Invention - Obaldia, Deux femmes pour un fantôme - Dialogue sur la manière de jouer une scène

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voici le sujet : Lors d'un travail préparant la représentation, le metteur en scène de la pièce d'Obaldia et la comédienne qui interprète le personnage de Brigitte réfléchissent ensemble à la meilleure manière de jouer la scène sur le plateau. Vous imaginez leur dialogue, chacun défendant son point de vue par des arguments différents.

Le texte est disponible ici (tout en bas): https://www.site-magister.com/sujets12.htm#ESang
Voici mon travail:
Le Metteur en scène : Oh non ! Ne me dis pas que cette scène est tragique ! Dis-moi plutôt que tu veux être prise au sérieux et qu’il te faut un grand rôle pour lancer ta carrière !

Brigitte : Ne comprends tu pas ce qu’a voulu montrer de Obaldia ? Ne ressens tu pas en
Lisant ces lignes à quel point Brigitte est meurtrie et souffrante ? S’il y a un certain effet comique, c’est avant tout parce que cette femme est atteinte de folie, Arthur !

Arthur : Très bien, alors explique-moi deux ou trois comiques de mots si ce n’est pas simplement pour créer un effet humoristique ! Le mollo de la première ligne, le Brejnev compositeur, l’apostolique qui va avec biotique et génésique !

Brigitte : Elle est folle te dis-je ! Elle ne sait plus vraiment ce qu’elle dit !

Arthur : Justement ! Elle est folle et c’est comique ! Elle parle seule, elle crée son propre dialogue ! C’est la parfaite définition du comique de situation. Ca ne te ferait pas rire, toi, une femme qui parle seule ?

Brigitte : Mais tu l’as dit toi-même Arthur, elle est seule, abandonnée par tous ! C’est comme ça que je vois Brigitte, tellement seule qu’elle en a perdu les pédales !

Arthur : Je t’ai tout d’abord prouvé qu’il y avait du comique de mots, puis du comique de situation, je peux maintenant te prouver la présence d’un comique de geste ! L’alcool qu’elle boit, c’est un topos d’action comique ! Les chaussures sur la table produisent elles aussi un effet burlesque important. Si tu joue cette scène avec un air tragique, le publique se sentira obligé de se retenir de rire ; or ce que je veux c’est un publique lâché !

Brigitte : Au contraire ! C’est ce contraste entre une Brigitte totalement souffrante et cet effet burlesque qui les fera le plus rire. Au contraire une Brigitte clownesque ne serait pas crédible dans la dernière partie du texte, lorsqu’elle est sur le point de pleurer, on retrouve bien un registre tragique et parfois même pathétique !

Arthur : Mais l’absurde, c’est avant tout du comique pour dénoncer une situation tragique. Le spectateur vient se détendre en voyant la pièce, mais en sortant il se pose des questions. « Pourquoi Brigitte à-t-elle fini comme ça ? Est-ce notre société qui fait en sorte qu’elle finisse seule ? » Je ne veux pas non plus une Brigitte clownesque, mais si j’avais besoin d’un personnage comme celui que tu me propose j’aurai plutôt mis en scène Phèdre !

Brigitte : Ta vision des choses n’est pas exacte ; elle se rapproche de celle d’un Ionesco. Mais si on prend Beckett, on ne rit pas vraiment, on est plus au bord des larmes devant les clochards d’en attendant Godot ! Cependant ton avis est intéressant, je me résous donc à jouer Brigitte toute en retenue, sans accentuer sur le tragique de la situation.

Arthur : Parfait ! Par contre tu as soulevée un problème : la dernière tirade. A ce moment la je pourrais demander à la régie de baisser la lumière lentement jusqu’au moment ou tout serait noir à part une poursuite sur ton visage jusqu’au souffle, et là tout se rallumerait d’un coup. Parce qu’honnêtement je vois mal une tirade aussi dure dite avec des habits roses bonbon surtout si …

Brigitte : Qui t’a parlé d’habits roses bonbons ? Pourquoi pas une Brigitte habillée tout en noir, portant son propre deuil ?

Arthur : Je penche plutôt vers une Brigitte maitresse de maison modèle, trop maquillée, jouant beaucoup sur les apparences.

Brigitte : Et moi vers une Brigitte fatiguée, mal maquillée, avec un rouge à lèvres qui dépasse et un crayon allant jusqu’aux paupières, une Brigitte au bout du rouleau !

Arthur : C’est une idée … J’y réfléchirais plus tard, en attendant je dois aller briefer l’assistant son, à plus tard !
Je ne savais pas s'il fallait mettre une introduction, ni comment terminer le texte. Sinon qu'en pensez vous ?
Donc personne ne veut le lire ?
Allez s'il vous plait, c'est pas long, il suffit de lire et de me dire moyen pas mal minable bien.
Bonjour,

C'est un travail d'invention, pas besoin d'introduction et de conclusion. Par contre à première vue, je dirais que ça manque de didascalies…

Je vais relire le texte mais peux-tu me dire sur quoi tu t'es basé pour le construire : quel est donc le point de vue défendue par chacun des protagonistes ?
Le metteur en scène voit la scène comme comique tandis que l'actrice voit ici une scène tragique.
bonjour à tous, j'ai un devoir d'invention à rendre mais malheureusement j'ai du mal à trouver des arguments.
mon sujet est basé sur la scène 1 de "Deux femmes pour un fantôme" de René de Obaldia. Le metteur en scène et la comédienne qui interprête Brigitte réfléchissent sur la manière de jouer la scène sur le plateau. Je dois imaginer leur dialogue, chacun défendant son point de vue par des arguments différents.

j'ai plusieurs idées pour le metteur en scène défendant la manière d'interprêter les didascalies, de jouer avec le décor, la lumiere, le son… Mais pour defendre la cause de la comédienne je ne sais point quoi dire vu qu'en général lorsque je joue avec mon lycée on ne fais que reproduire ce qui est dit.

je pensais peut être leur faire dire que d'un coté il fallait accentuer sur le comique de la scène et d'un autre sur le tragique. de plus un contre argument pourrait être que n'insister que sur l'un ou sur l'autre éloignerait le spectateur du texte lui meme et enlèverait alors tout plaisir
pouvais m'aider s'il vous plait et le plus vite possible si réalisable ?!

P.S.: toutes propositions sont ouvertes que ce soit pour le metteur en scène ou Brigitte 🙂