J'ai un peu cherche sur le forum si d'autres sujets y repondaient mais je n'ai pas trouve :
« Il m’a paru plaisant, et d’autant plus agréable que la tâche était plus difficile, d’extraire la beauté du Mal » écrit Baudelaire. Pensez vous que la poesie ne doive servir que la beaute et se detourner du realime ? Vous appuierez votre reponse sur des exemples precis.
J'ai quelques pistes :
I La poesie est un art, elle peut donc se detourner de la realite [oui]
- regles de la poesie
- registre, figure de style en poesie
- musicalite de la poesie
II Le rôle de la poesie est de transmettre un sentiment, elle s'inspire donc de la realite [non]
- la poesie en prose
- les poemes s'inspirent souvent de la realite
Je ne sais pas trop si ca convient =S
Je m'ouvre a toutes propositions
J'aimerais avoir quelques indications concernant les sous parties
Meci d'avance ! 🙂
PS : voici les textes du corpus :
A - Francois Villon, "L'epitaphe en forme de ballade que fit Villon pour lui et ses compagnons, s'attendant a etre pendu avec eux", "La ballade des pendus", Poésies diverses, 1461
B - Pierre de Ronsard, "Quand vous serez bien vieille ..", Sonnets pour Helene
C - Charles Baudelaire, "Une charogne", Les Fleurs du mal, 1857
D - Arthur Rimbaud, "Les pauvres à l'eglise", Poesies, 1871
E - Goya - Hasta la muerte (= jusqu'a la mort)
F - Raymond Queneau, "Boucherie a la une", Courir les rues, 1967
Le “pensez-vous” appelle effectivement un plan dialectique, du genre "oui je suis d'accord" (arguments et exemples) et “non, je ne suis pas d'accord” (arguments et exemples)
j'ai fais ma dissertation dessus , je peux vous l'envoyer ?
peki57 a écrit :j'ai fais ma dissertation dessus , je peux vous l'envoyer ?
Bonjour Peki57, peux tu me l'envoyer également s'il te plaît ça m'aiderait énormément 🙂
Ce seul et unique message de Peki57 date de plus de trois ans…
Je ne sais pas si il / elle te lira.
je dois faire ma dissertation sur cette question et je n'y arrive pas , quelqu'un pourrait m'aider?
Bonjour,
Ce sujet contient des jugements de valeur implicites :
réalisme = laideur,
poésie = beauté,
poésie contraire de réalisme.
Voilà ce qu'il faut discuter !
Si habituellement la poésie a été considérée comme une tentative d'évasion loin d'une réalité trop ordinaire, voire blessante, certains poètes comme Baudelaire (qui rêvait d'un ailleurs) n'ont pas hésité à se plonger dans la trivialité et même la laideur pour produire des oeuvres d'art.
"Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or".
Si cette entreprise est possible, il faut examiner à quelles conditions.
En d'autres termes, la beauté ne réside pas dans le sujet mais dans la manière dont il est traité.
Regardez donc aussi ma signature…
Par pitié, dépassez l'époque de Baudelaire et des Parnassiens, il n'y a pas qu'eux dans la vie poétique !!! Entre parenthèses, qui lit encore Hérédia ?
Vous, bien probablement 😀
Je n'en connaissais même pas le nom … Un coup d'œil dans une histoire de la littérature française du XIXe siècle (Honoré Champion, 2001) - il n'y est cité que 2 fois : 1 fois en fin de volume dans une chronologie des oeuvres et événements littéraires majeurs (en 1893 - publication des Trophées) et une 2e fois, à la fin d'un paragraphe sur le Parnasse, dernier d'une liste d'écrivains "dont il (Leconte de Lisle) était l'inspirateur".
Je crains que de trop nombreux auteurs se fassent trop vite oublier par l'histoire littéraire …
PS: Wikipedia lui rend bien plus hommage.
Souvenir désagréable du poème étudié au lycée …
Les Conquérants
Les conquérants
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos, de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;
Où, penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.
Je n'en connaissais même pas le nom …
Tout de même.
Ce poème traîne dans tous les manuels scolaires, non ?
José-Maria de HEREDIA
1842 - 1905
Les conquérants
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.
Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;
Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.
…..
Zut, je n'avais pas vu ta réponse, floreale.
Je ne trouve pas ce poème si désagréable. déjà, tu connais mon amour des voyages. 😀
Les manuels scolaires je ne sais pas, mais comme je l'ai dis précédemment, son nom n'est cité que deux fois (une fois noyé au milieu d'une chronologie de fin de volume, l'autre fois dans un listing) dans une Histoire de la littérature française du XIXe.
En ouvrant la très belle anthologie de la poésie française de chez Laffont (Mille et cent ans de poésie française, 1991) je trouve trois de ces poèmes : celui que tu as cité, Le tombeau du conquérant et Brise Marine. Le premier tercet des Conquérants est magnifique ! Le tombeau du conquérant me fait fort pensé au Dormeur du val et Demain dès l'aube - Brise Marine est génial ! "L'hiver a défleuri la lande et le courtil / Tout est mort" … heureusement, la nature est partout et l'orient ensoleillé apporte le bonheur (magnifiquement imagé comme étant une odeur) à tout endroit pour qui sait l'approcher (c'est comme ça que j'entends le poème)
PS : les admirateurs de Hérédia seront heureux d'apprendre qu'en deux volumes (1e - de Chateaubriand à Baudelaire / 2e - de Baudelaire à Saint-Pol Roux), l'anthologie de la poésie française du XIXe siècle chez NRF Poésie ne lui a pas laissé de place. Assez étrange pour un Académicien "immortel"…
Dans le Grand livre de la poésie française de Marcel Jullian :
La Sieste
Antoine et Cléopâtre
Les Conquérants
Fleurs de feu
Le Récif de corail
Le Bain