René Char, Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud !

Entraide scolaire

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Bonjour, alors voilà : j'aurais vraiment besoin d'aide pour un plan concernant le poème "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud" de René CHAR. J'ai du mal à trouver un plan qui serait adéquat pour l'oral du BAC. Mon professeur de français nous a distribué un """""plan""""" qui n'en est pas un du tout et je suis obligée de me débrouiller or je peine… 😐

Voici le poème :
Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu’au ronronnement d’abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d’abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi.

Merci d'avance pour vos réponses.
Je venais de faire une longue réponse et le déplacement m'a fait perdre ce message … 😞

Noter d'abord l'admiration de René Char pour ce Voyant, aux semelles de vent, ce météore de la poésie.
Tu pourras relever tous les indices biographiques : son enfance et son adolescence dans Charleville détestée, le milieu familial mal supporté (la mère Rimb dévote, le père absent …), le parcours chaotique de l'adolescent fugueur, provocateur, dans le milieu des "vilains Bonshommes".
Tu as eu raison d’abandonner A 18 ans, la rupture, le départ, le reniement.
le commerce des rusés le commerce, peut-être le trafic d'armes…

"le boulet de canon" : métaphore de la trajectoire du météore.
La métaphore du volcan pour évoquer la création brûlante, qui vient des profondeurs, qui transforme le paysage poétique et sa lave brûlante, destructrice et féconde.

"On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain." A rapproché du poème de char : J'ai étranglé mon frère.
J’ai étranglé
Mon frère
Parce qu’il n’aimait pas dormir
La fenêtre ouverte

Ma soeur
A-t-il dit avant de mourir
J’ai passé des nuits pleines
A te regarder dormir
Penché sur ton éclat dans la vitre.

***

René Char (1907-1988) – Placard pour un chemin des écoliers (1937)
Et la dernière phrase pour évoquer l'influence, la postérité du poète "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans" dans une apostrophe fraternelle.
Woh merci beaucoup, je vais prendre en considération tout cela 🙂
J'espère bien … 🙂 🙂

Sais-tu que j'ai rencontré René Char chez lui aux Busclats , à L'Isle sur Sorgue, dans le quartier Saint Antoine ?
La chance !! 😀 Je ne suis malheureusement pas née la bonne année pour le voir :/
Mais tu n'étais pas né(e) … 🙂 🙂