La règle des trois unités

Le XVIIe siècle a vu peu à peu s’imposer la règle des trois unités. Cette règle permet au dramaturge d’accroître l’efficacité théâtrale, de rendre l’action plus vraisemblable.

  • L’unité d’action : les intrigues secondaires sont proscrites. Cela permet de concentrer l’intérêt dramatique sur le sujet principal de l’œuvre, de simplifier l’intrigue.
  • L’unité de temps : la durée de la représentation théâtrale doit coïncider avec la durée de l’action représentée. À la différence du théâtre baroque où les événements pouvaient s’étendre sur plusieurs jours, mois, voire plusieurs années, l’action des pièces classiques n’excède pas les vingt-quatre heures. Cette règle permet d’éviter l’invraisemblance.
  • L’unité de lieu : l’action doit se dérouler en un lieu unique. L’espace scénique coïncide ainsi avec le lieu de l’action représentée.

Il existait en outre d’autres exigences :

  • L’unité de ton doit être respectée afin de maintenir la séparation des genres (tragédie / comédie) ;
  • Les bienséances sont de deux ordres :
    • Les bienséances externes doivent être respectées afin de ne pas heurter le public : tout ce qui va contre la morale est banni (les scènes de violence, la mort, etc.) ;
    • Les bienséances internes relèvent de la cohérence des caractères des personnages. Le personnage a un caractère propre établi au début de la pièce et ce caractère est développé de manière cohérente jusqu’à la fin de l’action.

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