Incipit de L’Ingénu de Voltaire

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut à tous, je suis en 1re L et pour demain j'avais à délimiter l'incipit de "L'Ingénu" et de justifier longuement mon choix. Personnellement je pense que l'incipit constitue tout le premier chapitre car toutes les intrigues sont posées. Mais je voulais savoir savoir ce que vous en pensiez car je ne suis pas vraiment sûr et en plus une de mes amies m'a dit qu'elle avait lu sur un livre que c'était une partie du premier chapitre mais pas le chapitre tout entier ! Donc en fait j'ai un peu peur de m'être plantée et d'avoir beaucoup trop rédiger ! Voilà je voudrais savoir vous l'incipit vous le délimiteriez jusqu'où ?

Voilà merci d'avance.

Bye
Bonjour !

La réponse est dans le Petit Robert. Une fois de plus !

L'incipit (en latin : cela commence), ce sont les premiers MOTS d'un manuscrit ou d'un livre.

Celui-ci de Proust est connu :
* Longtemps, je me suis couché de bonne heure.
Bonjour je suis en première et je travaille sur l'Ingénu et j'ai une question :
en quoi cet extrait (début du chapitre 1) remplit les fonctions de l'incipit du conte philosophique ?
Est-ce que quelqu'un sait ce que sont les caractéristiques de l'incipit du conte philosophique ce je ne connais que les caractéristique de l'incipit (normal).
merci d'avance
Je ne vois pas en quoi un incipit de conte philosophique serait différent d'un incipit normal
J'ai supprimé ton rappel, totalement inutile, et regarde le texte en bas de ton message
je suis d'acord avec toi mais c'est une question possible que ma donné ma prof de français donc il doit y avoir une différence. (je trouve moi aussi cette question un peu farfelu mais si je tombe dessu j'aimerais bien pouvoir répondre)
Chapitre premier
Comment le prieur de Notre-Dame de la Montagne
et Mademoiselle sa sœur rencontrèrent un Huron
Un jour saint Dunstan, Irlandais de nation et saint de profession,
partit d’Irlande sur une petite montagne qui vogua vers les côtes
de France, et arriva par cette voiture à la baie de Saint-Malo.
Quand il fut à bord, il donna la bénédiction à sa montagne, qui
lui fit de profondes révérences et s’en retourna en Irlande par le
même chemin qu’elle était venue.
Dunstan fonda un petit prieuré dans ces quartiers-là et lui
donna le nom de prieuré de la Montagne, qu’il porte encore,
comme un chacun sait.
En l’année 1689, le 15 juillet au soir, l’abbé de Kerkabon,
prieur de Notre-Dame de la Montagne, se promenait sur le bord
de la mer avec Mademoiselle de Kerkabon, sa sœur, pour
prendre le frais. Le prieur, déjà un peu sur l’âge, était un très bon
ecclésiastique, aimé de ses voisins, après l’avoir été autrefois de
ses voisines. Ce qui lui avait donné surtout une grande considération,
c’est qu’il était le seul bénéficier du pays qu’on ne fût pas
obligé de porter dans son lit quand il avait soupé avec ses
confrères. Il savait assez honnêtement de théologie; et quand il
était las de lire saint Augustin, il s’amusait avec Rabelais : aussi
tout le monde disait du bien de lui.
Mademoiselle de Kerkabon, qui n’avait jamais été mariée,
quoiqu’elle eût grande envie de l’être, conservait de la fraîcheur à
L’INGÉNU
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l’âge de quarante-cinq ans; son caractère était bon et sensible;
elle aimait le plaisir et était dévote.
Le prieur disait à sa sœur en regardant la mer : « Hélas! c’est
ici que s’embarqua notre pauvre frère avec notre chère bellesœur
Madame de Kerkabon sa femme sur la frégate l’Hirondelle,
en 1669, pour aller servir en Canada. S’il n’avait pas été tué, nous
pourrions espérer de le revoir encore.
— Croyez-vous, disait Mademoiselle de Kerkabon, que notre
belle-sœur ait été mangée par les Iroquois comme on nous l’a
dit? Il est certain que si elle n’avait pas été mangée, elle serait
revenue au pays. Je la pleurerai toute ma vie : c’était une femme
charmante; et notre frère, qui avait beaucoup d’esprit, aurait fait
assurément une grande fortune. »
Comme ils s’attendrissaient l’un et l’autre à ce souvenir, ils
virent entrer dans la baie de Rance un petit bâtiment qui arrivait
avec la marée : c’étaient des Anglais qui venaient vendre quelques
denrées de leur pays. Ils sautèrent à terre sans regarder
Monsieur le prieur ni Mademoiselle sa sœur, qui fut très choquée
du peu d’attention qu’on avait pour elle.
Il n’en fut pas de même d’un jeune homme très bien fait, qui
s’élança d’un saut par-dessus la tête de ses compagnons, et se
trouva vis-à-vis Mademoiselle. Il lui fit un signe de tête, n’étant
pas dans l’usage de faire la révérence. Sa figure et son ajustement
attirèrent les regards du frère et de la sœur. Il était nu-tête et nujambes,
les pieds chaussés de petites sandales, le chef orné de
longs cheveux en tresses, un petit pourpoint qui serrait une taille
fine et dégagée; l’air martial et doux. Il tenait dans sa main une
petite bouteille d’eau des Barbades, et dans l’autre une espèce de
bourse dans laquelle était un gobelet et de très bon biscuit de
mer. Il parlait français fort intelligiblement. Il présenta de son
eau des Barbades à Mademoiselle de Kerkabon et à Monsieur
son frère ; il en but avec eux; il leur en fit reboire encore, et tout
cela d’un air si simple et si naturel que le frère et la sœur en
furent charmés. Ils lui offrirent leurs services, en lui demandant
qui il était et où il allait. Le jeune homme leur répondit qu’il n’en
savait rien, qu’il était curieux, qu’il avait voulu voir comment les
côtes de France étaient faites, qu’il était venu, et allait s’en
rentourner.
VOLTAIRE
Monsieur le prieur, jugeant à son accent qu’il n’était pas
Anglais, prit la liberté de lui demander de quel pays il était. « Je
suis Huron », lui répondit le jeune homme.
Bonsoir Merins,

Je pense qu'il faut que tu comprennes, (dans ta consigne), en quoi cet incipit (incipit normal !) remplit sa fonction d'incipit par rapport à ce texte-là : conte philosophique.

Muriel
Bonjour Merins,

Le conte philosophique au XVIIIe siècle est une arme contre les pouvoirs oppressifs. Chez Voltaire, le maître du genre, il prend la forme de la promotion de la vertu philosophique par excellence, la raison.

Cet incipit a pour fonction de nous présenter le temps, les lieux, les personnages… comme tout incipit.
Il ajoute sa pincée de sel philosophique par ses allusions et ses critiques qui donnent au lecteur des indications sur le sujet et le ton sur lequel il sera traité. Ainsi tu pourrais justifier la légende de Saint Dunstan comme un chef-d'oeuvre d'absurde superstition, les rapports entre "Huron" et le titre "Ingénu", le portrait fort philosophique d'un étranger…

Je te conseille d'aller voir aussi cette page du site :
ici.
Merci beaucoup pour les réponses
et brav au site je reviendrai pour d'autre problème car il est très éfficace et les réponses sont correcte et meme plus … !