Alexandre Dumas, La Femme au collier de velours - Figurez-vous un petit homme…

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,

J'ai un commentaire à faire à partir de cet extrait :
"Figurez-vous un petit homme portant habit, gilet et culotte noirs, chemise et cravate blanches, mais d'un blanc plus que blanc, presque aussi fatigant pour les yeux que le reflet argenté de la neige. Mettez sur la moitié des mains de ce petit homme, mains maigres, transparentes comme la cire et se détachant sur la culotte noire comme si elles eussent été intérieurement éclairées, mettez des manchettes de fine batiste, plissées avec le plus grand soin, et souples comme des feuilles de lis, et vous aurez l'ensemble du corps. Regardez la tête, maintenant, et regardez-la comme faisait Hoffmann, c'est-à-dire avec une curiosité mêlée d'étonnement. Figurez-vous un visage de forme ovale, au front poli comme l'ivoire, aux cheveux rares et fauves ayant poussé de distance en distance comme des touffes de buisson dans une plaine. Supprimez les sourcils, et, au-dessous de la place où ils devraient être, faites deux trous, dans lesquels vous mettrez un oeil froid comme du verre, presque toujours fixe, et qu'on croirait d'autant plus volontiers inanimé qu'on chercherait vainement en eux le point lumineux que Dieu a mis dans l'oeil comme une étincelle de foyer de la vie. Ces yeux sont bleus comme le saphir, sans douceur, sans dureté. Ils voient, cela est certain, mais ils ne regardent pas. Un nez sec, mince, long et pointu, une bouche petite, aux lèvres entrouvertes sur des dents non pas blanches, mais de la même couleur cireuse que la peau, comme si elles eussent reçu une légère infiltration de sang pâle et s'en fussent colorées, un menton pointu, rasé avec le plus grand soin, des pommettes saillantes, des joues creusées chacune par une cavité à y mettre une noix, tels étaient les traits caractéristiques du spectateur voisin d'Hoffmann."
En problématique, j'ai trouvé :
- En quoi la description faite par Alexandre Dumas annonce un personnage inquiétant ?

En partie :
I/ L'utilisation de procédés originaux :
a) Les verbes à l'impératif (donne l'impression de lire une recette)

II/ Un personnage inquiétant :
a) Les couleurs : noirs (la mort) ; bleu (le froid) ; blanc (les os, la couleur des morts) ; transparente (inhumain, irréel)
b) Connotation d'un mort-vivant :


Voilà, j'aimerais bien qu'on m'aide un petit peu, et surtout qu'on me dise si mon plan tient la route avant que je rédige mon commentaire.
Pour les deux parties, je ne suis pas sur de moi, et pour les sous-partie encore moins, je ne sais pas trop quoi mettre en sous-partie, donc si quelqu'un est d'accord pour m'aidez, je le remercie d'avance.

Manuelle
Bonsoir Manuelle,

Tes premières analyses sont convenables.
Le plan l'est moins et paraît déséquilibré.

Je crois qu'il faudrait faire mieux ressortir l'aspect fantastique. Par exemple, tu ne dis rien d'Hoffmann que Dumas met en scène dans cette comédie macabre. Le «vrai» E.T.A. Hoffmann est connu comme écrivain allemand, auteur de nombreux contes fantastiques.

La problématique convient.

Revoyons le plan :
1 - un portrait peu ordinaire (en général, ce qui attire chez une personne, ce sont d'abord ses traits)
Les vêtements
Les mains
Le visage
Les verbes à l'impératif (Dumas guide le lecteur dans ce parcours inhabituel)

2 - un homme qui attire "une curiosité mêlée d'étonnement".
Une méticulosité remarquable
Des détails anatomiques insolites (regarde la chevelure que tu n’as pas citée, l'absence de sourcils, le nez)

3 - Une apparence de cadavre qui fait sourdre l'inquiétude
Détaille les allusions.
Son apparente immobilité
a) Les couleurs : noirs (la mort) ; bleu (le froid) ; blanc (les os, la couleur des morts) ; transparente (inhumain, irréel)
b) Connotation d'un mort-vivant
Merci pour cette aide précieuse 🙂
Il me reste plus qu'à travailler tout cela 🙂
Voilà, j'ai essayé de remplir chaque sous-partie avec les éléments que j'ai pu trouvé dans le texte.
J'aimerais bien qu'on me dise si c'est bon, avant que je me lance dans la rédaction de mon commentaire.
Merci d'avance 🙂


I/ En premier lieu, le portrait du médecin apparaît comme peu ordinaire.
a) En effet, en général, ce qui attire chez une personne, ce sont d'abord ses traits ; mais dans cette description, il s'agit du contraire.
- Vêtements plutôt chic, classe : "habit, gilet et culotte" ; "chemise" ; "cravate"
- Mains : "maigres" ; "transparente comme la cire" (le teint des mains sont comparées à la cire, donne l'impression qu'il est mort)
- Visage : "forme ovale" ; "front poli comme l'ivoire" (le front est comparé à l'ivoire, l'ivoire est de couleur blanche donc encore une fois l'impression de mort est présente)

b) Enfin, Alexandre Dumas guide le lecteur dans ce parcours qui plus est inhabituel.
- "mettez" ; "regardez" ; "supprimez" : ces verbes constitue un emploie inhabituel pour un portrait, donne l'impression que le lecteur construit le personnage du médecin au fur et à mesure que l'on avance dans la description (tel une recette de cuisine).


II/ En second lieu, la description du médecin met en jeu un homme qui attire une curiosité mêlée d'étonnement.
a) Il est en effet surprenant que la caractérisation de ce personnage repose largement sur une méticulosité remarquable.
- "un visage de forme ovale"
- "front poli"
- "une bouche petite"
- "des dents non pas blanches"
- "un menton pointu, rasé"
- "des pommettes saillantes"
De nombreux détails, inutiles mais qui attire le lecteur.

b) D'autre part, des détails anatomiques insolites affleure au long du portrait.
- l'absence de sourcils : "supprimez les sourcils"
- nez : "un nez sac, mince, long et pointu" = Emploie d'une figure de style : accumulation qui sert à exagérer sur le nez.
- chauve : "aux cheveux rares et fauves…dans une plaine" = comparé à des buissons, une telle comparaison est étrange.


III/ Cependant, cet homme hors du commun, nous apparaît dès sa présentation comme un personnage au apparence de cadavre, ce qui fait sourdre l'inquiétude.
a) D'une part, les couleurs choisies par l'auteur mettent en scène un personnage qui plus est inquiétant.
4 couleurs dominantes :
- noir : "habit, gilet et culotte noirs" = couleur du deuil, de la mort.
- blanc : "chemise et cravate blanches" = couleur de la peau d'un mort, des os ; "blanc plus que blanc ,…neige" : ça fait mal, rend aveugle = une vérité dissimulée.
- bleu : "ces yeux sont bleus" = le froid : la peau d'un mort est froide.
- transparent : "transparent comme la cire" ; "couleur cireuse" = donne l'impression qu'il est mort, irréel.
Ces 4 couleurs qui dominent ont toute un connotation péjoratives, ou la mort domine.

b) Enfin, il est plutôt étonnant de voir que sa caractérisation repose très largement sur des connotations de mort-vivant.
- "un oeil froid comme du verre" ; "fixe" ; "inanimé" = donne une impression de vide, manque de vie.
- "joues creusées" ; "mains maigres" = donne l'impression qu"il s'agit d'un squelette"




Voilà, merci d'avance pour la réponse 🙂
Bonsoir Manuelle,

I/ En premier lieu, le portrait du médecin apparaît comme peu ordinaire.

a) En effet, en général, ce qui attire chez une personne, ce sont d'abord ses traits ; mais dans cette description, il s'agit du contraire.

- Vêtements plutôt chic, classe : "habit, gilet et culotte" ; "chemise" ; "cravate"
Je t'avais indiqué la méticulosité.

- Mains : "maigres" ; "transparente comme la cire" (le teint des mains sont comparées à la cire, donne l'impression qu'il est mort)
Ne relève pas encore les connotations

- Visage : "forme ovale" ; "front poli comme l'ivoire" (le front est comparé à l'ivoire, l'ivoire est de couleur blanche donc encore une fois l'impression de mort est présente)
Ne relève pas encore les connotations


b) Enfin, Alexandre Dumas guide le lecteur dans ce parcours qui plus est inhabituel.

- "mettez" ; "regardez" ; "supprimez" : ces verbes constitue un emploie inhabituel pour un portrait, donne l'impression que le lecteur construit le personnage du médecin au fur et à mesure que l'on avance dans la description (telle une recette de cuisine).


II/ En second lieu, la description du médecin met en jeu un homme qui attire une curiosité mêlée d'étonnement.

a) Il est en effet surprenant que la caractérisation de ce personnage repose largement sur une méticulosité remarquable.

- "un visage de forme ovale"

- "front poli"

- "une bouche petite"

- "des dents non pas blanches"

- "un menton pointu, rasé"

- "des pommettes saillantes"

De nombreux détails, inutiles mais qui attirent le lecteur.



b) D'autre part, des détails anatomiques insolites affleure au long du portrait.

- l'absence de sourcils : "supprimez les sourcils"

- nez : "un nez sac, mince, long et pointu" = Emploie d'une figure de style : accumulation qui sert à exagérer sur le nez.

- chauve : "aux cheveux rares et fauves…dans une plaine" = comparé à des buissons, une telle comparaison est étrange.





III/ Cependant, cet homme hors du commun, nous apparaît dès sa présentation comme un personnage au apparence de cadavre, ce qui fait sourdre l'inquiétude.

a) D'une part, les couleurs choisies par l'auteur mettent en scène un personnage qui plus est inquiétant.

4 couleurs dominantes :

- noir : "habit, gilet et culotte noirs" = couleur du deuil, de la mort.

- blanc : "chemise et cravate blanches" = couleur de la peau d'un mort, des os ; "blanc plus que blanc ,…neige" : ça fait mal, rend aveugle = une vérité dissimulée.

- bleu : "ces yeux sont bleus" = le froid : la peau d'un mort est froide.

- transparent : "transparent comme la cire" ; "couleur cireuse" = donne l'impression qu'il est mort, irréel.

Ces 4 couleurs qui dominent ont toute une connotation péjorative, où la mort domine.



b) Enfin, il est plutôt étonnant de voir que sa caractérisation repose très largement sur des connotations de mort-vivant.

- "un oeil froid comme du verre" ; "fixe" ; "inanimé" = donne une impression de vide, manque de vie.

- "joues creusées" ; "mains maigres" = donne l'impression qu"il s'agit d'un squelette"


A aucun moment, n'apparaît la notion de registre fantastique.
Merci beaucoup pour la réponse, par contre, je ne vois pas trop ce que tu veux dire par : une méticulosité pour les vêtements dans le I/a) ; et par la notion de registre fantastique.
Bonsoir Manuelle,

Pour la méticulosité :
Figurez-vous un petit homme portant habit, gilet et culotte noirs, chemise et cravate blanches, mais d'un blanc plus que blanc, presque aussi fatigant pour les yeux que le reflet argenté de la neige. Mettez sur la moitié des mains de ce petit homme, mains maigres, transparentes comme la cire et se détachant sur la culotte noire comme si elles eussent été intérieurement éclairées, mettez des manchettes de fine batiste, plissées avec le plus grand soin, et souples comme des feuilles de lis, et vous aurez l'ensemble du corps…
Quant au registre fantastique, regarde ici.

Je m'arrêterai là !
bonjour,
Qui peut me dire dans quel livre d'Alexandre DUMAS se trouve une description (très belle parait-il ) de l'incendie de Moscou ?
Merci beaucoup.
Pardon si je me suis trompée d'endroit pour poser ma question.
Bonjour à tous pouvez m'aidez svp ma question est quel est l'identité du texte : Alexandre Dumas la femme au collier de velours car je comprends pas répondez au plus vite merci =)