Bonjour,
je viens de faire ce commentaire sur Fonction du poète dans les Rayons et les ombres, les trois derniers dizains. Je ne suis pas très satisfaite de ce que j'ai écrit. Je ne pense pas avoir fait de grosse erreur, mais ça me semble un peu plat. Si vous avez d'autres idées…
« Fonction du poète » est le premier poème du recueil les Rayons et des ombres. Dans cet extrait nous avons donc les trois derniers dizains en octosyllabes. La versification est régulière, avec des rimes croisées, suivies ou embrassées. Dans ce poème, Hugo définit de façon didactique quels sont les rôles du poète dans la société. Nous verrons dans un premier temps que le poète est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes et dans une seconde partie nous étudierons le rôle du poète.
1) Le poème est didactique. Il s’ouvre par une apostrophe solennelle aux peuples. On peut noter les exclamations qui donnent un aspect grandiloquent au discours. Le poète est également l’auteur et le sujet du discours ; il parle donc de lui-même à la troisième personne du singulier ce qui confère au texte une grande solennité. On note l’anaphore qui scande le texte « écoutez » et sert l’objectif didactique. On peut remarquer dans tout le poème des phénomènes de reprise des mots qui donnent une facilité de lecture et de compréhension « Ramassant la tradition/ De la tradition féconde… »
2) Le poète se présente en opposition avec les autres. Il y a opposition entre les pronoms de la troisième personne du singulier qui désignent le poète et le déterminant possessif « votre » qui désigne le lecteur, les peuples, les hommes. Ainsi le poète se dresse seul face à l’humanité. On peut remarquer la force de ce singulier. Il aurait pu, en effet, parler des poètes mais la puissance évocatrice est plus importante avec le singulier. L’anaphore de « lui-seul » souligne l’opposition dont nous venons de parler.
3) Le poète a un rapport particulier à Dieu
« Dieu parle à voix basse à son âme ». Le poète présente une forme de complicité avec Dieu ; sorte d’élu, il est également victime d’un sort christique : les allusions à Jésus-Christ sont contenues dans les vers 11 à 13 : « C’est lui qui, malgré les épines/ L’envie et la dérision/ Marche courbé dans vos ruines, ».
Le poète a donc, de par son statut d’élu et d’interlocuteur entre dieux et les hommes un rôle de guide spirirtuel.
1) Il a un rôle d’éclaireur comme le montre l’importance à travers tout le texte du champ lexical de la lumière « le front éclairé », « il rayonne », il « jette sa flamme, « il la fait resplendir pour l’âme/d’une merveilleuse clarté », « il inonde de sa lumière ».
Sorte de mage, le poète a la lucidité de deviner ce qui va se produire. Il a un rôle dans le progrès de l’esprit humain, comme le montre la métaphore des idées en arbre : « toute idée, humaine ou divine,/ Qui prend le passé pour racine/ A pour feuillage l’avenir. » Il y a là progression par rapport à l’idée du germe dans le premier dizain.
Il est également un pont entre le passé et l’avenir. Cette idée est traduite par la métaphore d’une tradition que l’on « ramasse » comme un objet à terre.
2) Rôle de mage ou de prophète ; il ya aussi progression dans le texte entre ce qui relève des hommes et ce qui relève de Dieu. Le poème se termine en apothéose par la comparaison de la poésie avec l’étoile du berger qui guida les rois mages vers Jesus-Christ la nuit de Noël. Le champ lexical de la lumière est mélioratif. Elle symbolise la vérité que le poète est capable de révéler pour le bien de tous.
3) Le poète s’adresse en effet à tous les hommes comme le montrent les vers26 à 28 : « Ville et déserts, Louvre et chaumière/ Et les plaines et les hauteurs !/ A tous ». On remarque une progression ascendante dans le texte. De courbé qu’il était dans les ruines le poète se retrouve presque à planer dans le ciel. Cependant son discours s’adresse aux plus humbles comme le montre la fin du dernier vers qui rejette le sujet de la phrase à la fin soulignant le rapprochement des plus grands et des plus humbles « rois et pasteurs ».
Pour conclure, le poète est un être presque divinisé. Sa grandeur d’âme et sa lucicité en font un être exceptionnel. Le vers 8 souligne son essence paradoxale : " Homme il est doux comme une femme ». Dieu s’adresse à lui comme à la nature « Dieu parle à voix basse à son âme/ Comme aux forêts et comme aux flots ». On voit dans ce texte la place privilégiée que Hugo attribue à la poésie et au poète. Ce dernier garant de la mémoire du passé est aussi à l’avant-garde. Il est engagé dans la vie des hommes qu’il a pour charge de guider.
je viens de faire ce commentaire sur Fonction du poète dans les Rayons et les ombres, les trois derniers dizains. Je ne suis pas très satisfaite de ce que j'ai écrit. Je ne pense pas avoir fait de grosse erreur, mais ça me semble un peu plat. Si vous avez d'autres idées…
« Fonction du poète » est le premier poème du recueil les Rayons et des ombres. Dans cet extrait nous avons donc les trois derniers dizains en octosyllabes. La versification est régulière, avec des rimes croisées, suivies ou embrassées. Dans ce poème, Hugo définit de façon didactique quels sont les rôles du poète dans la société. Nous verrons dans un premier temps que le poète est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes et dans une seconde partie nous étudierons le rôle du poète.
1) Le poème est didactique. Il s’ouvre par une apostrophe solennelle aux peuples. On peut noter les exclamations qui donnent un aspect grandiloquent au discours. Le poète est également l’auteur et le sujet du discours ; il parle donc de lui-même à la troisième personne du singulier ce qui confère au texte une grande solennité. On note l’anaphore qui scande le texte « écoutez » et sert l’objectif didactique. On peut remarquer dans tout le poème des phénomènes de reprise des mots qui donnent une facilité de lecture et de compréhension « Ramassant la tradition/ De la tradition féconde… »
2) Le poète se présente en opposition avec les autres. Il y a opposition entre les pronoms de la troisième personne du singulier qui désignent le poète et le déterminant possessif « votre » qui désigne le lecteur, les peuples, les hommes. Ainsi le poète se dresse seul face à l’humanité. On peut remarquer la force de ce singulier. Il aurait pu, en effet, parler des poètes mais la puissance évocatrice est plus importante avec le singulier. L’anaphore de « lui-seul » souligne l’opposition dont nous venons de parler.
3) Le poète a un rapport particulier à Dieu
« Dieu parle à voix basse à son âme ». Le poète présente une forme de complicité avec Dieu ; sorte d’élu, il est également victime d’un sort christique : les allusions à Jésus-Christ sont contenues dans les vers 11 à 13 : « C’est lui qui, malgré les épines/ L’envie et la dérision/ Marche courbé dans vos ruines, ».
Le poète a donc, de par son statut d’élu et d’interlocuteur entre dieux et les hommes un rôle de guide spirirtuel.
1) Il a un rôle d’éclaireur comme le montre l’importance à travers tout le texte du champ lexical de la lumière « le front éclairé », « il rayonne », il « jette sa flamme, « il la fait resplendir pour l’âme/d’une merveilleuse clarté », « il inonde de sa lumière ».
Sorte de mage, le poète a la lucidité de deviner ce qui va se produire. Il a un rôle dans le progrès de l’esprit humain, comme le montre la métaphore des idées en arbre : « toute idée, humaine ou divine,/ Qui prend le passé pour racine/ A pour feuillage l’avenir. » Il y a là progression par rapport à l’idée du germe dans le premier dizain.
Il est également un pont entre le passé et l’avenir. Cette idée est traduite par la métaphore d’une tradition que l’on « ramasse » comme un objet à terre.
2) Rôle de mage ou de prophète ; il ya aussi progression dans le texte entre ce qui relève des hommes et ce qui relève de Dieu. Le poème se termine en apothéose par la comparaison de la poésie avec l’étoile du berger qui guida les rois mages vers Jesus-Christ la nuit de Noël. Le champ lexical de la lumière est mélioratif. Elle symbolise la vérité que le poète est capable de révéler pour le bien de tous.
3) Le poète s’adresse en effet à tous les hommes comme le montrent les vers26 à 28 : « Ville et déserts, Louvre et chaumière/ Et les plaines et les hauteurs !/ A tous ». On remarque une progression ascendante dans le texte. De courbé qu’il était dans les ruines le poète se retrouve presque à planer dans le ciel. Cependant son discours s’adresse aux plus humbles comme le montre la fin du dernier vers qui rejette le sujet de la phrase à la fin soulignant le rapprochement des plus grands et des plus humbles « rois et pasteurs ».
Pour conclure, le poète est un être presque divinisé. Sa grandeur d’âme et sa lucicité en font un être exceptionnel. Le vers 8 souligne son essence paradoxale : " Homme il est doux comme une femme ». Dieu s’adresse à lui comme à la nature « Dieu parle à voix basse à son âme/ Comme aux forêts et comme aux flots ». On voit dans ce texte la place privilégiée que Hugo attribue à la poésie et au poète. Ce dernier garant de la mémoire du passé est aussi à l’avant-garde. Il est engagé dans la vie des hommes qu’il a pour charge de guider.