Bonjour à tous. Je suis en train de boucler un dossier sur La Chartreuse et je m'interroge sur une phrase de la fin.
Voilà…
A mon sens, tout le roman est orienté vers la chartreuse, comme si celle-ci était une destinée à laquelle tend irrésistiblement Fabrice : dans ce cheminement vers la chartreuse, Parme ne serait qu'une étape, et à la fin, le recueillement s'opère par la retraite du héros. Pour autant, comme toujours chez Stendhal, les choses ne sont pas si simples, et la destinée de Fabrice n'est pas entièrement linéaire, puisque même quand il choisit la retraite définitive, il revient tous les jours à Parme, pour voir la duchesse Sanseverina.
C'est là que je bloque.
A la dernière page, Stendhal écrit : "Dans ce magnifique palais de Vignano, que le comte lui avait fait bâtir, elle recevait les les jeudis toute la haute société de Parme, et tous les jours ses nombreux amis. Fabrice n'eût pas manqué un jour de venir à Vignano." (Deuxième Partie, Chapitre XVIII, Ed. Le Livre de Poche, Michel Crouzet, Page 646)
Mon problème porte sur la phrase soulignée :
1. De quel temps s'agit-il ? (Irréel du passé, je pense, mais je n'en suis pas sûr du tout du tout !!!)
2. Cette formulation suggère une forme d'incertitude, d'irréel : alors est-ce que Fabrice vient effectivement à Parme chaque jour, quitte sa chartreuse, ou est-ce une potentialité qui ne se réalise en fait pas ?
La question peut paraître ponctuelle, mais elle me semble en fait capitale : à mon avis, une bonne partie du "sens" de La Chartreuse est contenu dans cette phrase…
Si vous pouviez m'aider, je vous en serais reconnaissant !
Merci
Voilà…
A mon sens, tout le roman est orienté vers la chartreuse, comme si celle-ci était une destinée à laquelle tend irrésistiblement Fabrice : dans ce cheminement vers la chartreuse, Parme ne serait qu'une étape, et à la fin, le recueillement s'opère par la retraite du héros. Pour autant, comme toujours chez Stendhal, les choses ne sont pas si simples, et la destinée de Fabrice n'est pas entièrement linéaire, puisque même quand il choisit la retraite définitive, il revient tous les jours à Parme, pour voir la duchesse Sanseverina.
C'est là que je bloque.
A la dernière page, Stendhal écrit : "Dans ce magnifique palais de Vignano, que le comte lui avait fait bâtir, elle recevait les les jeudis toute la haute société de Parme, et tous les jours ses nombreux amis. Fabrice n'eût pas manqué un jour de venir à Vignano." (Deuxième Partie, Chapitre XVIII, Ed. Le Livre de Poche, Michel Crouzet, Page 646)
Mon problème porte sur la phrase soulignée :
1. De quel temps s'agit-il ? (Irréel du passé, je pense, mais je n'en suis pas sûr du tout du tout !!!)
2. Cette formulation suggère une forme d'incertitude, d'irréel : alors est-ce que Fabrice vient effectivement à Parme chaque jour, quitte sa chartreuse, ou est-ce une potentialité qui ne se réalise en fait pas ?
La question peut paraître ponctuelle, mais elle me semble en fait capitale : à mon avis, une bonne partie du "sens" de La Chartreuse est contenu dans cette phrase…
Si vous pouviez m'aider, je vous en serais reconnaissant !
Merci



