21 (Modifié par tzekpido 01/09/2015 à 21:58)

Choix des temps

Mon premier choix du passé simple dans la phrase :

"Céline avait été la toute première femme qu'il osa regarder d'un peu plus près"

m'est venu à l'instinct puisque tout le paragraphe qui suit s'intéresse à Céline (et non au fait qu'il a osé la regarder - je ne sais pas si c'est clair)

Paulang, pour vous, ce serait donc tout à fait convenable. (et c'est vrai que je préfère cette forme, mais peut-être l'ai-je trop en tête à force de l'avoir vue…)

J'ai par ailleurs trouvé une règle qui préconise d'utiliser le subjonctif lorsque le pronom relatif est un superlatif ou contient "le seul, le premier."

Ex: Ce sont les seules fautes que j'aie vues.

Donc, effectivement je me pose la question du "qu'il eût osé regarder" (ou encore qu'il osât) à la place (mais j'aime moins…)

Choix des temps

lorsque le pronom relatif est un superlatif ou contient "le seul, le premier."

Ou, plus exactement, lorsque l'antécédent du pronom relatif....

23

Choix des temps

oui, l'antécédent 

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Choix des temps

Et alors, que convient-il d'écrire ?

Choix des temps

Céline avait été la toute première femme qu'il ait osé regarder d'un peu plus près.

26 (Modifié par tzekpido 02/09/2015 à 00:09)

Choix des temps

Merci Jehan (et les autres), cette tournure a priori me convient bien. (mais cela ne donne-t-il pas en même temps l'impression qu'il n'y a plus eu de femme par la suite  ? Ce qui ne serait pas exact.)
En tout cas, je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à me torturer là-dessus.

Abuserais-je si je vous demande également vos avis (précieux) sur une autre phrase ?

Toujours dans un contexte d'analepse >

"Lorsque l’inconnu le libéra de son emprise, le chien de nouveau doux comme un agneau, était allé directement se coucher aux pieds de son maître. "

Choix des temps

mais cela ne donne-t-il pas en même temps l'impression qu'il n'y a plus eu de femme par la suite  ?

Puisqu'on parle de la première, cela sous-entend forcément qu'il y en a eu d'autres...
Et le passé du subjonctif, d'un registre plus courant,  est admissible à la place du plus-que-parfait "eût osé".

28 (Modifié par paulang 02/09/2015 à 00:48)

Choix des temps

Mieux qu''admissible, recommandé. En effet, je ne ressens absolument pas la concordance des temps avec eût osé alors que ait osé ne me pose aucun problème.

Lorsque l’inconnu le libéra de son emprise, le chien de nouveau doux comme un agneau, était allé directement se coucher aux pieds de son maître.

Pour se prononcer il faudrait savoir qui est le ( le chien, le maitre ou qui que ce soit d'autre)

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Choix des temps

tzekpido a écrit :

"Lorsque l’inconnu le libéra de son emprise, le chien de nouveau doux comme un agneau, était allé directement se coucher aux pieds de son maître. "

Si l'on conserve le passé simple dans la première partie de la phrase, je pense qu'il vaut mieux préférer :

« Lorsque l’inconnu le libéra de son emprise, le chien, de nouveau doux comme un agneau, alla directement se coucher aux pieds de son maître. »

ou alors, si l'on souhaite à tout prix garder le plus que parfait dans la seconde partie :

« Après que l’inconnu l'eût libéré de son emprise, le chien, de nouveau doux comme un agneau, était allé directement se coucher aux pieds de son maître. »

J'ai rajouté une virgule qui me paraît opportune. 

30 (Modifié par tzekpido 02/09/2015 à 10:48)

Choix des temps

Le pronom "le" désigne le chien.

J'avais pensé également à "qu'il eût libéré" mais lorsque n'appelle pas forcément un subjonctif, non ?

Je vais être pénible    mais est-ce ce passé simple, encore une fois, sera perçu comme une grossière erreur (j'ai beau modifier le temps de cette phrase, je trouve que c'est ce qui l'alourdit le moins…)

Merci en tout cas pour votre intérêt.