Tout / toute

Langue française

146 réponses · Page 4 / 8

Merci bien !
Bonjour.

Ma question est simple.

La forme 'toute' comme pronom indéfini existe-elle ?

Si oui, quelques phrases d'exemple s'il vous plait.

Merci, d'avance.
La réponse est aussi toute simple : non, la forme toute n'existe pas comme pronom indéfini.
Les seules formes en tant que pronom indéfini sont :

Neutre :
Tout (Tout est parfait.)

Masculin pluriel et féminin pluriel :
Tous (Tous sont venus.)
Toutes (Toutes sont venues.)

Au masculin singulier et au féminin singulier, on emploie seulement Chacun et Chacune :
Chacun est venu, chacune est venue.
Merci, Anne et Jehan.
J'ai tout(pronom) compris.

Bonne soirée, Anne et Jehan. 🙂
Bonjour,

Je suis un peu gênée par cette demande mais je ne suis pas sûre de moi à 100% sur l'orthographe et les accords de la phrase ci-dessous et j'ai trop peur de faire des fautes ^^

"N'hésitez surtout pas à communiquer mon curriculum vitae pour tout offre de stage qui vous semblerait pertinente. "

Qu'en pensez-vous ?

Merci
Une seule erreur : "offre" étant du féminin (une offre), on écrit "toute offre".
Merci beaucoup !!!!!

Bonne soirée et bon weekend
Bonjour,

On me demande de corriger cette phrase : " Elle était toute de blanc vêtue". Mais selon moi l'emploi du tout est correct. Je pense qu'il est un adjectif car il signifie "entièrement"
Cependant, le corrigé montre que cette phrase est fausse …

Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ?
Merci d'avance
Tout est un adverbe s'il est synonyme de entièrement, totalement.
Si tout est adverbe, il devrait, en principe, être invariable. Toutefois, pour des raisons d'euphonie, tout adverbe, s'accorde s'il précède un adjectif féminin commençant par une consonne ou une "h" aspirée.
Il ne précède pas l'adjectif, il doit donc rester invariable.
Merci beaucoup, tout devient plus clair désormais ! 🙂

Bonne journée
Bonjour,
Je pense que je dois écrire : "Elles étaient harcelées par des femmes tout autres." et non "Elles étaient harcelées par des femmes toutes autres".

Ai-je raison ?

Une personne aurait-elle la réponse à ma question ?
Oui, tu as raison.
Bonjour, dois-je écrire "Elles étaient tout à leur joie d'avoir gagné." ? "Tout" est bien un adverbe, ici ?
Oui, il me semble.
Ce n'était pas l'avis de Jehan : https://www.etudes-litteraires.com/254171.html#p254171
Disons que l'accord et le non-accord sont tout deux acceptables.
Voici effectivement ce que j'avais répondu à une autre question analogue :


Dans ce cas, étant donné qu'il s'agit bien de l'adverbe,"tout à leur joie" est en toute rigueur la bonne forme, même si cela concerne des femmes.
Mais dans l'usage, il y a des flottements.
Des écrivains ont préféré employer la forme adjectivale, censée exprimer avec plus de force l'idée d'appartenance. Deux exemples donnés par le Robert des Difficultés :
Elle ne s'étonna pas, toute à son désarroi. (Duras)
Une femme, dit-il, n'est jamais toute à nous… (Aragon)

Le Trésor de la Langue française donne deux autres exemples analogues avec accord :
3. [En fonction d'attribut]
(Être) tout(e) à qqc.Être entièrement pris par. Pour l'instant, elle était toute au rire qui l'avait saisie, quand, en sa présence, j'avais roulé à terre (Pierre Benoit).
(Être) tout(e) à qqn.Être entièrement à la disposition de quelqu'un, généralement en parlant d'une femme, dans des relations amoureuses. Pour rester libre, ne pas l'épouser si je ne voulais pas, pour pouvoir aller à Venise, mais pourtant l'avoir d'ici là toute à moi, le moyen que je prendrais ce serait de ne pas trop avoir l'air de venir à elle (Proust).
Conclusion pour Polaris : tu écris comme tu le sens ! 🙂
Ah ben voilà ! Pourquoi s'embêter ?

En tous cas merci à vous trois d'avoir planché sur cette question !
Euh, pour ma part, je n'ai pas vraiment planché sur la question.
Mais maintenant que je relis, si tu choisis d'accorder, il va falloir écrire Elles étaient toutes à leur joie, et si l'on fait la liaison, je trouve que cela sonne mal à mon oreille. Mais après tout, ce n'est que mon oreille.
Je pense que dans ce cas la liaison serait très affectée…
Sauf peut-être s'il s'agissait de la diction d'un vers.

Le S du pluriel ne se lie habituellement pas à un complément prépositionnel.
Riegel signale comme abusives, par exemple, des liaisons comme des salles z'à manger ou des bons z'à rien.