Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, I, 3

Amis du soir Bonsoir

Alors tout d'abord je me presente, Valentin 1re Scientifique dans le Gard. J'ai decouvert ce forum en cherchant des fiches méthodes sur les commentaires et je suis tombé sur ce site (au passage, les fiches de méthode sont très bien rédigées pour quelqu'un qui ne fait pas des lettres sa matière favorite ). Et etant donné que je ne trouve vraiment pas et que j'ai vu que ce forum avait l'air assez actif et pour avoir feuilleté quelques pages, les réponses assez claires et aidant bien, j'ai decidé de tenter ma chance .

Alors passont dans le vif du sujet. Je doit faire un commentaire sur un extrait de texte de Francois René de Chateaubriand ou il evoque sa naissance.

Voila l'extrait en question :

J'était presque mort quant je vins au jour. Le mugissement des vagues, soulevées par une bourrasque annonçant l'équinoxe d'automne, empechait d'entendre mes cris: on ma souvent conté ces details; leur tristesse ne s'est jamais effacée de ma memoire. Il l'y a pas de jour ou, revant a ce que j'ai ete, je ne revoit en pensée le rocher sur lequel je suis né. la chambre ou ma mere m'infligea la vie, la tempete dont le bruit berca mon premier sommeil, le frere infortuné qui me donna un nom que j'ai presque toujours trainé dans le malheur. Le Ciel semble reunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinées.
                                   Francois René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe 1849

Voila. Alors en fait je ne comprend spour ainsi dire pas grand chose au texte et le peu que je comprends je ne voit pas comment arriver a sortir 2 axes la dessus ..

Si quelqu'un pouvait m'aider cela serait vraiment tres gentil 

Merci d'avance et bonne soirée =]

2

Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, I, 3

Bonjour,

Avez-vous lu cette page ?
Ou celle-ci ?

Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, I, 3

Non j'avoue je ne les avais pas vues.

Merci beaucoup ça m'aide énormément

4

Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, I, 3

:)bonjour et merci d'avance pour votre aide. j'ai un commentaire de texte à faire, extrait des mémoires d'outre tombe de chateaubriand, livre 1 chapitre 2 :

1 L 1 Chapitre 2

"La Vallée-aux-Loups, le 31 décembre 1811.
Naissance de mes frères et soeurs. - Je viens au monde.
Ma mère accoucha à Saint-Malo d'un premier garçon qui mourut au berceau, et qui fut nommé Geoffroy, comme presque tous les aînés de ma famille. Ce fils fut suivi d'un autre et de deux filles qui ne vécurent que quelques mois.
Ces quatre enfants périrent d'un épanchement de sang au cerveau. Enfin, ma mère mit au monde un troisième garçon qu'on appela Jean-Baptiste : c'est lui qui, dans la suite, devint le petit-gendre de M. de Malesherbes. Après Jean-Baptiste naquirent quatre filles : Marie-Anne, Bénigne, Julie et Lucile, toutes quatre d'une rare beauté, et dont les deux aînées ont seules survécu aux orages de la Révolution. La beauté, frivolité sérieuse, reste quand toutes les autres sont passées. Je fus le dernier de ces dix enfants. Il est probable que mes quatre soeurs durent leur existence au désir de mon père d'avoir son nom assuré par l'arrivée d'un second garçon ; je résistais, j'avais aversion pour la vie.
Voici mon extrait de baptême :
" Extrait des registres de l'état civil de la commune de Saint-Malo pour l'année 1768.
" François-René de Chateaubriand, fils de René de Chateaubriand et de Pauline-Jeanne-Suzanne de Bedée, son épouse, né le 4 septembre 1768, baptisé le jour suivant par nous, Pierre-Henry Nouail, grand-vicaire de l'évêque de Saint-Malo. A été parrain Jean-Baptiste de Chateaubriand, son frère, et marraine Françoise-Gertrude de Contades, qui signent et le père. Ainsi signé au registre : Contades de Plouër, Jean-Baptiste de Chateaubriand, Brignon de Chateaubriand, de Chateaubriand et Nouail, vicaire-général. "
On voit que je m'étais trompé dans mes ouvrages : je me fais naître le 4 octobre et non le 4 septembre ; mes prénoms sont : François-René, et non pas François-Auguste [Vingt jours avant moi, le 15 août 1768, naissait dans une autre île, à l'autre extrémité de la France, l'homme qui a mis fin à l'ancienne société, Bonaparte.] .
La maison qu'habitaient alors mes parents est située dans une rue sombre et étroite de Saint-Malo, appelée la rue des Juifs : cette maison est aujourd'hui transformée en auberge. La chambre où ma mère accoucha domine une partie déserte des murs de la ville, et à travers les fenêtres de cette chambre on aperçoit une mer qui s'étend à perte de vue, en se brisant sur des écueils. J'eus pour parrain, comme on le voit dans mon extrait de baptême, mon frère, et pour marraine la comtesse de Plouër, fille du maréchal de Contades. J'étais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues, soulevées par une bourrasque annonçant l'équinoxe d'automne, empêchait d'entendre mes cris : on m'a souvent conté ces détails ; leur tristesse ne s'est jamais effacée de ma mémoire. Il n'y a pas de jour où, rêvant à ce que j'ai été, je ne revoie en pensée le rocher sur lequel je suis né, la chambre où ma mère m'infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j'ai presque toujours traîné dans le malheur. Le Ciel sembla réunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinées. "

mon introduction :
Chateaubriand est un auteur romantique du XIXème siècle. son oeuvre les Mémoires d'outre tombe relève de l'autobiographie mais c'est aussi un récit historique.  La rédaction de cette oeuvre débute vers 1809, il est âgé de 41 ans, c'est l'âge de la maturité, du bilan. C'est une autobiographie dans laquelle on se propose d'étudier la représentation de l'enfance. Un double thème domine, la poésie du souvenir et de la mort. C'est aussi un poème épique même s'il n'a pas de volonté à l'épique mais plutôt au symbole. Aux yeux de chateaubriand, lorsqu'il écrit les mémoires d'outre tombe, l'histoire de sa vie a validé le symbole de sa naissance. Cet extrait de cette oeuvre se réfère donc à sa naissance et à ses souvenirs d'enfance vécus, réecrits et ou racontés.
le récit autobiographique ne peut se satisfaire du matériau brut fourni par la mémoire ; il est davantage la mise en forme des souvenirs.

voilà pour le début de mon introduction
pouvez-vous me donner votre avis et vos conseils
merci beaucoup