Je dois faire un plan détaillé sur l'excipit de madame bovary selon cette problématique "qu'elle morale se dégage de cette fin?". Je ne sait pas si la problématique est bonne ..
J'ai du mal à construire un plan , à organiser mes idées.
La fin du texte (en rose) met en relief la réalité de la vie. Flaubert, inscrit dans le mouvement réaliste, donne à madame bovary une fin injuste : les coupables ne sont pas punis mais ils sont récompensés (la croix d'honneur). Cela met en relief la betise humaine et l'hypocrisie. Personne n'est satisfait sauf Homais, celui qui le méritait le moins. Berthe est envoyée dans une usine de lainage. Personne ne voulait s'occuper d'elle.
Charles meurt dans un contexte gai (en bleu ciel), même paradisiaque. Tout est beau ; l'imparfait est utilisé pour accentuer le caractère répétitif de l'extrait. La mort de Charles n'apparaît pas comme un événement tragique. Au contraire, même mort, celui ci est toujours pitoyable : sa fille croyait qu'il voulait jouer. Il n'y a pas d'évolution de ce personnage, c'est le même petit garçon du collège de Rouen. Il est rejeté de tous, ruiné et seul.
Lors de sa mort, il tient une mèche de cheveux d'Emma dans sa main. Je ne vois pas ce que sa signifie.
Le passage avec Rodolphe fait aussi apparaître Charles comme pathétique et pitoyable. Il ne réagit pas devant l'homme dont sa femme l'a aimé plus que lui. "C'est la faute de la fatalité" accentue cette incapacité a s'imposer. Ce n'est pas la faute de la fatalité, c'est la faute de sa femme et de Rodolphe. Charles ne veut pas reconnaître la vérité. ce passage signifie-t-il autre chose ?
I - Un tableau figé de Charles
a) Un personnage inchangé
b) Sa mort reflète son incapacité
II - La morale de la fin
a) Une fin pathétique (?)
b) La bêtise humaine
Je ne suis vraiment pas sure de mon plan, je ne sais pas si les sous parties sont bonnes, s'il manque des éléments, et où les placer dans le plan. S'il vous plait dites moi si je suis sur la bonne voie.
Voici l'extrait :
J'ai du mal à construire un plan , à organiser mes idées.
La fin du texte (en rose) met en relief la réalité de la vie. Flaubert, inscrit dans le mouvement réaliste, donne à madame bovary une fin injuste : les coupables ne sont pas punis mais ils sont récompensés (la croix d'honneur). Cela met en relief la betise humaine et l'hypocrisie. Personne n'est satisfait sauf Homais, celui qui le méritait le moins. Berthe est envoyée dans une usine de lainage. Personne ne voulait s'occuper d'elle.
Charles meurt dans un contexte gai (en bleu ciel), même paradisiaque. Tout est beau ; l'imparfait est utilisé pour accentuer le caractère répétitif de l'extrait. La mort de Charles n'apparaît pas comme un événement tragique. Au contraire, même mort, celui ci est toujours pitoyable : sa fille croyait qu'il voulait jouer. Il n'y a pas d'évolution de ce personnage, c'est le même petit garçon du collège de Rouen. Il est rejeté de tous, ruiné et seul.
Lors de sa mort, il tient une mèche de cheveux d'Emma dans sa main. Je ne vois pas ce que sa signifie.
Le passage avec Rodolphe fait aussi apparaître Charles comme pathétique et pitoyable. Il ne réagit pas devant l'homme dont sa femme l'a aimé plus que lui. "C'est la faute de la fatalité" accentue cette incapacité a s'imposer. Ce n'est pas la faute de la fatalité, c'est la faute de sa femme et de Rodolphe. Charles ne veut pas reconnaître la vérité. ce passage signifie-t-il autre chose ?
I - Un tableau figé de Charles
a) Un personnage inchangé
b) Sa mort reflète son incapacité
II - La morale de la fin
a) Une fin pathétique (?)
b) La bêtise humaine
Je ne suis vraiment pas sure de mon plan, je ne sais pas si les sous parties sont bonnes, s'il manque des éléments, et où les placer dans le plan. S'il vous plait dites moi si je suis sur la bonne voie.
Voici l'extrait :
Un jour qu'il était allé au marché d'Argueil pour y vendre son cheval, -dernière ressource, - il rencontra Rodolphe.Merci d'avance.
Ils pâlirent en s'apercevant. Rodolphe, qui avait seulement envoyé sa carte, balbutia d'abord quelques excuses, puis s'enhardit et même poussa l'aplomb (il faisait très chaud, on était au moins d'août) jusqu'à l'inviter à prendre une bouteille de bière au cabaret.
Accoudé en face de lui, il mâcha son cigare en causant, et Charles se perdait en rêveries devant cette figure qu'elle avait tant aimée. Il lui semblait revoir quelque chose d'elle. C'était un émerveillement. Il aurait voulu être cet homme.
L'autre continuait à parler culture, bestiaux, engrais, bouchant avec des phrases banales tous les interstices où pouvait se gilsser une allusion. Charles ne l'écoutait pas ; Rodolphe s'en apercevait, et il suivait la mobilité de sa figure le passage des souvenirs. Elle s'empourprait peu à peu, les narines battaient vite, les lèvres frémissaient ; et il y eu mêmeun instant où Charles, plein d'une fureur sombre fixa les yeux contre Rodolphe qui, dans une sorte d'effroi, s'interrompit. Mais bientôt la même lassitude funèbre réapparut sur son visage.
- Je ne vous en veut pas, dit-il
Rodolphe était resté muet. Et Charles, la tête dans ses deux mains, reprit d'un voix éteinte et avec l'accent resigné des douleurs infinies :
- Non, je ne vous en veux plus !
Il ajouta même d'un grand mot, le seul qui ai jamais dit :
- C'est la faute de la fatalité !
Rodolphe, qui avait conduit cette fatalité, le trouva bien débonnaire pour un homme dans sa situation, comique même, et un peu vil.
Le lendemain, Charles alla s'asseoir sur le banc, dans la tonnelle. Des jours passaient par le treillis ; les feuilles de vigne dessinaient leurs ombres sur le sable, le jasmin embaumait, le ciel était bleu, des cantharides bourdonnaient autour des lis en fleur, et Charles suffoquait comme un adolescent sous les vagues effluves amoureux qui gonflaient son coeur chagrin.
A sept heures, la petite Berthe, qui ne l'avait pas vu de toute l'après-midi, vint le chercher pour dîner.
Il avait la tête renversée contre le mur, les yeux clos, la bouche ouverte, et tenait dans ses mains une longue mèche de cheveux noirs.
– Papa, viens donc ! dit-elle.
Et, croyant qu'il voulait jouer, elle le poussa doucement. Il tomba par terre. Il était mort.
Trente-six heures après, sur la demande de l'apothicaire, M. Canivet accourut. Il l'ouvrit et ne trouva rien.
Quand tout fut vendu, il resta douze francs soixante et quinze centimes qui servirent à payer le voyage de mademoiselle Bovary chez sa grand-mère. La bonne femme mourut dans l'année même ; le père Rouault étant paralysé, ce fut une tante qui s'en chargea. Elle est pauvre et l'envoie, pour gagner sa vie, dans une filature de coton. Depuis la mort de Bovary, trois médecins se sont succédé à Yonville sans pouvoir y réussir, tant M. Homais les a tout de suite battus en brèche. Il fait une clientèle d'enfer ; l'autorité le ménage et l'opinion publique le protège.
Il vient de recevoir la croix d'honneur



