Le héros d’un roman, d’une nouvelle ou d’une pièce de théâtre doit-il être nécessairement héroïque ?

Entraide scolaire

34 réponses · Page 2 / 2

Bonsoir gabiana, en effet c'est un sujet de français. Le contexte historique n'est pas précisé.

"Bien sûr un héros doit être héroïque. C'est la définition même du héros, comme le rappelle Délia." Je ne suis pas tout à fait d'accord, Phèdre est une héroïne. Je vous avoue que à première vue, cela paraît étrange mais elle a une ascendance divine donc elle est une héroïne physiquement même si mentalement, elle n'a pas les capacités d'un héros, en effet elle est amoureuse de son fils (mais ça elle n'y peut rien) en revanche lorsqu’elle apprend que son mari n'est pas décédé, son comportement est lâche, elle préfère laisser mourir celui qu'elle aime de 2 amours différents plutôt que d'avouer ses fautes. De plus, elle préfère se tuer plutôt que de vivre avec cette douleur jusqu'à la fin de sa vie. Son comportement est traître et méprisable. Je dirai que si l'on généralise un héros se divise en 2 critères: le physique et le mental. Pensez-vous qu'il serait intéressant de faire quelque chose sur le physique et le mental du héros ? N'hésitez surtout à dire ce que vous pensez, et à dire toutes vos idées. Mes excuses si je ne suis pas très clair dans mes propos. Merci d'avance pour votre aide. 🙂
PS: Si vous avez d'autres héros qui possèdent une ascendance divine mais qui n'ont pas un comportement relatif au héros, je veux bien que vous me fassiez par de cette idée car écrire une partie sur le mental et le physique d'un héros avec un seul exemple va être compliqué.
Ga75 a écrit :Bonsoir gabiana, en effet c'est un sujet de français. Le contexte historique n'est pas précisé.

"Bien sûr un héros doit être héroïque. C'est la définition même du héros, comme le rappelle Délia." Je ne suis pas tout à fait d'accord, Phèdre est une héroïne. Je vous avoue que à première vue, cela paraît étrange mais elle a une ascendance divine [Elle est "La fille de Minos et de Pasiphaé", donc de deux mortels : l'ascendance divine ne fait pas le héros, il lui faut un parent divin et un parent humain, ce n'est pas tout à fait la même chose 😉 ] donc elle est une héroïne physiquement même si mentalement, elle n'a pas les capacités d'un héros, en effet elle est amoureuse de son fils [de son beau-fils] (mais ça elle n'y peut rien) en revanche lorsqu’elle apprend que son mari n'est pas décédé, son comportement est lâche [C'est toi qui le dis 😉 ], elle préfère laisser mourir celui qu'elle aime de 2 amours différents plutôt que d'avouer ses fautes. De plus, elle préfère se tuer plutôt que de vivre avec cette douleur jusqu'à la fin de sa vie. Son comportement est traître et méprisable. [ idem ] Je dirai que si l'on généralise un héros se divise en 2 critères: le physique et le mental. Pensez-vous qu'il serait intéressant de faire quelque chose sur le physique et le mental du héros ? N'hésitez surtout à dire ce que vous pensez, et à dire toutes vos idées. Mes excuses si je ne suis pas très clair dans mes propos. Merci d'avance pour votre aide. 🙂
PS: Si vous avez d'autres héros qui possèdent une ascendance divine mais qui n'ont pas un comportement relatif au héros, je veux bien que vous me fassiez par de cette idée car écrire une partie sur le mental et le physique d'un héros avec un seul exemple va être compliqué.
Le héros antique, de manière générale, se définit avant tout par sa valeur et ses exploits, il ne se définit pas par une perfection morale, comme le héros des romans courtois par exemple (encore que les choses ne sont pas toujours aussi simples, notamment chez Chretien de Troyes).
Je dirai que si l'on généralise un héros se divise en 2 critères: le physique et le mental. Pensez-vous qu'il serait intéressant de faire quelque chose sur le physique et le mental du héros ?
Non, je ne le pense pas.
"Bien sûr un héros doit être héroïque. C'est la définition même du héros, comme le rappelle Délia." Je ne suis pas tout à fait d'accord, Phèdre est une héroïne.
Vous m'avez mal lue : j'ai donné trois définitions du héros. Métis humain divin, ce que n'est pas Phèdre, personnage doué des qualités qui font parler d'héroïsme (ce que n'est pas Phèdre, contrairement à son mari Thésée) et enfin personnage autour duquel se centre l'action de la fiction, ce qui est bien le cas de Phèdre.
Si bien que votre sujet ne concerne nullement le héros héroïque (cela revient à se demander si un Anglais doit être anglais ou un footballeur jouer au football) mais le héros au sens personnage. Certains en effet ont des traits d'héroïsme, tel Hippolyte qui se refuse à dénoncer sa belle-mère, mais ce n'est pas indispensable au statut de héros-personnage.
Je ne vois pas en quoi ça serait si dérangeant que ça, Gabiana. En fait, j'aime plutôt l'idée, sur le coup. De toute manière, le sujet de dissert' porte ici aussi sur le Roman - exit donc toutes les connotations antiques du terme "héros", inutile de parler de Phèdre ou autre. Sinon, cela aurait été précisé. En plus, difficile de trouver un héros (dans le sens antique du terme) dans un roman…

Le sujet porte sur le personnage de roman. Qu'est-ce-qui le caractérise ? Actions, choix, faits, gestes, apparence, mental… Pour caricaturer, un héros héroïque (ugh) est beau, grand, fort, musclé, intelligent, vaillant, preux, et sauve la princesse à la fin du roman = on l'aime. Un héros non héroïque est laid, petit, faible, malingre, fluet, débile, pleutre = on l'aime pas … En gros, sans partir dans ces extrêmes, c'est bien sur ces axes là que tu dois bâtir ta réflexion…

Je ne vois absolument pas le souci quand aux parties physique/mental du personnage. Au contraire, ça me paraît judicieux.

Mais après, c'est à l'élève en question de choisir. Mais pour un élève de seconde, ça me paraît être la bonne chose. On est bien loin ici des exigences prépateuses ou des cassages de méninges, surtout pour si peu… Le faire partir sur quelque chose de compliqué, au final, ça va le faire échouer. ^^
Pour caricaturer, un héros héroïque (ugh) est beau, grand, fort, musclé, intelligent, vaillant, preux,(ce sont des traits physiques ?) et sauve la princesse à la fin du roman = on l'aime. Un héros non héroïque est laid, petit, faible, malingre, fluet, débile, pleutre (traits physiques également ?) = on l'aime pas .
Cela étant, Slifer, un élève demande un avis. Je lui donne le mien, de la manière la plus simple qui soit.
Inutile d'épiloguer. Tu donnes le tien, voilà tout.
Quant aux exigences prépateuses, je préfère ne pas commenter l'adjectif employé.
Pour caricaturer, un héros héroïque (ugh) est beau, grand, fort, musclé, intelligent, vaillant, preux, et sauve la princesse à la fin du roman = on l'aime. Un héros non héroïque est laid, petit, faible, malingre, fluet, débile, pleutre = on l'aime pas .
Pour de la caricature, c'est de la caricature ! L'héroïsme n'est pas une question de physique et vous ne devriez pas mettre ces stéréotypes dans l'esprit d'un élève qui a déjà du mal à se dépétrer du piège tendu par le sujet et à cerner avec exactitude le sens du mot héros.
On trouve en effet dans la littérature des héros héroïques qui ne sont ni beaux ni grands (c'est systématique chez Hugo qui aime à coupler la grandeur d'âme et la laideur physique), et des héros beaux et grands que l'on n'a pas du tout envie d'aimer (je pense à Valmont et à Julien Sorel)… Sans compter les héros attachants en dépit de leur faiblesse comme la Gervaise de Zola.
L'étymologie du mot "héros" interdit de concevoir que Sorel et Gervaise, entre autres, en soient. Bien entendu, si vous vous cantonnez à une définition plus récente que son étymologie, vous pouvez considérer qu'ils sont des héros. Mais Bateman (American psycho) est-il réellement un héros ? En quoi est-il un homme de grande valeur ?
En l'occurrence, c'est toi qui te cantonnes…
Se cantonner au seul sens originel du mot, c'est cela qui est passablement restrictif.
Il est question ici du héros en littérature.
Je me cantonne aussi, alors. 😀
Si on accepte cette acception du mot "héros" comme étant simplement le personnage principal d'un récit, alors la notion d'anti-héros n'existe pas. Or, cet anti-héros est justement un "héros" qui ne correspond pas au sens fondamental (en relation avec son étymologie) de ce mot.
Si on accepte cette acception du mot "héros" comme étant simplement le personnage principal d'un récit, alors la notion d'anti-héros n'existe pas.
Mais si justement !
C'est là que le héros, personnage principal d'un roman ou d'une pièce de théâtre, peut n'être pas héroïque !
Frédéric Moreau, Emma Bovary, Meursault…
Non ?
On discute encore ? 🙂
Ah ben si on tombe d'accord, ça va tout de suite mieux ! 😜
Donc, l'anti-héros est un héros qui bouscule la définition première du héros !
Mais oui !