Dans la série "Profil/Histoire Littéraire" éditée chez Hatier, Jean-Daniel Mallet a écrit 'La Tragédie & la Comédie'.
On y lit en conclusion
S'il est facile de comprendre l'attrait de ce dernier et le plaisir que nous avons à assister à une pièce comique, je m'interroge sur les raisons pour lesquelles nos besoins en intérêt, intelligence et sensibilité sont satisfaits par les Tragédies de Racine, Hamlet et d'autres Cocteau. Peut-être la satisfaction est-elle plus dans le plaisir naïf.
En effet, nous n'avons plus l'éducation des classiques de l'antiquité , comme ceux qui ont fréquenté le théâtre entre 1680 et 1880 et leurs écrivains qui ont évoqué les mythes, les Dieux et autres personnages perdus de vue en 2008.
S'identifie-t-on à un Roméo ou une Phèdre suicidaires?
Peut-on citer l'arbre généalogique de Joas avec notre culture actuelle, ou même, pour certains, après avoir vu la pièce "Athalie"?
Mallet suggère un aspect noble de la relation entre représentation tragique et public:
J'ai bien peur que l'effet de la terreur et la pitié est très dilué au théâtre aujourd'hui. Entre autre le réalisme au cinéma et à la télévision ont a assumé bcp plus d'importance dans notre perception de ces émotions, qui sont si peu présentes dans notre vie quotidienne.
Alors, quel plaisir a-t-on d'assister aux Tragédies?
On y lit en conclusion
L'important est que (chaque reprise d'une pièce classique) stimule l'intérêt, l'intelligence et la sensibilité.Par ailleurs il dit que
la fatalité permet de susciter les deux émotions que la tragédie se propose de provoquer chez le spectateur: la terreur devant un destin implacable ; et la pitié pour le héros qui en est victime.Encore plus loin parle-t-il de la fonction du rire.
S'il est facile de comprendre l'attrait de ce dernier et le plaisir que nous avons à assister à une pièce comique, je m'interroge sur les raisons pour lesquelles nos besoins en intérêt, intelligence et sensibilité sont satisfaits par les Tragédies de Racine, Hamlet et d'autres Cocteau. Peut-être la satisfaction est-elle plus dans le plaisir naïf.
En effet, nous n'avons plus l'éducation des classiques de l'antiquité , comme ceux qui ont fréquenté le théâtre entre 1680 et 1880 et leurs écrivains qui ont évoqué les mythes, les Dieux et autres personnages perdus de vue en 2008.
S'identifie-t-on à un Roméo ou une Phèdre suicidaires?
Peut-on citer l'arbre généalogique de Joas avec notre culture actuelle, ou même, pour certains, après avoir vu la pièce "Athalie"?
Mallet suggère un aspect noble de la relation entre représentation tragique et public:
Plus profondément, le spectateur s'interroge avec le héros sur ce qui commande l'existence.Ce n'est pas mon cas, je crois. Je ne pense pas que j'aurais géré la situation comme ont fait Roméo et Hamlet. En quelque sorte je choisis la vie en préférence à l'existence.
J'ai bien peur que l'effet de la terreur et la pitié est très dilué au théâtre aujourd'hui. Entre autre le réalisme au cinéma et à la télévision ont a assumé bcp plus d'importance dans notre perception de ces émotions, qui sont si peu présentes dans notre vie quotidienne.
Alors, quel plaisir a-t-on d'assister aux Tragédies?



