Primo Levi, Si c'est un homme

Bonjour, bonjour, je viens ici pour discuter de ce livre.
J'aimerai savoir quel moment vous à plu ou déplu et pourquoi ?
Moi ce qui m'a plu c'est que Primo Lévi nous raconte son vécu par des mots simples, et sans aucune critique à l'égard des nazis. Il est très bien arrivé à faire le travail de l'historien, qui doit analyser les faits et rester objectif. Et je pense que c'est un exploit d'être si objectif, malgrè que ce soit lui la victime. Tout le monde devrait lire ce livre, pour ne pas oublier, pour ne pas reproduire cette horreur.

Primo Levi, Si c'est un homme

Bonsoir,
Il est vrai que Primo Levi a le mériter d'être impartial...mais ce livre m'a fait pleuré tant il témoigne de l'horreur vécu. Je n'entre pas dans le détail car je prépare actuellement le CAPES de Lettres Modernes...
Mais sache que je l'ai étudié l'année du baccalauréat donc si tu as besoin de renseignement sur le livre n'hésite pas à me contacter.
A+

Primo Levi, Si c'est un homme

J'ai eu l'occasion de lire Si c'est un homme car c'est le sujet de notre TPE. La problématique est "Comment rendre compte de la vie concantrationnaire?". Il explique la réalité dans un souci d'objectivité, il ne se lamente jamais et n'éporouve à aucun moment de la haine pour les SS. Je trouve ce livre excellent, ne serait-ce que pour l'immense travail qu'à fait l'auteur. Se rappeler de chaque détail est difficile et en plus de cela ce sont des évènements tragiques...C'est pourquoi je le conseille aussi, c'est un livre qui se lit rapidement car l'histoire est captivante!!Voila pour mon avis sur le livre.

>>>Anissa

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Primo Levi, Si c'est un homme

J'ai vraiment aimé ce livre, car je trouve que Primo Levi témoigne en toute honnêteté de ce qu'il a vécu, et ne se cache pas derrière des prétextes pour justifier le fait qu'il ait réussi à survivre dans cette "machine infernale" qu'est le monde concentrationnaire. Primo Levi fait également preuve d'une objectivité quasiment impossible à supporter (rappelons qu'il s'est suicidé dans les années 80 si ma mémoire est bonne) pour quelqu'un qui a enduré une expérience aussi inhumaine. Je respecte vraiment cet auteur pour l'honnêteté dont il a fait preuve dans ce livre, qui m'a fait "comprendre" (s'il est possible de comprendre, ce dont je doute fort) l'univers apocalyptique des camps de concentration.

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Primo Levi, Si c'est un homme

Personnellement, je ne pense pas que Primo Levi adopte une vue objective de son passage dans les camps, nous avons vu qu'il use plutôt d'un certain détachement par rapport aux souffrances subites, ou de ses bourreaux. Ainsi, faisons le parallèle avec l'analyse de la philosophe allemande Anna Harendt, qui dénonce cette cruauté comme "banalité du mal". C'est pourquoi dans Si c'est un homme, -rappelons que ce n'est pas la véritable traduction du titre original-, Primo Levi nous raconte ce qu'il a enduré, en mettant à distance ses propres sentiments, ou ressentiments.

Primo Levi, Si c'est un homme

Un avis quelque peu différent sur Si c'est un homme...

Certes c'est un livre magnifique, très émouvant et qui sert admirablement le devoir de mémoire,
cela dit je ne pense pas qu'il puisse être qualifié de chef-d'oeuvre de littérature, comme j'ai pu le voir parfois.
Chef-d'oeuvre de sincérité et de vérité, oui, mais les mots, s'ils sont sincères, sont maladroits et s'ils sont vrais, ne sont pas agencés de manière à transcender l'oeuvre de vérité en oeuvre d'art.

C'est du moins ce que j'en pense. Coup de chapeau en passant à la traduction qui a le mérite de retranscrire de l'italien un ton cassé et défaillant qui malgré tout donne à l'oeuvre la force qu'on lui connaît.

Primo Levi, Si c'est un homme

Absolument d'accord avec toi, Cerisia... Ce livre explose à la figure tant il est fort...

Mais, moi aussi, je le trouve vraiment heurté, avec un style froid et un peu mécanique. Ce qui, évidemment, ne retire rien à sa signification ni à sa portée... Je parle de l'aspect littéraire.

Séb

Primo Levi, Si c'est un homme

Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire ce livre.
Mais j'ai étudié en Italien la poème qu'il a écrit juste après être sorti des camps. Et, contrairement au livre qui est très froid, sas émotions, le poème est vraiment très teinté d'émotions. Le poème est vraiment magnifique.

Primo Levi, Si c'est un homme

Pour ma part j'ai commencé par lire "le dégel" de Primo Levi. Ce livre retrace les mois qui suivent la libération des camps; l'errance de ces hommes et ces femmes et ces enfants à travers l'Europe Centrale, qui au terme de détours et de ballottement, les conduira vers leur foyer, quitté dans ces conditions presque normales et pourtant si tragiques, et bien "fatales". Ce qui frappe - la pulsion de vie qui traverse ce texte, cette même pulsion qui traverse "Si c'est un homme", et toujours à mon esprit, moi homme de 20 ans aurais je survécu, homme de 40 ans, enfant de 5, aurais je bénéficié des mêmes circonstance qui permettent à Primo de témoigner avant, dans son humanité de survivant parfaitement assumé, de se faire disparaître sans tambour ni trompette, dans la même froideur que les contributeurs de ce forum trouve à Si c'est un hommes, texte pourtant de résurrection et tellement porteur d'espoir. Avec Primo, "l'espoir luit". J'ai lu ce livre il y a plus de 15 ans et je suis encore submergé d'émotion à son évocation. Alors au diable les commentaires désobligeant sur le style et la langue soi-disant maladroite. Ce texte informe, édifie les consciences, et nous fait bien sentir la tragédie humaines. C'est de la littérature, qui, chers amis, ne saurait être réduite au style!

Primo Levi, Si c'est un homme

Pour ma part, "Si c'est un homme" est mon livre préféré. Primo Levi a habilement réussi a nous transmettre la douleur de son vécu par l'écriture. Je trouve que son travail de réflexion est intéressant, il parle avec un recul et une sagesse exemplaire. Mon passage préféré est celui ci :

Nous découvrons tous tôt ou tard dans la vie que le bonheur parfait n'existe pas, mais bien peu sont ceux qui s'arrêtent à cette considération inverse qu'il n'y a pas non plus de malheur absolu. Les raisons qui empêchent la réalisation de ces deux états limites sont du même ordre : elles tiennent à la nature même de l'homme, qui répugne à tout infini. Ce qui s'oppose, c'est d'abord notre connaissance toujours imparfaite de l'avenir ; et cela s'appelle, selon le cas, espoir ou incertitude du lendemain. C'est aussi l'assurance de la mort, qui fixe un terme à la joie comme à la souffrance. Ce sont enfin les inévitables soucis matériels, qui, s'ils viennent troubler tout bonheur durable, sont aussi de continuels dérivatifs au malheur qui nous accable et, parce qu'ils le rendent intermittent, le rendent du même coup supportable.

Il m'a fallu un certain temps pour comprendre toutes les subtilités de ce texte, je n'étais pas totalement d'accord au début, puis au final c'est vrai, le bonheur parfait n'existe pas, on veut toujours plus. Le malheur absolu non plus n'existe pas, lui même cite qu'un jour il travaillait dans son camp, on croit donc que son moral est au plus bas, que la situation ne peut s'empirer, et la, un officier est venu lui apporter une chemise. Porter une chemise par un mois de décembre peut sembler horrible. Primo Levi, lui, en était content.

Ce livre est décidément magnifique.