si tu savais (indicatif imparfait) qu'elle irait à ce mariage, tu y irais (conditionnel présent) aussi.
3. Si tu avais su (indicatif plus-que-parfait) qu'elle serait allée à ce mariage, tu y serais allé (conditionnel passé 1ère forme) aussi.
La phrase suivante (sans la conjonction "si") est tolérée avec le mode conditionnel dans la proposition qui contient la condition ou la supposition ou l'hypothèse:
- Tu serais (conditionnel présent) à ma place, tu te vexerais (conditionnel présent)= si tu étais à ma place, tu te vexerais.
On ne dit pas:
- Si je tu serais à ma place, tu te vexerais.
Bonjour,
J'ai lu en détail ce que vous avez dit mais je reste encore un peu dans le flou !
Est-ce qu'une phrase tournée de la sorte est juste ? : Si toutefois vous douteriez d'un ou plusieurs aspects énoncés ci-dessus, n'hésitez pas à nous contacter.
Merci beaucoup !
Bonjour.
Non, il ne s'agit pas d'une interrogation indirecte, mais bien d'une hypothèse.
Et dans ce cas, après si, c'est l'imparfait qui convient :
Si toutefois vous doutiez d'un ou plusieurs aspects énoncés ci-dessus, n'hésitez pas à nous contacter.
Cela dit, "douter d'un aspect" me semble une tournure un peu étrange.
Quel est le contexte ?
Merci beaucoup pour votre réponse ! C'est bien ce qu'il me semblait…
Concernant le contexte, les "aspects" sont des raisons de choisir un service en particulier. La tournure n'est pas très heureuse… Mais elle n'est pas de moi =D
Bonjour,
En principe au clair avec l'emploi du "si" dans les phrases conditionnelles, je me demandais si la tournure suivante était acceptable (il me semble que oui, mais j'ai de la peine à déterminer pourquoi):
Alain était à la cafétéria à midi. Bastien y était aussi mais je n'en suis pas sûr; peut-être est-il rentré chez lui pour manger.
Si Alain et Bastien se seraient probablement rencontrés dans la première hypothèse, cela n'aurait sûrement pas été le cas dans la seconde.
Merci pour vos éventuelles réponses!
Marmoth
Le "si" est locution conjonctive, n'est-ce pas ?
Comme c'est en un seul mot… disons simplement conjonction.
De subordination pour être précis.
Pour répondre à Marmoth, pas de conditionnel après si exprimant l'hypothèse.
Et dans la phrase proposée, le si n'est pas indispensable.
On écrira plus simplement, et sans subordonnées :
Dans la première hypothèse, Alain et Bastien se seraient probablement rencontrés; mais dans la seconde, cela n'aurait sûrement pas été le cas.
Je ré-ouvre le sujet en m’interrogeant à la suite d'un échange dans la soirée et je n'arrive pas à me dire "Mais oui ! C'est ça la bonne formule !" malgré la lecture de tous vos messages. Si vous pouviez m'apporter un éclairage personnalisé je vous en serais infiniment reconnaissant.
Je lui disais :
Pas de problème on prendra le temps quand tu seras rentré, si tu voudras toujours.
Ce à quoi il m'a répondu, insurgé :
"Si tu voudras" c bizarre ça ! Y'a déjà le "si" dc pas besoin de futur. Si ma mère rentre, je mettrai le couvert. Si je meurs (indicatif présent), je serai (futur) mort.
Le doute quant à la tournure appropriée reste dans ma tête et je pense que je pourrais dire également :
Si je rentrais, je mettrais le couvert. Si je mourrais, je serais mort. Quoique cette dernière phrase me paraisse bien étrange dans son sens je me concentre sur les conjugaisons et demeure dans l'incertitude du choix des temps.
EDIT :
Avec des recherches et de la réflexion, je pense avoir trouvé des éléments de réponse et nos 2 expressions pourraient s'avérer être exactes :
Concordance des temps :
1)
Si ma mère rentre, je mettrai le couvert → indicatif futur quand la proposition introduite par si est à l'indicatif présent
2)
Si je rentrais, je mettrais le couvert. → conditionnel présent quand la proposition introduite par si est à l'indicatif imparfait
Quant à ma première formule il y aurait des cas exceptionnels avec le "si" qui seraient suivis d'un futur, comme le "si" au sens de "si oui ou non" et l'on pourrait peut-être accepter :
Pas de problème on prendra le temps quand tu seras rentré, si tu voudras toujours.
Comme le disait pierrot11 le 28/03/2008 à 19:34 dans le deuxième message du sujet :
[…] le "si" utilisé ici marque une simple subordination et non une condition.
Pourriez-vous infirmer ou affirmer mes pistes de réflexion et mes résultats ?
Satané chat de Schrödinger !! Huhu
Par avance merci.
Soyons clairs : il existe deux principaux cas où la conjonction si peut être suivie du futur :
1/ quand si introduit une concession, une cause, une conséquence (bref, tout sauf une condition ou une hypothèse)
S'il n'y aura pas de flambée du pétrole, les prix devraient pourtant continuer à progresser.
2/ quand si introduit une interrogation indirecte.
Il se demande si elle viendra demain.
Dans votre exemple, si introduit clairement une condition, une hypothèse, donc le futur est incorrect. On dira donc :
On prendra le temps quand tu seras rentré, si tu (le) veux toujours.
Excellent merci 🙂
Ma question a surement été traitée déjà sur le forum, mais pas évident de se retrouver ou de tout lire.
Alors voilà, j'hésite sur le S après l'usage du conditionnel dans ce dialogue.
Il lui dit : "Et si je t'offrais une voiture ?"
- Une voiture ? fit-elle, mais tu sais bien que je ne la "conduiraiS" jamais. J'ai trop peur.
Je mets S à conduirais parce qu'il y a le Si dans la phrase précédente. Si on lui offre une voiture elle ne la conduira jamais. J'ai raison de mettre le S ? ou dois-je employer le futur sans S ?
merci d'avance.
Tu as raison…
(Si tu m'offrais une voiture), je ne la conduirais jamais.
Merci bien 🙂
Bonjour, je rejoins la discussion également pour obtenir (svp) une précison sur une expression utilisant le "si" et pour laquelle on m'a proposé une version différente de celle que j'utilise habituellement :
"si je faisais ce que je voulais…" versus "si je faisais ce que je voudrais"
La deuxième me dérange à l'oreille. A la limite et pour reprendre les exemples précédents, "dans le cas où je ferais ce que je voudrais" me choquerais moins.
Je suis un peu loin des études maintenant mais je souhaiterai tout de même garder un certain niveau d'expression.
Merci à vous, donc, si vous pouvez me renseigner.
Le conditionnel s'emploie dans la proposition principale, et pas dans une subordonnée de la proposition conditionnelle :
Le version correcte est bien "si je faisais ce que je voulais, je chanterais …
merci bien pour cette réponse, anne345.