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Après que / avant que

J'ai une petite question avec le verbe oublier :
"Avant que je n'oublie" ou "Avant que j'oublie" ?

Après que / avant que

Je crois pouvoir te répondre dans le cas général (et pas seulement avec le verbe "oublier"!...)

Le "ne" qui suit "avant que" est autorisé... mais il est tout à fait facultatif.
On peut aussi bien dire : "Avant qu'il ne vienne" que "Avant qu'il vienne"; "Avant qu'il ne raconte une grosse bêtise" que"Avant qu'il dise n'importe quoi sur la grammaire."

Je crois qu'on dit d'ailleurs de ce "ne" (tout comme celui qui peut ou pas suivre le verbre "craindre") qu'il est explétif.

Maintenant, je laisse aux spécialistes le soin de me corriger si j'ai fait une erreur.

Après que / avant que

Le problème de NE n'est pas lié au verbe oublier mais à la présence de la conjonction de subordination AVANT QUE.

Ce NE est appelé explétif, ce qui signifie qu'il ne sert à rien.
Il n'apporte en effet rien à la signification de l'énoncé ; au contraire, il est nocif, parce que certains le prennent pour une véritable négation.
Il est facultatif ; personnellement, j'essaye de l'éviter.

Je préconise : Avant que j'oublie...
(En sachant que je vais soulever des protestations.)

Grevisse donne six citations SANS ne avec "avant que", mais il en donne le double AVEC ne. Ne criez pas victoire !
Pour une fois, je ne donnerai pas de citation d'auteur à l'appui de ce que je dis. Alors ? Alors, je vous donne deux citations de l'Académie. Pourquoi deux ? Parce qu'elles sont en sens contraire :
* Avant qu'il NE fasse froid. (Académie)
* J'irai le voir avant qu'il parte. (Académie)

Le NE explétif se rencontre notamment (exposé sommaire) :
1 après les verbes affirmatifs de crainte,
* J'ai peur qu'il (ne) vienne.
Différent de :
* J'ai peur qu'il ne vienne pas. (Véritable négation)
(Je plains les non francophones !)
2 après les verbes d'empêchement,
3 après les verbes de doute ou de négation à la forme négative ou interrogative,
4 après les conjonctions de subordination : avant que, à moins que, de crainte que, de peur que,
5 dans une subordonnée corrélative appelée par un adverbe d'inégalité ou par meilleur, moindre, autre, etc.,
6 après certaines expressions comme "peu s'en fallut",
7 après la locution que signifiant avant que, tant que, à moins que, lorsque la principale est négative (seul cas où le NE est obligatoire).
* Tu n'auras pas de dessert QUE papa N'ait mangé sa soupe.
= ... tant que papa N'aura PAS... (Véritable négation)

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Après que / avant que

Bonjour,

Je ressuscite cette discussion pour signaler un lien trouvé chez nos amis de languefrancaise.net et qui parle justement de après que : http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_pro … hp?id=2609 [vidéo].

Bonne journée !

Cyril

Après que / avant que

Bonjour, Cyril !

Voilà qui nous conforte ! Résistons...

Bonne journée,
Edy

Après que / avant que

Bonjour,
 

Je ne sais jamais s'il faut dire avant que je vienne ou avant que je NE vienne...
Aidez-moi avant que je (ne ?) fasse une bêtise! Merci

Après que / avant que

Bonjour,

Je viens de voir, que l'emploi de l'indicatif était de rigueur après la locution conjonctive  "après que" ; alors qu'avec " avant que" l'emploi du subjonctif est bien de mise !  J'en suis étonné ! Pouvez-vous me le confirmer ! 

Exemple:   Il est arrivé après qu’on l’a appelé. ( et non  après qu’on l’ait appelé).

Merci !

Sic transit gloria mundi !

Après que / avant que

Bonjour !

L'indicatif passé composé, forme pour laquelle je "milite" :
* Il est arrivé après qu'on l'A appelé.

Pour surenchérir par rapport à l'antériorité déjà comprise dans le verbe principal, on peut employer l'indicatif passé SURcomposé :
* Il est arrivé après qu'on l'A EU appelé.

J'aime assez cette forme, que certains ont appelée le "bisantérieur".
Lorsqu'on l'emploie, c'est dans un contexte de temps. Elle n'est pas obligatoire.
* Lorsqu'il m'A EU quitté, j'ai réfléchi que... (Green)
* Quant mon père A ETE mort, ils lui ont retiré... (Hugo)
* Quand il AVAIT EU rassemblé..., il leur avait dit... (Stendhal)
* Sans lui, j'AURAIS EU dîné de meilleure heure. (Académie)
* AYANT EU terminé son travail, il a pu avoir son train. (Grevisse)
* Le plombier est parti sans AVOIR EU terminé son travail. (Grevisse)
Source : Grevisse n°788.

Après que / avant que

Bonsoir à tous
APRÈS QUE
On parle ici d’une proposition subordonnée, complément circonstanciel du temps. Aujourd’hui, certains grammairiens  l’appel  complément adverbial de temps.
Moi, j’apprends français par la grammaire et la règle est claire
Pour une subordonnée du temps introduite par la locution « après que »
Le verbe dans la subordonnée du temps introduite par « après que » est TOUJOURS à INDICATIF
Je n’ai vu aucune raison pour employer le subjonctif. Mais si les français ont grande habitude d’employer le subjonctif, votre langue changera – ce sera dommage.
Mais aussi, la locution « après que » insiste sur le fait que le verbe de la subordonnée du temps exprime un événement accompli (achevé) antérieur au temps du verbe de la principale. (la subordonnée ne peut pas exprimer la simultanéité)

Pour ces raisons le MODE du verbe de la subordonnée du temps est toujours à l’INDICATIF et le temps est toujours un TEMPS COMPOSÉ ou SURCOMPOSÉ (selon le temps du verbe dans la principale) pour exprimer l’antériorité et l’aspect accompli.
Par exemple
proposition principale = La mère permet à son fils d’aller jouer
                    (présent) ( temps simple)
subordonnée du temps = après qu’il (terminer) ses devoirs.
Le verbe dans la subordonnée introduite par « après que » doit exprimer un événement achevé antérieur au temps présent  -- ce temps est le passé composé
« La mère PERMET à son fils d’aller jouer après qu’il A TERMINÉ ses devoirs. »
    présent ( temps simple)        passé composé ( temps composé)

« La mère A PERMIS à son fils d’aller jouer après qu’il A EU TERMINÉ ses devoirs. »
passé composé ( temps composé)    passé surcomposé (temps surcomposé)
Si le verbe de la principale est un temps simple, le verbe de la subordonnée sera au temps composé.
Si le verbe de la principale est un temps composé, le verbe de la subordonnée sera au temps surcomposé.

On peut mettre la subordonnée devant la principale
Moi, j’aurais écrit   
    Subordonnée du temps        Proposition Principale
    passé composé                    présent
Après que l’enfant a terminé ses devoirs, sa mère lui permet d’aller jouer.

         passé surcomposé            passé composé
Après que l’enfant a eu terminé ses devoirs, sa mère lui a permis d’aller jouer.

        passé antérieur            passé simple
Après que l’enfant eut terminé ses devoirs, sa mère lui permit d’aller jouer.

        plus-que-parfait            imparfait
Après que l’enfant avait terminé ses devoirs, sa mère lui permettait d’aller
jouer.
        future antérieur            future
Après que l’enfant aura terminé ses devoirs, sa mère lui permettra d’aller jouer.

        conditionnel     antérieur        conditionnel présent
Après que l’enfant aurait terminé ses devoirs, sa mère lui permettrait d’aller jouer.

    le surcomposé du plus-que-parfait             plus-que-parfait
Après que l’enfant avait eu terminé ses devoirs, sa mère lui avait permis d’aller jouer.

Vous m’avez bouleversé par des exemples qui contredisent  ces règles!!
Par exemple
Jean Paul Sartre
XX « Après qu’elle m’ait quitté… j’ai pensé » XX
La dernière fois que j’ai mis en question un temps employé par Gide tout le monde m’a châtié. Mais encore une fois j’ose dire que Sartre a fait deux fautes (même s’il les a fait exprès). D’abord, s’il emploie le passé composé « j’ai pensé », la subordonnée « après que…….. » doit être au passé surcomposé. S’il insiste en employer le subjonctif il aurait dû écrire
X « Après qu’elle m’ait eu quitté… j’ai pensé » X
mais le mode aurait dû l’indicatif et selon la grammaire la phrase sans faute est :
« Après qu’elle m’a eu quitté… j’ai pensé »
Dites ce que vous voulez.
L’exemple tiré de Hans
XX  « Il nous a reçus après que notre ami l'en a prié. » XX
C’est fautif! Le mode est correct mais le temps choisi est fautif
À mon avis on doit écrire
« Il nous a reçus après que notre ami l'en a eu prié. »
Exemple de Warulf
XX Il est arrivé après qu'on l'a appelé. XX
Cette phrase est fautive parce qu’elle n’exprime pas l’antériorité de la subordonné.
« Il est arrivé après qu'on l'a EU appelé. »
passé composé        passé surcomposé
La signification  de « après que » nous informe que l’événement est déjà achevé et qu’il a lieu avant l’événement dans la principale.

Avec les autres locutions ou conjonctions du temps comme « quand », « une fois que » « dés que » aussitôt que etc., on peut choisir exprimer soit la SIMULTANÉITÉ entre la subordonnée et la principale ou bien l’ANTÉRIORITÉ dans la subordonnée.
"Je vous réglerai dés que je recevrais la facture."
(la subordonné exprime la simultanéité)
"Je vous réglerai dés que j’aurais reçu la facture."
(la subordonné exprime l’antériorité)
Mais avec « après que »  le verbe de la subordonnée doit exprimer seulement l’antériorité – il faut que j’écrive :
Je vous réglerai après que j’aurais reçu la facture.

Quand l'avion eut décollé, nous nous sommes aperçus que le pilote était resté au sol. (subordonnée exprime l’antériorité)
Moi, je préfère écrire :
Quand l'avion eut décollé, nous nous aperçûmes  que le pilote était resté au sol.
    passé antérieur            passé simple
On commence avec un temps littéraire qui exprime cet antériorité ( passé antérieur) et on continue avec le temps littéraire correspondant. ( passé simple). Cela exprime l’antériorité de la subordonnée (un événement achevé  relatif à la principale)
Pour exprimer la simultanéité
Quand l'avion décolla, nous nous  aperçûmes  que le pilote était resté au sol.    (passé simple)        (passé simple)
Mais avec « après que »
Après que l'avion eut décollé, nous nous aperçûmes  que le pilote était resté au sol.
ou
Après que l’avion a eu décollé nous nous sommes aperçu que le pilote était resté au sol.
Après que l’avion a décollé nous nous apercevons que le pilote est resté au sol.
L’exemple tiré de Hans – s’il a employé, par exemple « une fois que » au lieu de « après que »
« Il nous a reçus UNE FOIS QUE notre ami l'en a prié. »
Ici on exprime la simultanéité
mais pas
XX « Il nous a reçus APRÈS QUE notre ami l'en a prié. » XX
On doit exprimé l’antériorité
« Il nous a reçus APRÈS QUE notre ami l'en a EU prié. »

Lorsqu'il m'a eu quitté, j'ai réfléchi que... (Green)
Cette phrase exprime l’antériorité de la subordonnée mais on peut aussi, correctement, écrit
Lorsqu'il m'a quitté, j'ai réfléchi que...
qui exprime la simultanéité – ici, on n’insiste pas sur l’antériorité
C’est comme
Aussitôt qu’il m’a quitté, j'ai réfléchi que...
Tandis qu’il me quittait, je réfléchissais que….

J’ai remarqué dans les exemples d’EDY
Quand il AVAIT EU rassemblé..., il leur avait dit… ( Stendhal)
Voilà, le surcomposé du plus-que-parfait  --- intéressant!
mais on peut aussi écrire
Quand il AVAIT rassemblé..., il leur avait dit…
Mais si on emploie la locution « après que » on doit écrire
Après qu’il AVAIT EU rassemblé..., il leur avait dit…

Les conjonctions ou locutions du temps « avant que », « le temps que », « en attendant que », « d’ici à ce que », « d’ici que », « jusqu’à ce que » etc. expriment la postériorité dans la subordonné et tout naturellement, les verbes des subordonnées introduites par ces locutions sont au subjonctif.

« J’espère que je comprends les subordonnées du temps après que je les ai étudiées avec diligence. »
ou
« J’espère que je comprends les subordonnées du temps après les avoir étudiées avec diligence. »

Wyn

Après que / avant que

Bonjour,
Après avoir relu mon message j'ai trouvé des erreurs.
"Je vous réglerai après que je RECEVRAI la facture."
      FUTUR                            FUTUR
J'avait écrit X "recevrais" X
et l'INDICATIF et pas X INDICATIF X (j'ai omis l'article défini)
Je suppose qu'il y a des autres.
Pardonnez-moi
Wyn