Thème en latin
42 réponses · Page 2 / 3
Bonsoir,
Il me semble que l'on aurait pu traduire "Mais à cause du signal que donnèrent les gardiens" par un ablatif absolu (sed signo a custodibus dato). Qu'en pensez-vous ?
Cordialement,
Vale
Pourquoi pas? 🙂
Toujours le même souci : l'ablatif absolu ne sera vu qu'à la leçon 12, et nous n'en sommes qu'à la 8.
J'aurais écrit plus simplement propter signum a custodibus datum (et pour ma remarque précédente, je croyais avoir bien précisé qu'il s'agissait d'un détail…).
Je n'ai pas corrigé si le texte de départ était "correct" : ce n'est pas nous qui faisons ce thème! 🙂
En fait , non rien .. plus besoin d'aide.
Bonjour.
Je viens d'apprendre qu'au prochain concours blanc, il y aura une épreuve (non obligatoire, mais fortement conseillée aux optionnaires LC, Lyon et Ulm) de thème latin. Or, je n'ai jamais eu de cours pour cet exercice. Comment puis-je le travailler ? Pour ce qui est de lire du Cicéron, inutile de le préciser (c'est tellement incontournable 😀), j'ai toujours un de ses discours ouvert. On m'a parlé des cours de Bizos, mais avant d'investir là-dedans, je fais appel à vous… D'ailleurs il n'est plus disponible. Que vaut le manuel de Meary chez Belin ?
Merci beaucoup 🙂 !
Il existe (ou enfin il existait) un Cours de thème latin, de Bizos (chez Vuibert), qui propose :
- une syntaxe uniquement dédiée à la langue classique,
- une série de thèmes accompagnés de leur corrigés.
Je n'ai guère eu d'autre école, à part la pratique! 🙂
Bonjour.
Je viens actuellement de "finir" mon premier thème "officiel" de latin (si tant est qu'on puisse un jour finir une traduction), et je dois avouer qu'étant donné mes faiblesses certaines en la matière, j'aurai aimé bénéficier de vos conseils, avis et corrections sur le rendu final de mon travail.
Merci d'avance ! 🙂
Le texte original :
Lorsque Cicéron eut quitté Rome, il écrivit à sa femme qu'il était désespéré et affligé. Il ne lui demanda pourtant pas de venir, car il pensait qu'elle était malade. Mais il lui dit : "Que faire sans toi, Ô Terentia ? Ah ! Si j'étais plus courageux ! J'attendrais patiemment la fin de ces malheurs. Être éloigné de mon fils et de ma fille ! Ne pas les voir ! Ne pas les embrasser ! Pourvu qu'ils se portent bien ! Si je les tiens un jour à nouveau sur mon sein, je serai le plus heureux des mortels.
Ma (tentative de) traduction :
Ut Cicero Romam profectus est, suae uxori se afflictum et perditum esse. Non uero se venire rogauit, nam se aegram esse putabat. Sed eam dixit : "Quid faciam sine tu, O Terentia ? Ah ! Si fortior essem ! Earum calamitatum finem patienter exspectarem. Ab filio meo filiaeque mea abessem ! Sine viderem ! Sine complecterer ! Utinam valeant ! Si eis aliquando iterum in sinu amplectar, uirorum beatissimus sim.
Quelques remarques non exhaustives :
- traduction de écrivit ?
- rogare aliquem ne : demander à qqn de ne … pas…
- ne pas utiliser le pronom réfléchi se s'il ne désigne pas le sujet de la principale.
- souhait : (utinam) + subjonctif, pas "si".
- attention aux temps dans la citation : présent = réalisable. Imparfait = irréalisable.
- aliquid alicui dicere : dire qqch à qqn.
- malheurs : mali
- ab : a devant une consonne
- filiae mea ?
- Sine + subjonctif imparfait : que représente sine ? -ne interrogatif ou avec un infinitif d'exclamation ? ou préposition ?
- il manque quelques COD.
Tout d'abord, merci beaucoup de votre réponse 😀 !
Alors :
- pour écrivit, un bête oubli de ma part, mea culpa. Ajouter "scripsit" à la fin de la proposition serait-il correct ? (indicatif parfait actif 3ème personne du singulier de scribo,is,ere..).
- J'ai du mal à comprendre comment utiliser cette tournure syntaxique. Le verbe "rogare" doit-il être placé en début de proposition ? "Rogauit se ne venire" ?
- le "eam" de "sed eam dixit" est par conséquent malvenu ?
- Une tournure qui manquait visiblement au livre, merci bien !
- Pour le temps de la citation, il est vrai que c'est problématique.. Il me semble que la tournure souligne ici l'impossibilité pour l'auteur d'être plus courageux, et exprime ainsi un irréel du présent plutôt qu'un potentiel ; voila pourquoi j'ai utilisé un subjonctif imparfait (ceci dit, la différence entre le potentiel et l'iréel du présent dans certains cas me parait à la limite de la métaphysique, et demeure pour moi encore assez floue..). Me trompe-je ?
- mali : si c'est bien du génitif singulier de malus,a,um => pourquoi utiliser un singulier pour traduire "ces malheurs" ? Et dans ce cas, faut-il remplacer "earum" par "ejus" ?
- Sine + subjonctif imparfait : Il me semble traduire un "subjonctif de protestation", mais à bien y réfléchir l'expression de la négation ne serait-elle pas plutôt un simple "Non" ?
Quoi qu'il en soit, merci encore !
chlorure a écrit :Bonjour.
Je viens actuellement de "finir" mon premier thème "officiel" de latin (si tant est qu'on puisse un jour finir une traduction), et je dois avouer qu'étant donné mes faiblesses certaines en la matière, j'aurai aimé bénéficier de vos conseils, avis et corrections sur le rendu final de mon travail.
Merci d'avance ! 🙂
Le texte original :
Lorsque Cicéron eut quitté Rome, il écrivit à sa femme qu'il était désespéré et affligé. Il ne lui demanda pourtant pas de venir, car il pensait qu'elle était malade. Mais il lui dit : "Que faire sans toi, Ô Terentia ? Ah ! Si j'étais plus courageux ! J'attendrais patiemment la fin de ces malheurs. Être éloigné de mon fils et de ma fille ! Ne pas les voir ! Ne pas les embrasser ! Pourvu qu'ils se portent bien ! Si je les tiens un jour à nouveau sur mon sein, je serai le plus heureux des mortels.
Ma (tentative de) traduction :
Ut Cicero Romam Roma profectus est , suae uxori scripsit se afflictum et perditum esse. Non uero se eam venire rogauit ut ea venires, nam se eam aegram esse putabat. Sed eam ei dixit : "Quid faciam sine tute, O Terentia ? Ah ! Si fortior essem ! Earum calamitatum finem patienter exspectarem. Ab A filio (meo) filiaeque filiaque(mea) abessemabesse! Sineviderem ! Non eos videre,Sine complecterer, complectari ! Utinam valeant ! Si eis eos aliquando iterum in sinu amplectaramplexus ero, uirorum beatissimus simero.
Merci énormément, je visualise mieux les erreurs a plancher ! 🙂
Simple question sur laquelle je sèche : Rome étant COD de la première proposition, pourquoi utiliser "Roma" et non pas l'accusatif ? Est-ce un ablatif qui exprime l'éloignement ? Ou bien autre chose ?
Lieu d'où l'on vient (question unde)
proficisci e loco (de loco) : partir d'un lieu.
donc ablatif seul sans préposition pour les villes, petites îles, domus et rus.
La construction n'est pas toujours la même qu'en français.
Proficiscor signifie partir et non quitter; il n'est donc pas suivi d'un COD.
Attention d'autre part, c'est veniret et non venires; encore une négligence dans la relecture!
Bonjour,
j'ai traduit un thème d'imitation mais j'ai beaucoup d'hésitations, si vous pouviez m'aider un peu svp.
Firmicus raconte que beaucoup demandaient Proserpine en mariage.
=> Firmicus narrat quod multum Proserpinam coniugale consortium petebant.
Mais, comme la mère demeurait perplexe à cause du nombre des amoureux, un des jeunes gens rencontra la jeune fille auprès d'un lac, en Sicile, et l'enleva.
=> Sed, cum mater manaret incerta propter multitudo amatoris, unus iuuenis inueniebat puellae apud lacus, in Sicilia, et rapui.
Bien que poussant des hurlements, Proserpine dut suivre son ravisseur qui conduisait un char.
=> Quamquam pellens ululatum, Proserpinam sequeris suo raptori quod ducebat currus.
Et celui-ci, poussé par la crainte d'un châtiment, quitta le territoire de la cité d'Henna.
=> Et (celui-ci ?) pellebat per timoris poenae, relinquo ager Hennae ciuis.
modernes-lettres a écrit :Bonjour,
j'ai traduit un thème d'imitation mais j'ai beaucoup d'hésitations, si vous pouviez m'aider un peu svp.
Firmicus raconte que beaucoup demandaient Proserpine en mariage.
=> Firmicus narrat quod multum Proserpinam coniugale consortium petebant.
Firmicus narrat multos a Proserpina conjugale consortium petiisse.
Mais, comme la mère demeurait perplexe à cause du nombre des amoureux, un des jeunes gens rencontra la jeune fille auprès d'un lac, en Sicile, et l'enleva.
=> Sed, cum mater manaret incerta propter multitudo amatoris, unus iuuenis inueniebat puellae apud lacus, in Sicilia, et rapui.
Sed, cum mater incerta maneret propter amatorum multitudinem, unus e juvenibus puellam prope lacum invenit et rapuit.
Bien que poussant des hurlements, Proserpine dut suivre son ravisseur qui conduisait un char.
=> Quamquam pellens ululatum, Proserpinam sequeris suo raptori quod ducebat currus.
Proserpina, quamquam ululatus tollens(1), suum raptorem, qui currum ducebat, sequi debuit.
Et celui-ci, poussé par la crainte d'un châtiment, quitta le territoire de la cité d'Henna.
=> Et (celui-ci ?) pellebat per timoris poenae, relinquo ager Hennae ciuis.
Qui, poenae timore pulsus, Hennae civitatis agrum reliquit.
(1) Je préférerais
tolleret : bien qu'elle poussât…
Remarque 1 : je me suis efforcé de respecter au maximum le vocabulaire que tu as employé, puisqu'il s'agit d'un thème d'imitation, mais certaines phrases font assez "latin scolaire"…
Remarque 2 : si je puis me permettre de juger, tu fais vraiment beaucoup de fautes "basiques"! Tiens bien compte des fonctions et revois ta grammaire de base.
Attention aux conjugaisons, temps et personne, et à la syntaxe des cas.
modernes-lettres a écrit :Bonjour,
j'ai traduit un thème d'imitation mais j'ai beaucoup d'hésitations, si vous pouviez m'aider un peu svp.
Firmicus raconte que beaucoup demandaient Proserpine en mariage.
=> Firmicus narrat quod multos Proserpinam coniugale consortium petebant.
narro se construit avec une proposition infinitive.
Mais, comme la mère demeurait perplexe à cause du nombre des amoureux, un des jeunes gens rencontra la jeune fille auprès d'un lac, en Sicile, et l'enleva.
=> Sed, cum mater manaret incerta propter multitudo amatorum, unus iuuenis inueniebat puellam apud lacum, in Sicilia, et eam rapuit.
multido = grand nombre. numerum ?
un des jeunes gens = unus ex iuuenibus
Bien que poussant des hurlements, Proserpine dut suivre son ravisseur qui conduisait un char.
=> Quamquam pellens ululatum, Proserpinam sequeris suo raptori qui ducebat currum.
"Bien que" n'est-il pas entre soufflets pour indiquer qu'on ne le traduit pas ?
pousser des hurlements : ululo as are
traduction de "dut" ?
"sequor" se construit avec l'accusatif.
Pas de possessif, puisque ce n'est pas un réfléchi
qui consuisait un char : on peut utiliser un participe présent plutôt qu'une relative.
Et celui-ci, poussé par la crainte d'un châtiment, quitta le territoire de la cité d'Henna.
=> Et (celui-ci ?) pellebat per timoris poenae, relinquo ager Hennae ciuis.
Et celui-ci => relatif de liaison : qui
pousser : moveo, à mettre au participe
par la peur : complément d'agent, ablatif sans préposition.
quitter : discedo
territoire : fines
de H. : ab Henna
cité = urbs On a posté à la même heure! J'ai fait une bourde a e juvenum : je corrige en e juvenibus (par contre, pas de ex, vu que j- est une consonne!)
Je ne suis pas du tout d'accord avec "ab Henna"
Merci beaucoup à vous deux : Jacques, Anne345.
@ Jacques, merci pour vos remarques, j'ai commencé le latin récemment mais il est vrai que j'ai encore beaucoup de mal pour savoir à quel cas je dois mettre chaque morceaux de phrases
@ Anne345, merci pour ces conseils 😉 , en ce qui concerne l'avant dernière phrase si 'bien que' est bien entre < > mais je pensais qu'il fallait quand même le traduire.