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Hugo, Hernani, acte III, scène 4

voici l'énoncé: Mettre en Valeur la déchirure Romantique dans Tirade d'Hernani.

Voici la tirade:

Hernani

Monts d'Aragon ! Galice ! Estramadoure !

- Oh ! je porte malheur à tout ce qui m'entoure ! -

J'ai pris vos meilleurs fils, pour mes droits, sans remords;

Je les ai fait combattre, et voilà qu'ils sont morts !

C'étaient les plus vaillants de la vaillante Espagne.

Ils sont morts ! ils sont tous tombés dans la montagne,

Tous sur le dos couchés, en braves, devant Dieu,

Et, si leurs yeux s'ouvraient, ils verraient le ciel bleu !

Voilà ce que je fais de tout ce qui m'épouse !

Est-ce une destinée à te rendre jalouse ?

Dona Sol, prends le duc, prends l'enfer, prends le roi !

C'est bien. Tout ce qui n'est pas moi vaut mieux que moi !

Je n'ai plus un ami qui de moi se souvienne,

Tout me quitte, il est temps qu'à la fin ton tour vienne,

Car je dois être seul. Fuis ma contagion.

Ne te fais pas d'aimer une religion!

Oh ! par pitié pour toi, fuis ! - Tu me crois, peut-être,

Un homme comme sont tous les autres, un être

Intelligent, qui court droit au but qu'il rêva.

Détrompe-toi. Je suis une force qui va !

Agent aveugle et sourd de mystères funèbres

Une âme de malheur faite avec des ténèbres !

Où vais-je ? je ne sais. Mais je me sens poussé

D'un souffle impétueux, d'un destin insensé.

Je descends, je descends, et jamais ne m'arrête.

Si parfois, haletant, j'ose tourner la tête,

Une voix me dit: Marche! et l'abîme est profond,

Et de flamme ou de sang je le vois rouge au fond !

Cependant, à l'entour de ma course farouche,

Tout se brise, tout meurt. Malheur à qui me touche !

Oh ! fuis ! détourne-toi de mon chemin fatal,

Hélas ! sans le vouloir, je te ferais du mal !

Aidez moi je ne comprends pas du tout ce que je suis censé faire !
et que dire !

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Hugo, Hernani, acte III, scène 4

Tu es censé
Mettre en valeur > Montrer les procédés de l'auteur
la déchirure romantique > Expliquer ce qu'est cette déchirure
dans la tirade d'Hernani. > dans ce passage

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Hugo, Hernani, acte III, scène 4

Bonjour j'ai besoin d'aide pour repondre a de questions sur cet extrait merci de votre aide !

Le 25 février 1830, la premiere representation d'Hernani est marquée par une bataille rangée entre partisans du drame romantique et adversaires, attachés aux régles du théatre classique. Hernani est un aristocrate espagnol, réduit à la condition d'exilé. Il aime dona Sol qu'aiment aussi le roi et don Ruy Gomez. Hernani a vu les preparatifs des noces de la jeune femme celle-ci lui montre le poignard avec lequel elle se tuera pour echaper a ce mariage. Pris de remords, Hernani se jette à ses pieds. La tirade qui suit montre ne volonté de voir en soi caractéristique du héros romantique, dont ces vers donnent aussi une image archétypale.extrait :

Monts d'Aragon, Galice, Estramadoure !
- Oh ! Je porte malheur à tout ce qui m'entoure !
J'ai pris vos meilleurs fils, pour mes droits, sans remords,
Je les ai fait combattre et voilà qu'ils sont morts !
C'était les plus vaillants de la vaillante Espagne.
Ils sont morts ! ils sont tous tombés dans la montagne,
Tous sur le dos couché, en braves, devant Dieu,
Et, si leurs yeux s'ouvraient, ils verraient le ciel bleu !
Voilà ce que je fais de tout ce qui m'épouse !
Est-ce une destinée à te rendre jalouse ?
Doña Sol, prends le duc, prends l'enfer, prends le roi !
C'est bien. Tout ce qui n'est pas moi vaut mieux que moi !
Je n'ai plus un ami qui de moi se souvienne,
Tout me quitte ; il est temps qu'à la fin ton tour vienne,
Car je dois être seul. Fuis ma contagion.
Ne te fais pas d'aimer une religion !
Oh ! par pitié pour toi, fuis !... Tu me crois peut-être,
Un homme comme sont tous les autres, un être
Intelligent, qui court droit au but qu'il rêva.
Détrompe-toi. Je suis une force qui va !
Agent aveugle et sourd de mystères funèbres !
Une âme de malheur faite avec des ténèbres !
Où vais-je ? Je ne sais. Mais je me sens poussé
D'un souffle impétueux, d'un destin insensé.
Je descends, je descends et jamais ne m'arrête.
Si, parfois, haletant, j'ose tourner la tête,
Une voix me dit : "Marche !" et l'abîme est profond,
Et de flamme ou de sang je le vois rouge au fond !
Cependant, à l'entour de ma course farouche,
Tous se brise, tout meurt. Malheur à qui me touche !
Oh ! Fuis ! Détourne-toi de mon chemin fatal !
Hélas, sans le vouloir, je te ferai du mal !

questions :
_etudiez l'alternace de monologue et de dialogue , de recit et d'introspection . quel est l'effet produit ?
_Sur quel procédés d'expression repose le registre lyrique de la tirade ?


merci d'avance

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