La postérité connaît-elle des modes ?

Littérature

37 réponses · Page 2 / 2

N'oubliez pas Codrila, étant donné que vous en parliez, qu'il existe plusieurs dialectes suisse allemand.
Les suisses ne parlent pas le même allemand qu'en Allemagne mais pas non plus le même allemand selon les régions…il y'a le Baseldütsch,le Züridütsch,le Bärndütsch,le Walliserdütsch..etc etc.

Mais je suis terriblement hors sujet! 🙂

Dernière remarque au passage:
JSC ( bonjour) si vous parlez de Coleridge et du romantisme vous ne pouvez pas ne pas parler de Wordsworth!

🙂
S: roman épistolaire et autobiographique d’un homme solitaire qui, dans la contemplation de la nature et dans l’écriture, cherche à fuir ses longs ennuis d’exister et qui «ne prétend pas vivre, mais seulement regarder la vie». Car, «la vie réelle de l’homme est en lui-même, celle qu’il reçoit du dehors n’est qu’accidentelle et subordonnée».
Oberman réitère ses déclarations d’amour pour ses semblables, il rêve d’une humanité meilleure et redoute la société comme un mal, comme un appauvrissement des aspirations infinies que chacun porte en soi»
Source : https://agora.qc.ca/thematiques/mort/dossiers/senancour_etienne_de
Pas si loin de
N: À chaque fin de livre Zarathoustra sent le besoin de retourner dans la solitude, ce qui marque une progression dans l'état d'esprit de Zarathoustra (2ème partie) "Alors Zarathoustra retourna dans les montagnes et dans la solitude de sa caverne pour se dérober aux hommes". Le deuxième livre expose la pensée de la Volonté de puissance, qui est la pensée du dépassement de soi .
« Je trace des cercles autour de moi et de saintes frontières ; il y en a toujours moins qui montent avec moi sur des montagnes toujours plus hautes : j'élève une chaîne de montagnes toujours plus saintes. » Source Wikipédia
Bien sûr, Ina , de même qu'il y a différents dialectes en Allemagne et en Autriche . Nous sommes bien d'accord 🙂

Ainsi, Alph aura une idée plus complète des parlers " allemands" en Suisse 🙂

JSC: rien ne naît de rien , mais tu ne peux prêter rétrospectivement à Senancour des notions qui apparaissent plus tard , alors qu'il est déjà mort.

Possible que Nietzsche ait lu Oberman , je n'en sais rien, mais certainement pas l'inverse 🙂
Ina a écrit :JSC ( bonjour) si vous parlez de Coleridge et du romantisme vous ne pouvez pas ne pas parler de Wordsworth!
Oublier? Penses-tu!
Malgré son contemporanéité avec Beethoven (Classique ou romantique, d'ailleurs?) il n'a publié les deux volumes de ses poèmes qu'en 1807, donc postérieur à Senancourt!
Je ne voudrais pas prétendre que ses An Evening Walk et Descriptive Sketches( 1797) sont des chefs d'œuvres d'un romanticisme pleinement développé. Peut-être car il a passé pas mal de temps en….France?
Pourtant The prelude est bien un chef d'oeuvre du romantisme JSC!
Cela dit moi, je pensais surtout à Lyrical Ballads qu'il a écrit avec Coleridge. Comment ne pas en parler quand on évoque le romantisme en GB!

Codrila, oui tout à fait , bien malgré lui 🙂
Ina a écrit :Pourtant The prelude est bien un chef d'oeuvre du romantisme JSC!
Sans doute, mais on parlait des précureurs du Romantisme et la version de "Prelude" que l'on connaît aujourd'hui est de 1850!
Codrila a écrit :mais tu ne peux prêter rétrospectivement à Senancour des notions qui apparaissent plus tard
Mais tu ne me portes aucune nouvelle, là, Codrila! J'ai pris mes devants à la fin du message #14. 🙂

D'ailleurs je ne vois pas ou j'ai prêté quoi qu'il soit à Senancour, surtout que je ne l'ai pas lu non plus. 😜

Edit
La notion de surhumanité n'a pas été inventée par Nietzsche, et daterait du XVIIe siècle. On la trouve chez Herder (1744-1803). Mais on la rencontre surtout à partir de la littérature romantique, désignant un idéal impossible, mettant en lumière les limites de l'existence humaine : Lord Byron (Manfred, 1816 ), Giacomo Leopardi (1798-1837) (Zibaldone, 1819) l'évoquent avec désespoir ou ironie. Source
Exact, JSC. Tu avais pris tes précautions… Moralité: méfions nous de nos associations de pensée 🙂
Oui JSC,
en fait je ne suis pas vraiment neutre. J'adore Wordsworth et je suis toujours attristée lorsqu'on parle du romanticisme et qu'on l'oublie.
🙂

Cela étant dit, avec beaucoup plus d'objectivité j'ai toujours pensé que son intro dans lyrical ballads était une sorte de manifeste du romantisme en GB.
Je suis d'accord que Nietzsche aurait eu du mal de passer une notion à Senancour, mais pas Herder!!!(Visi supra)
surtout que S s'exila qqtemps….en Suisse!
Rebonsoir JSC,

Oui, Herder a certainement influencé Senancour , mais je ne vois pas le lien avec la Suisse? Herder n'a pas vécu en Suisse.

Ensuite, à vrai dire, je ne vois pas non plus ce que tu cherches à montrer? Que la notion de " surhumanité" a existé avant Nietzsche et que peut-être Senancour y a pensé également en choisissant le titre de son livre?

C'est possible, pourquoi pas? L'essentiel étant de ne pas se référer à la notion de surhomme , telle qu'elle apparaît chez Nietzsche, car le contenu en est différent.

Du coup, je redonne le lien vers le site de Wikipédia d'où vient ta citation , car il montre la différence entre cette notion chez les romantiques et chez Nietzsche.

notion de surhomme ( Herder, romantiques, Nietzsche)
Codrila a écrit :JSC: rien ne naît de rien , mais tu ne peux prêter rétrospectivement à Senancour des notions qui apparaissent plus tard , alors qu'il est déjà mort.
Je "prouvais" par un Edit sur la Surhumanité que Herder aurait pu bien passer des idées la-dessus => Senancour. Il n'y avait donc pas question que je suggérais que Nietzshe aurait pu lui souffler quoi qu'il soit à ce sujet.

Par la suite
surtout que S s'exila qqtemps….en Suisse!
N'est-il pas clair? Senancour parlait en connaissance de cause des hauteurs de la Suisse. il y vécut qqtemps.

Je reste dans une ligne droite….
J'appuie de mon maigre savoir les réponses qui ont déjà été faites.

J'ai lu en janvier Stendhal et le Beylisme, de Léon Blum (1914), où ce dernier évoque des sortes de générations stendhaliennes. Stendhal aurait en effet vécu incompris par sa propre époque, et, à la veille de la Première Guerre Mondiale, doit son statut de classique à deux vagues successives de redécouverte de son œuvre. Ces engouements, quoiqu'ayant le même objet, ont d'autant plus le caractère de "modes" qu'elles sont fondées différemment : en fait, sur la correspondance de l'un ou l'autre des éléments majeurs mais contradictoires du Beylisme avec la mentalité, le style des périodes concernées.
Il y a aussi Maeterlinck qui commence à redevenir à la "mode" (êtes-vous bien sûr que toute évolution dans le goût littéraire est une affaire de mode ?) depuis quelques années. Il est aujourd’hui considéré comme le plus grand représentants du symbolisme au théâtre, son écriture reste à mon goût assez difficile d’accès. Je dit à mon goût, parce qu’avant de lire des choses sur Maeterlinck, je trouvais ça tout simplement mal écrit et insipide. Il vaut mieux s’y attaquer avec quelques clés en main pour ne pas porter des jugements trop hâtifs : entres autres, privilégier une lecture verticale plutôt que linéaire. Tout le travail se situe dans les correspondances entre images, phonèmes, etc. , et dans le travail du silence, de ce qui se dit entre les mots.
Bonjour tout le monde,
Je pense en effet que la littérature suit des modes et c'est pour cela que tant de courants littéraires se sont succédés, affrontés, contredits,repris…La littérature est depuis toujours le reflet de la société.les mots permettent de dire les maux de la vie.A chaque époque ses bienfaits et ses méfaits et il va de soi que la plupart des oeuvres sont teintées de leur époque.Aussi, depuis toujours, ce qui fait la popularité (négative ou positive) d'un auteur c'est la nouveauté, la désinvolture,le culot,la maitrise particulière d un art…..tant est si bien que pour se démarquer on suit le mouvement qui peu à peu devient général donc une mode.Toutefois, pas tous ceux qui ont essayé de suivre le mouvement deviennent connus et connaissent la postérité.Je pense pour ma part que la postérité vient des histoires ou idées intemporelles, c'est-à-dire que l on peut appliquer en tout temps, lieux.Même si l oeuvre est marquée de son époque, il n en reste pas moins que certaine intrigue passe les frontières des époques parce que l histoire se renouvelle sans cesse. 🙂
Mais n’y a-t-il pas dans l’idée de mode quelque chose de superficiel ? Je pense qu’on peut affirmer la valeur de certaines œuvres indépendamment du goût de la majorité à un moment donné, et que par conséquent, la mode est quelque chose qui évolue à côté des œuvres, sans être représentative de leur valeur. Je crois retrouver cette notion de la mode dans le premier message de Alph : « des modes, des affinités plus ou moins partielles et temporaires à l’idéologie du moment ».

Laquestion de la postérité me laisse souvent perplèxe. Est-ce que le recul dans le temps donne vraiment un meilleur point de vue sur la valeur d’une œuvre ? Et puis, n’y a-t-il pas plusieurs moments dans une postérité, dont le nombre s’agrandit avec le temps ? Il y a des artistes qui ont été admirés de leur vivant, puis enterrés ensuite, mais ensuite à nouveau déterrés. Je pense à Eschyle, entres autres. Après, mon avis est plutôt que Eschyle a toujours été un bon auteur, et que sa qualité ne dépend pas des modes que son œuvre à subit. 🙂
Le Sphinx a écrit :Mais n’y a-t-il pas dans l’idée de mode quelque chose de superficiel ?
TLFi nous dit que le mode peut être établi de façon durable ou de façon temporaire. modeSi on le prend dans son premier sens, il n'y a pas raison à craindre des caprices ou superficialité.
Je pense qu’on peut affirmer la valeur de certaines œuvres indépendamment du goût de la majorité à un moment donné, et que par conséquent, la mode est quelque chose qui évolue à côté des œuvres, sans être représentative de leur valeur.
Comment définis-tu "mode"?
La question de la postérité me laisse souvent perplèxe. Est-ce que le recul dans le temps donne vraiment un meilleur point de vue sur la valeur d’une œuvre ?
"Meilleur" en quoi?
Plus objectif peut-être, plus réfléchi, plus muri certainement.
Comment définis-tu "mode"?
En prenant le Larousse 2008 : « 1. Manière passagère d’agir, de vivre, de penser, etc., liée à un milieu, à une époque déterminée. »
TLFi nous dit que le mode peut être établi de façon durable ou de façon temporaire. modeSi on le prend dans son premier sens, il n'y a pas raison à craindre des caprices ou superficialité.
Je pose l’hypothèse, en restant entre sentiment et raisonnement, que la mode ne détermine pas la valeur des œuvres, et j’ajouterais : ni leur beauté, parce que cette valeur et cette beauté ne sont pas nécessairement relatives à un milieu et à une époque en particulier, contrairement à la mode.
"Meilleur" en quoi?
Plus objectif peut-être, plus réfléchi, plus muri certainement.
Si l'on aspire à une certaine objectivité, à une certaine solidité dans la réflexion, alors il me semble logique que le raisonnement plus objectif et plus réfléchi que son prédécesseur sera, dans ces circonstances, meilleur que lui. 🙂