sombrablanca a écrit :Certes mais bon, une fois qu'on a déjà lu ceux-là, on peut commencer à dire qu'on lit Balzac…C'est un début.Oui c'est sûr. Mais c'était juste une précision pour la personne qui voulait acheter l'œuvre complète, en aucun cas un reproche ou je ne sais quoi de négatif.
Coup de cœur pour Balzac
28 réponses · Page 2 / 2
En fait, c'est vrai que j'ai bien apprécié certains romans de Balzac mais parfois on s'ennuie. Il faut dire qu'il y a trop de descriptions et du coup ça devient agaçant.
Il y a sur notre forum de littérature française une vingtaine de sujets comportant « Balzac » dans leur titre, et celui-ci me semble le mieux approprié (je ne souhaitais pas ouvrir un nouveau fil).
Ceci pour dire simplement que ce week-end je suis allé visité le château de Saché, demeure où Balzac a passé de nombreux séjours et écrit tout ou partie de certains de ses romans. La visite guidée est indiscutablement conseillée.
La vision d'ensemble sur l'homme et l'œuvre est un peu succincte, mais l'évocation des séjours et du lieu avec en fil conducteur Le Lys dans la vallée, dont l'action se situe dans la région, vaut largement le voyage.
À signaler que depuis le mois d'avril le château a été entièrement meublé grâce au mobilier national.
Donc, si vous passez par la vallée de l'Indre, près d'Azay-le-Rideau (dont le château est empaqueté à la manière de Christo au moins jusqu'en 2017, ce qui annihile totalement la vue de la façade se reflétant sur le miroir d'eau), n'hésitez pas à aller faire un petit tour à Saché.
De plus, le parc est agréable et le rez-de-chaussée présente une intéressante exposition sur la genèse du Balzac de Rodin, ainsi que la reconstitution d'une petite imprimerie à l'époque de la Comédie humaine. 🙂
Ceci pour dire simplement que ce week-end je suis allé visité le château de Saché, demeure où Balzac a passé de nombreux séjours et écrit tout ou partie de certains de ses romans. La visite guidée est indiscutablement conseillée.
La vision d'ensemble sur l'homme et l'œuvre est un peu succincte, mais l'évocation des séjours et du lieu avec en fil conducteur Le Lys dans la vallée, dont l'action se situe dans la région, vaut largement le voyage.
À signaler que depuis le mois d'avril le château a été entièrement meublé grâce au mobilier national.
Donc, si vous passez par la vallée de l'Indre, près d'Azay-le-Rideau (dont le château est empaqueté à la manière de Christo au moins jusqu'en 2017, ce qui annihile totalement la vue de la façade se reflétant sur le miroir d'eau), n'hésitez pas à aller faire un petit tour à Saché.
De plus, le parc est agréable et le rez-de-chaussée présente une intéressante exposition sur la genèse du Balzac de Rodin, ainsi que la reconstitution d'une petite imprimerie à l'époque de la Comédie humaine. 🙂
Coup de cœur aussi pour ce lieu superbe … Le génie du lieu.
Personnellement je préfère Balzac à Zola, mais il y a quand même des fioritures dans l'écriture balzacienne. J'ai étudié Splendeurs et misères des courtisanes cette année, et certains passages ne valent pas la peine d'être lus. On sent qu'il était payé à la page, et ça souligne les limites de son art. Après, Illusions Perdues restent pour moi un chef d'oeuvre du réalisme.
Certains passages ne valent pas la peine d'être lusCela me fait un peu penser à la réaction de Joseph II disant à Mozart qu'il y avait trop de notes dans ses œuvres.
La question centrale est celle du « Pourquoi lisons-nous ? ».
S'il s'agit de lire une histoire, il faut aller directement chez Maupassant qui raconte en dix pages ce que Balzac conte en cent ou plus.
Si l'on s'arrête à l'histoire, alors pourquoi lire de la poésie, des essais ou de la philosophie ?
Lire Balzac, c'est apprécier de longues descriptions qui passionnent mêmes les amateurs d'Histoire ; lire Balzac c'est se délecter d'un style unique, c'est se tourner vers une littérature sinon difficile en tous cas un peu ardue pour le lecteur d'aujourd'hui qui veut aller à l'essentiel.
Mais qu'est-ce l'essentiel ? N'est-ce pas le plaisir de lire ? 🙂
Merci pour cette leçon de littérature, mais je reste persuadée que certains passages sont "trop" longs et qu'il y a des raisons économiques derrière cela. J'aime beaucoup Balzac, en tout cas davantage que Zola, car ses descriptions ont beau être longues parfois, elles ont toujours une utilité et ne meublent pas. Toutefois, dans Splendeurs et Misères des Courtisanes, il y a tout un passage qu'on peut retirer sans rien enlever à l'intrigue. Si tu l'as lu, c'est dans la troisième partie, le récit "tiroir" du vol de la maison close. On nous a expliqué que dans ce passage, Balzac avait voulu concurrencer Edgar Poe, et bien pour moi c'est plutôt raté. Sinon, la description en long en large et en travers de la Conciergerie transpire de pédagogie. C'est intéressant, certes, mais ça pourrait être écourté, ou mieux amené.
Pour moi son chef d'oeuvre reste Illusions Perdues. Splendeurs et Misères a beau être son dernier, il y a trop de "facilités".
Pour moi son chef d'oeuvre reste Illusions Perdues. Splendeurs et Misères a beau être son dernier, il y a trop de "facilités".
Je pense exactement la même chose de la plupart des (très longues) descriptions de Balzac : il s'arrange pour qu'elles ne donnent pas l'impression de « meubler », alors que chez Zola les (beaucoup moins longues) descriptions peuvent parfois donner ce sentiment.
Dans tous les cas, les digressions sont une tradition littéraire : Jacques le fataliste, Wilhelm Meister ou encore Don Quichotte en sont de parfaits exemples, et pourtant ce ne sont pas de minces chefs-d'œuvre. Si l'on remonte plus avant, on pourrait même dire du Livre du Graal qu'il ne serait qu'une immense digression !
Dans tous les cas, les digressions sont une tradition littéraire : Jacques le fataliste, Wilhelm Meister ou encore Don Quichotte en sont de parfaits exemples, et pourtant ce ne sont pas de minces chefs-d'œuvre. Si l'on remonte plus avant, on pourrait même dire du Livre du Graal qu'il ne serait qu'une immense digression !