Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonjour, j'aurai besoin d'aide afin de trouver quelques idées pour prouver "En quoi ce texte est Lyrique"?

Ce passage à été tiré de la pièce de théâtre "On ne badine pas avec l'amour" de Alfred de Musset.

Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, arrtificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui.

Pour toutes ces répliques, c'est le même personnage qui parle.

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonsoir Ramuh,

Consulte la fiche du site sur le lyrisme, ici : il serait tellement dommage que tu n'aies rien à dire de ce texte...

Muriel

Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonjours, j'ai un commentaire de texte à faire sur la tirade de Perdican Acte 2 scène 5 " on ne badine pas avec l'amour ".
J'ai du mal  à trouver les axes, est-ce que vous pouvez m'aider ? Merci !

Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui.

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonsoir les utilisateurs !
Voilà je suis en seconde et la prof de francias nous a demander de faire un commentaire pendant les vacances et on a jamais vus de cours dessus :s donc voilà mais je me debrouille sa va juste je narrive pas a trouver une problematique et il faut aussi faire une mise en parallèle affirmative avec un autre texte avec lequel il entretient un reel rapport dans la conclusion finale et la re-blanc :s
Donc esque vous pourriez m'aider silvouplait, et l'extrait etudie est les deux derniere replique de Perdican dans on ne badine pas avec lamour acte 2 scene 5 de Alfred de Musset et les deux axes sont
1. Un requisitoire contre le discours religieux
2. Un plaidoyer pour l'amour humain

Merci davance...

Une desespere !

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonsoir

Pour la problématique, je t'en propose deux :
soit une sensibilité exacerbée,
soit la recherche désespérée d'une raison de vivre.

Quant à un texte de même tonalité, tu peux aller regarder "La nuit d'octobre" du même Musset.

Tu as aussi ce texte de George Sand :

   

Lettre De George Sand A Alfred De Musset

Venise, 12 mai 1834

Non, mon enfant chéri
Ces trois lettres ne sont pas
Le dernier serment de main de l'amant qui te quitte
C'est l'embrassement du frère qui te reste
Ce sentiment là est trop beau, trop pur et trop doux
Pour que j'éprouve jamais le besoin d'en finir avec lui
Que mon souvenir n'empoisonne aucune des jouissances de ta vie
Mais ne laisse pas ces jouissances détruire et mépriser mon souvenir
Sois heureux, sois aimé, comment ne le serais-tu pas?
Mais garde-moi dans un petit coin secret de ton coeur
Et descends-y dans tes jours de tristesse
Pour y trouver une consolation ou un encouragement

Aime aurant qu'on maltraite
Aime pour tout de bon
Aime une femme, jeune et belle
Et qui n'ait pas encore aimé

Ménage-la, et ne la fait pas souffrir
Le coeur d'une femme est une chose si délicate

Quand ce n'est pas un glaçon ou une pierre
Je crois qu'il n'y a guère de milieu
Et il n'y en pas non plus
Dans ta manière d'aimer

Ton âme est faite pour aimer ardamment
Ou pour se dessécher tout à fait
Tu l'as dit cent fois
Et tu as eu beau t'en dédire

Rien, rien n'a effacé cette sentence-là
Il n'y a au monde que l'amour
Qui soit quelque chose
Peut-être m'as-tu aimé avec haine
Pour aimer une autre avec abandon
Peut-être celle qui viendra
T'aimera-t-elle moins que moi
Et peut-être sera-t-elle plus heureuse
Et plus aimée

Peut-être ton dernier amour
Sera-t-il le plus romanesque et le plus jeune
Mais ton coeur, mais ton bon coeur, ne le tue pas je t'en prie
Qu'il se mette tout entier dans tous les amours de ta vie
Afin qu'un jour tu puisse regarder en arrière et dire comme moi
"J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois... mais j'ai aimé"

Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonjour à tous, j'ai un commentaire littéraire pour la rentrée sur un extrait du livre On ne badine pas avec L'amour de Alfred de Musset. Il s'agite de la scène V, Acte II

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. "

Il faut commenter le style et le registre de ce passage,
    Partager vous cette conception de l'amour? Justifier .
Il faut 1page environ.
Je n'es aucune notion pour le faire, je ne sais que dire ni par ou commencer, je connais les noms des différents registres mais je ne sais quels sont les registres de cette extrait ni rien, il faut dire les procédés de style... ect, AIDER MOI svp.
Voici ce que j'ai trouvé pour le moment,rien n'es mis en place car je ne sais comment organiser tout ceci dans mon commentaire et il me manque encore beaucoup de choses je susi sure..

Dans cet extrait De Musset, nous observons deux registres : le registre polémique et le registre lyrique, comme le prouve les antithèses "sainte et sublime", ou encore dans la métaphore entre " l'égoût et la beauté", nous retrouvons donc ici une union des contraires entre le sublime et  le grotesque ( romantisme ).
De plus, nous observons un portrait caricatural des hommes, femmes et du monde avec une accumulation hyperbolique des défauts. Cette tyrade est polémique du fait de l'exagération: "tous les hommes/ toutes les femmes" (sans exception).  L’adverbe « mais » va renverser l’image péjorative car il va montrer que l’union de ces deux êtres avec l’amour va sublimer leurs défauts.
Demblé, nous pouvons relever la métaphore du monde: le monde est un égoût, les hommes des phoques et les vices de l'homme de la fange ainsi que
la présence d'un rythme ternaire qui donne une idée d'abondance ou encore d'amplification.
On retrouve une montée progressive « tous les hommes », « toutes les femmes », « le monde ».
Ensuite il faut que j'ajoute d'aute chose mais je ne sais quoi ..

Merci à tous !

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonjour Caren,

Commençons par le début.
Le registre est polémique par l'exagération : tous (sans exception), ne que (sans exception)...
De plus la conception est pessimiste.
Enfin, ces affirmations se terminent par un paradoxe : de cette boue peut sortir le "sublime".

Dans les procédés, il faut ajouter les accumulations, les hyperboles, les images...

Après ces repérages, il faut justifier leur emploi : Perdican est sottement savant, il a cependant une conception mystique de l'amour...

Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Dacor merci beaucoup pour ces quelques infos. Dites moi ce que vous pensé de mon travail, il me manque des choses? Ai-je mal formuler des phrases?

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Bonjour est ce que quelqu'un pourrait me dire quel plan il ferait pour répondre à ceci : 
"Quels sont les différents enjeux dramatique de cet extrait " : Acte 2 scene 5 Merci urgent !!!

CAMILLE
Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d'un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas.
Voilà mon amant.
Elle montre son crucifix.

PERDICAN
Cet amant-là n'exclut pas les autres.

CAMILLE
Pour moi, du moins, il les exclura. Ne souriez pas, Perdican ! Il y a dix ans que je ne vous ai vu, et je pars demain. Dans dix autres années, si nous nous revoyons, nous en reparlerons. J'ai voulu ne pas rester dans votre souvenir comme une froide statue ; car l'insensibilité mène au point où j'en suis. Écoutez-moi ; retournez à la vie, et tant que vous serez heureux, tant que vous aimerez comme on peut aimer sur la terre, oubliez votre soeur Camille ; mais s'il vous arrive jamais d'être oublié ou d'oublier vous-même, si l'ange de l'espérance vous abandonne, lorsque vous serez seul avec le vide dans le coeur, pensez à moi qui prierai pour vous.

PERDICAN
Tu es une orgueilleuse ; prends garde à toi.

CAMILLE
Pourquoi ?

PERDICAN
Tu as dix-huit ans, et tu ne crois pas à l'amour ?
CAMILLE
Y croyez-vous, vous qui parlez ? Vous voilà courbé près de moi avec des genoux qui se sont usés sur les tapis de vos maîtresses, et vous n'en savez plus le nom. Vous avez pleuré des larmes de joie et des larmes de désespoir ; mais vous saviez que l'eau des sources est plus constante que vos larmes, et qu'elle serait toujours là pour laver vos paupières gonflées. Vous faites votre métier de jeune homme, et vous souriez quand on vous parle de femmes désolées ; vous ne croyez pas qu'on puisse mourir d'amour, vous qui vivez et qui avez aimé. Qu'est-ce donc que le monde ? Il me semble que vous devez cordialement mépriser les femmes qui vous prennent tel que vous êtes, et qui chassent leur dernier amant pour vous attirer dans leurs bras avec les baisers d'une autre sur les lèvres. Je vous demandais tout à l'heure si vous aviez aimé ; vous m'avez répondu comme un voyageur à qui l'on demanderait s'il a été en Italie ou en Allemagne, et qui dirait : Oui, j'y ai été ; puis qui penserait à aller en Suisse, ou dans le premier pays venu. Est-ce donc une monnaie que votre amour, pour qu'il puisse passer ainsi de mains en mains jusqu'à la mort ? Non, ce n'est pas même une monnaie ; car la plus mince pièce d'or vaut mieux que vous, et dans quelques mains qu'elle passe elle garde son effigie.

PERDICAN
Que tu es belle, Camille, lorsque tes yeux s'animent !
CAMILLE
Oui, je suis belle, je le sais. Les complimenteurs ne m'apprendront rien ; la froide nonne qui coupera mes cheveux pâlira peut-être de sa mutilation ; mais ils ne se changeront pas en bagues et en chaînes pour courir les boudoirs ; il n'en manquera pas un seul sur ma tête lorsque le fer y passera ; je ne veux qu'un coup de ciseau, et quand le prêtre qui me bénira me mettra au doigt l'anneau d'or de mon époux céleste, la mèche de cheveux que je lui donnerai pourra lui servir de manteau.

PERDICAN
Tu es en colère, en vérité.

CAMILLE
J'ai eu tort de parler ; j'ai ma vie entière sur les lèvres. ô Perdican ! ne raillez pas ; tout cela est triste à mourir.

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Musset, On ne badine pas avec l'amour, acte II, scène 5

Qu' est-ce qui se joue ici ?

Les deux conceptions de l'amour qui s'opposent ici sont-elles compatibles ?

CAMILLE
Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir ; je veux aimer d'un amour éternel, et faire des serments qui ne se violent pas.

PERDICAN
Tu as dix-huit ans, et tu ne crois pas à l'amour ?

Le ton des échanges oscille entre grandeur et petitesse. Qu'en est-il de la sincérité ?

S'agit-il d'une conversation badine ou sérieuse ?