Verbes pronominaux. Exposé sur le sens et la syntaxe.

Langue française

43 réponses · Page 2 / 3

Exact! Je veux garder la rime.

Et ce «de» que j'aurais bien aimé conserver, question «nombre de pied». Rien à faire en ce qui concerne le verbe approprier? On ne peux pas s'approprier DE quelque chose?

Merci beaucoup à vous tous en passant!
Changez de verbe…
On s'empare/se saisit de quelque chose… Mais s'emparer/se saisir de tout des forêts, des rivières, des arbres, etc. ? Je reste perplexe.
Deux points résoudront ce problème :
Ô terre, pardonne-nous
De nous être emparés de tout :
Des forêts, des rivières, des arbres, etc.
Change de verbe !
"De nous être emparés de tout" a le même nombre de syllabes que ton vers initial.
Il est inexact de parler de "pieds".
En versification française, on compte les syllabes.
De s'être approprié de tout : 8 syllabes prononcées.
(de-sê-tra-pro-pri-é-de-tou)
De nous être approprié tout : 8 syllabes prononcées.
(de-nou-zê-tra-pro-pri-é-tou)
Où est le problème ?
Peut-être qu'il disait d'tout au lieu de de tout
Mais puisqu'il souhaitait conserver le de "pour le nombre de syllabes", c'est bien qu'il le prononçait comme une syllabe à part entière…
Oui, je crois plutôt qu'il a cru que la suppression de ce de allait nécessairement être la cause d'une diminution du nombre de syllabes, sans remarquer que s'être a laissé place à nous être. 😜
Oui vous avez raison , ce n’est pas une question de syllabes, mais plus une question de sonorité et de fluidité. Et c'est vrai, je veux que ça se termine par «tout» et idéalement par «de tout»! Laissez-moi vous expliquer mon dilemme à travers mon cheminement.

Dans ma chanson au départ(il y a plusieurs mois), ces vers apparaissaient dans les deux premiers refrains et j'utilisais «s’être approprier de tout»(à tort) et j’utilisais aussi le verbe s’emparer au présent au troisième couplet pour ponctuer et augmenter l’intensité(comme si ça continuait encore aujourd’hui…). Et ça sonnait bien musicalement. J’avais réussi à faire passer le mot approprier sans qu’il n’y paraisse trop lourd! Bien sûr, le rythme et la mélodie y sont pour beaucoup! Mais «De s'être approprié de tout» ne passait pas!

1
Ô Terre pardonne-nous
De s’être approprié de tout (erreur)
Des forets des rivières, des arbres et des ruisseaux
Du ciel et de l’hiver, des continents des mers, et des oiseaux

2
Ô Terre pardonne-nous
De s’être approprié de tout (erreur)
Des maitres et des sages, des grands manitous
Des neiges éternelles, des océans des fleuves et des roseaux

3
Ô Terre pardonne-nous
De nous emparer de tout
De tout ce qui nous supporte sans quoi l’on s’écroule…


Suite à ces premières corrections reçues, j’ai changé pour « De nous être approprié tout» (même si certains disaient que l’utilisation du DE dans « s’approprier De tout» commençait à être utilisé au Canada et très peu en Europe). Par contre, avec « De nous être approprié tout» je n’aimais plus la sonorité, la beauté du phrasé. Cela brisait la fluidité et alourdissait la chanson d’entrée de jeu. J’ai donc changé le texte de ma chanson en récupérant le verbe s’emparer (de) du troisième refrain à la place «d’approprier» et je l'ai placé partout, en gardant les deux premiers à l’infinitif passé et le troisième au présent :

1
Ô Terre pardonne-nous
De nous être emparé de tout
Des forets des rivières, des arbres et des ruisseaux
Du ciel et de l’hiver, des continents des mers, et des oiseaux

2
Ô Terre pardonne-nous
De nous être emparé de tout
Des maitres et des sages, des grands manitous
Des neiges éternelles, des océans, des fleuves et des roseaux

3
Ô Terre pardonne-nous
De nous emparer de tout
Tout ce qui nous supporte sans quoi l’on s’écroule…

Cette deuxième version, je viens de l’enregistrer en studio. En l’écoutant, je ressens moins la montée escomptée au troisième refrain, comparativement à la version j’utilisais le mot approprier puis emparer…. Je trouve qu’il manque quelque chose, j’aimais l’audace du mot «approprier» au début ! Aujourd’hui, je tente de replacer ce verbe «approprier» au troisième refrain pour conserver la variante de départ, et tenter de préserver cette montée d’intensité.

1
Ô Terre pardonne-nous
De nous être emparé de tout
Des forets des rivières, des arbres et des ruisseaux
Du ciel et de l’hiver, des continents des mers, et des oiseaux

2
Ô Terre pardonne-nous
De nous être emparé de tout
Des maitres et des sages, des grands manitous
Des neiges éternelles, des océans, des fleuves et des roseaux

3
Ô Terre pardonne-nous
De nous approprier tout
Tout ce qui nous supporte sans quoi l’on s’écroule…


Mais je ne parviens pas à préserver cette montée…. Le mot approprier au troisième refrain est plus faible que s’emparer(violent, s'emparer de force…). J'ai cherché nombres de synonymes…Aujourd'hui, je constate que j'aimais bien le mot approprier au début(cette notion de propriété). J’ai donc eu envie aujourd’hui de revenir à ma version originale et tenter de vérifier auprès de vous, grâce votre expertise dans la connaissance du français, sa validité pour en avoir le cœur net.
Tu peux garder cette idée de gradation ascendante… Ce ne sont pas les synonymes de s'approprier qui manquent !
Sans de :
De nous être approprié tout
D'avoir monopolisé tout

Avec de :
De nous être saisi de tout
De nous être emparé de tout
, etc.
Merci Mithridate!
Bonjour.
Une question, s'il vous plait.
Le roi quitta Madame dans un état d’agitation qu’il eût eu peine à s’expliquer lui-même.

Il est impossible, en effet, d’expliquer le jeu secret de ces sympathies étranges qui s’allument subitement et sans cause après de nombreuses années passées dans le plus grand calme, dans la plus grande indifférence de deux cœurs destinés à s’aimer.

Pourquoi Louis avait-il autrefois dédaigné, presque haï Madame ? Pourquoi maintenant trouvait-il cette même femme si belle, si désirable, et pourquoi non-seulement s’occupait-il, mais encore était-il si occupé d’elle ? Pourquoi Madame enfin, dont les yeux et l’esprit étaient sollicités d’un autre côté, avait-elle depuis huit jours, pour le roi, un semblant de faveur qui faisait croire à de plus parfaites intimités ?
Je voudrais savoir exactement la nuance entre 'il s'occupait d'elle' et 'il était occupé d'elle', serait-ce très subtile.

Ne dites pas, si c'est possible, que 'il était occupé d'elle' est à la voix passive.

Merci, d'avance.
Il s'occupait d'elle.
Verbe "s'occuper", avec ce sens donné par le Tlf. C'est une action, une activité.
S'occuper de + subst. ou inf.Consacrer son temps, ses soins à quelqu'un, à quelque chose. S'occuper d'un enfant, des autres; s'occuper de littérature, de politique; s'occuper d'une affaire, des intérêts de qqn.
Il était occupé d'elle.
Ici, occupé est un participe passé employé comme adjectif, avec ce sens donné par le Tlf.
Sens assez proche de "préoccupé", "soucieux". C'est un état d'esprit.
b) Occupé de, en + inf. ou subst.Qui est rempli, absorbé par quelqu'un ou par quelque chose. Je vis en effet une trentaine d'hommes occupés de réparer la grande route (Vidocq).Dans une imagination souvent occupée des choses de l'amour (Baudelaire).Le curé, occupé en conversation dans un coin du cimetière (Aymé).
Une action ou activité, et un état d'esprit… voilà, on ne peut plus clair.

Jehan, tu es toujours occupé et t'occupes de moi ; je t'en remercie infiniment. 🙂
pour cette phrase: "si les pierres s’éveillent diamants
le verbe pronominal a un sens figuré. il est autonome et le pronom complément est une particule attachée au verbe. Non?
Qu'entends-tu par "autonome" ?
"dont l'emploi pronominal n'entretient aucun rapport systématique avec l'un au moins de leurs emplois non pronominaux" selon la Grammaire Méthodique du Français

il y a aussi cette tournure qui me tourmente:
"S'ils avaient fait un petit effort, ils auraient eu la note qui leur aurait permis d’accéder à toutes les bonnes écoles, en s'en clamant les enseignants !"

Ici en a le gérondif d'un verbe pronominal. le "se" me parait comme une particule conjointe au verbe, puisqu'il n'a pas de réciprocité ni de réflexivité.
Se clamer a un sens réfléchi.
Mais quel est le sens de ce passage :…"en s'en clamant les enseignants" ?
Clamant (être) soi-même enseignants de cela ?
Mais aucun sens en rapport avec ce qui précède.
Mais aucun sens en rapport avec ce qui précède.
Oui. C'est ce que je voulais dire.