Bonsoir.
Si la vie était un roman, c'est bien ce roman qui devrait s'écrire tel qu'on l'a imaginé. Donc :
"La vie n'est pas un roman à l'eau de rose qui doit s'écrire tel que tu l'avais imaginé"
Bonjour,
On peut dire: telle personne s'enrichira au détriment des pauvres.
Mais peut on dire: telles personnes s'enrichiront… ?
Bonjour.
Je ne vois rien qui s'y oppose : l'adjectif indéfini tel est aussi bien variable en genre qu'en nombre. Rien n'interdit de désigner de façon indéfinie tout un groupe de personnes…
Moi non plus je n'y vois pas d'objection logique, mais je ne suis pas sûr que ce soit conforme à l'usage, et ça écorche un peu mes oreilles.
Tu as l'oreille bien délicate… C'est donc uniquement le "ront" du verbe au pluriel qui la blesse ? C'est curieux.
Telles personnes s'enrichiront, telles autres tout au contraire s'appauvriront.
Etant donné que l'adjectif indéfini "tel" est donné par les grammaires avec les formes "tels", "telle", "telles", je ne vois pas en quoi une telle phrase pourrait être non conforme à l'usage. Le groupe nominal introduit par "telles" peut tout aussi bien être sujet que complément…
Selon un article de Wikipedia (mais concernant le pronom), l'emploi comme sujet pluriel n'est interdit que s'il est complété par une relative. Dans ce cas, singulier obligatoire :
Tel qui rit vendredi…
C'est peut-être aussi la seule restriction pour l'adjectif tel + nom sujet ?
Wikipedia le dit, amen! Merci!
Bonjour à tous,
Ce débat est hautement intéressant. J'avoue ne pas avoir lu toutes vos interventions mais je crois que l'on passe à côté d'un point essentiel de la langue. En ce qui concerne mon expérience personnelle d'écrivain du dimanche, je dirais que la grammaire doit être respectée et je m'efforce à le faire. Néanmoins, il est des cas où l'information véhiculée par la phrase ne s'accommode pas aux règles.
En général, "tel" introduit une métaphore. La partie "forte" de la phrase est cette métaphore elle-même :
"Ils hurlèrent telles les sirènes d'un apocalypse nucléaire."
Dans cette phrase, le "tel" s'accorde avec "sirènes" car c'est la partie marquante de la phrase.
Par contre, "tel" peut être un bref rappel amusant ou introductif et la partie "forte" de la phrase est ailleurs :
"Tel Antigone guidant OEdipe, Charon s'arracha ses yeux et les offrit encore sanguinolents à la morte apeurée."
Dans la phrase précédente, c'est l'image de Charon qui s'impose.
Cela n'est pas conséquent à la position du "tel". Voici un exemple où la partie forte est bien celle introduite par "tel" (à moins d'être une huitre) :
"Telle Antigone guidant OEdipe, Michel porta l'huitre à ses lèvres."
Ici, c'est l'image d'Antigone qui s'impose à nous (et surtout celle d'OEdipe sous la forme d'une huitre) d'où l'accord.
En résumé, je dirais que les règles de l'Académie doivent être respectées mais que les écrivains ont droit à une licence poétique.
"Tel Antigone guidant OEdipe, Charon s'arracha les yeux et les offrit encore sanguinolents à la morte apeurée."
Désolé !
Et vous faites subir ce traitement à tous les adjectifs ?
Ils hurlèrent *ressemblantes aux sirènes d'une apocalypse nucléaire.
*Ressemblante à Antigone guidant Œdipe, Michel porta l'huitre à ses lèvres."
Certes non ! Au temps pour moi. Oubliez mon commentaire !
Mais je suis intéressé. Pourquoi utilisez-vous "ressemblant" en tant qu'adjectif verbal ?
Dans votre phrase :
Ils hurlèrent *ressemblantes aux sirènes d'une apocalypse nucléaire.
J'y vois plus une action qu'un état. Donc, personnellement et sans aucune conviction, j'utiliserais plutôt le participe présent.
J'ai eu du mal à trouver un adjectif analogue à tel, dont la prononciation est différente au masculin et au féminin. Vous avez raison, ici le participe présent convient mieux.
Je vous propose alors un contraire :
lls hurlèrent *différentes des sirènes d'une apocalypse nucléaire.
En effet, l'accord est mal venu. (J'avoue aussi ne pas comprendre le sens de la phrase.)
Quelques remarques en vrac :
1) Vous avez cherché un adjectif de comparaison tel que "ressemblant" ou "différent". Or l'on dit "ressemblant à" ou "différent de". L'accord se fait avec le sujet qui précède :
Choisissons une ombrelle différente de ces parapluies.
2) Je cite Grevisse (douzième édition) :
246 c) 1° L'attribut a une fonction anaphorique, c'est-à-dire de liaison avec ce qui précède.
Ainsi, "tel" a un statut analogue à celui de "cet". Exemple :
L'inconnu passa dans la nuit; cette ombre me frôla.
J'en conclus (de façon présomptueuse) que la règle d'accorder tel avec le nom qui le suit provient de l'analogie avec "cet" et donc que la règle citée dans le Grevisse (248 4°) est la "bonne".
La règle d'accorder tel avec ce qui suit, ne concerne pas le cas où il est adjectif qualificatif, ce qui est le cas dans vos exemples.
Merci pour cette information. Mea Culpa.
Bonjour,
Ce serait gentil de me donner votre opinion quant à l'accord de « tel que » dans cette phrase.
L’étude du récent budget annuel tel que présenté en quatre volumes laisse perplexes plusieurs groupes de femmes.
Merci beaucoup!
Bonjour,
Tel que s'accorde avec le nom qui précède.
Ici, c'est plutôt l'étude qui est présentée.
Ce devrait donc être : L'étude du récent budget annuel, telle que présentée en quatre volumes, laisse perplexes plusieurs groupes de femmes.
Personnellement, je supprimerais volontiers " telle que" et j'écrirais tout simplement : L'étude du récent budget présentée en quatre volumes, laisse perplexes plusieurs groupes de femmes.
Tel que, ici, n'introduit pas une comparaison. Ta phrase me paraît bizarre.
A moins que ce ne soit le budget qui est présenté en quatre volumes ?
N'est-ce pas le budget qui laisse perplexe plutôt que son étude ?
Oui, c'est bien possible en effet, mais je trouve la phrase peu claire.
L'emploi de "telle que" est effectivement bien maladroit.
Pour le même sens, mieux vaut écrire :
L'étude du récent budget, ainsi présentée en quatre volumes, laisse perplexes plusieurs groupes de femmes.
Delisa a écrit :L'étude du récent budget présentée en quatre volumes, laisse perplexes plusieurs groupes de femmes.
Je suis étonné, personnellement j'aurais mis une virgule après
budget :
1. parce que c'est l'étude qui est présentée et non le budget
2. parqu'il y a une virgule après
volumes.
Ai-je tort ou raison?
isabou a écrit :L’étude du récent budget annuel tel que présenté en quatre volumes laisse perplexes plusieurs groupes de femmes.
Ce que je comprends est que ce fameux budget existe en plusieurs versions, dont une en quatre volumes.
J'aurais donc proposé :
L'étude du budget annuel dans sa version en quatre volumes laisse perplexes…
voire :
L'étude du buget annuel en quatre volumes laisse perplexes…
voire (puisque c'est sans doute le budget qui fait quatre volume :
Le budget annuel en quatre volume laisse perplexes…
Jehan,
en supposant que le sens de la phrase soit bien celui-ci, je ne comprends ta proposition avec ainsi, ou du moins je ne connais pas cet usage de ainsi (?)