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Hugo, Les Orientales, XVIII, L'enfant

Bonsoir,

Sois attentif au cadre pittoresque, à l'importance des éléments naturels dans le poème. Et puis, la source d'inspiration reste exotique, l'exotisme plaisant beaucoup aux poètes romantiques...
L'expression de la souffrance également, du dénuement.
Les exclamations lyriques...
Une petite fiche de synthèse sur le romantisme : http://www.lyc-levigan.ac-montpellier.f … ntisme.htm

Cordialement.

PS : 70eme message

Hugo, Les Orientales, XVIII, L'enfant

Bonsoir... Tu ne connais pas les caractéristiques du romantisme ?

https://www.etudes-litteraires.com/figu … ntisme.php

Hugo, Les Orientales, XVIII, L'enfant

Bonjour je voudrais savoir en quoi le poème relève du romantisme ?

34 (Modifié par SunnyFncg 21/02/2015 à 10:34)

Hugo, Les Orientales, XVIII, L'enfant

Bonjour à tous,

Je suis élève en seconde, et je dois actuellement rédiger un commentaire composé sur le très beau poème de Victor Hugo "L'enfant". C'est mon premier commentaire composé et j'ai quelques interrogations.
Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien m'aider !!! 
Tout d'abord, selon mon livre de français, les enjambements présents dans le texte (vers 20, 21, 22 il me semble) ainsi que les questions rhétoriques du texte sont la preuve de la compassion de l'auteur. Je ne vois pas vraiment en quoi. Certes l'enjambement montre de la tendresse, de l'affection, mais de la compassion ?
Mon livre parle aussi de "lyrisme de l'engagement", je souhaite faire une sous-partie d'axe la-dessus mais, ne l'ayant jamais étudié, je ne sais pas comment m'y prendre. J'aimerais parler du courant littéraire du genre lttéraire ainsi que de l'engagement du poète si possible.
Merci de m'avoir lue et merci de m'aider le plus tôt possible !
S.F

PS: J'allais oublier, je n'ai jamais rédigé de conclusion, quelqu'un pourrait-il m'indiquer des pistes ? merci


Victor Hugo — Les Orientales

L’Enfant


Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.


Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.


Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tête blonde,


Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?


Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?


Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

Hugo, Les Orientales, XVIII, L'enfant

Ce poème est tout en antithèses.
Tu pourrais tout d'abord commenter les oppositions passé/présent, guerre, ravage/ paix nature ; puis t'intéresser plus précisément à la figure de l'enfant.