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Balzac, Le Père Goriot - Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue...

* Description de la maison Vauquer
La misère de la pension Vauquer, poétique? Quelle drôle d'idée! Le texte est explicite au contraire : la "misère" y est "sans poésie", les "horreurs" sont "plates". Peut-être la question, mal formulée, aurait-elle dû être : en quoi cette description de la misère est-elle poétique? Il faut alors parler du rythme, des rimes internes, des images…

* Discours de Vautrin
La première et la deuxième question se recoupent : dans le cynisme, une dimension négative s'ajoute seulement à la lucidité.
Pour répondre à ces questions, analysez la façon dont Vautrin perçoit le mariage, le travail… bref tout ce qu'il aborde, et notamment le vocabulaire employé.
4) Vautrin, un tentateur : il faut étudier comment l'argumentation de Vautrin et sa force de persuasion sont mises au service d'un éloge du mal. Vautrin, qui a bien vu l'ambition de Rastignac, cherche à le convaincre de suivre ici une voie malhonnête.
5) Relisez le premier chapitre! L'ambition de Rastignac peut suivre deux voies, celle de Victorine Taillefer (voie indiquée par Vautrin) et celle de la fille du père Goriot (voie indiquée par le comtesse).
6) Drôle de question, là encore. On peut estimer que Balzac a donné à son personnage sa propre vision négative de la société, et qu'il en fait un génie du mal, qu'il n'approuve pas mais qui le fascine.

* Dernier texte
Le triangle familial = le père, la mère, l'enfant. On peut rapprocher le comportement de Delphine de celui d'une mère : voir ce qu'elle offre à Rastignac, l' "autorité" dont elle use à son égard, sa gêne à lui.
Si Delphine est la mère, Goriot est son époux : voir comme il s'immisce dans la vie privée du couple, comme sa générosité est aussi un moyen de ne pas quitter ses filles.
Les ambiguïtés du bonheur apparent : cherchez d'abord comment se manifeste le bonheur, puis ce qu'il a d' "apparent", ou d' "ambigu" —notamment dans le dernier paragraphe.

Bon courage pour ces très nombreuses questions. Puis-je vous demander en quelle classe vous êtes?

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Balzac, Le Père Goriot - Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue...

Je vous suis obligé pour cette réponse, un échange d'information s'impose : je suis actuellement en classe de première S.
Merci pour votre réponse (elle m'est d'une grande aide) ; en me tenant bien entendu toujours en alerte à toute autre réponse éventuelle... Pourrais-je recevoir l'aide dont j'ai besoin pour les questions auxquelles n'a pas répondu Trialph et aussi pour les autres dont mes idées les composant ne sont peut-être pas bonnes ? Merci.

Balzac, Le Père Goriot - Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue...

Bonjour,

J'ai aussi une question concernant le Père Goriot : Quelles sont les caractéristiques de cette description ?

Voilà la description en question :

Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu'il faudrait appeler l'odeur de
pension. Elle sent le renfermé, le moisi, le rance ; elle donne froid, elle est humide au nez, elle pénètre
les vêtements ; elle a le goût d'une salle ou l'on a dîné ; elle pue le service, l'office, l'hospice. Peut-être
pourrait-elle se décrire si l'on inventait un procédé pour évaluer les quantités élémentaires et
nauséabondes qu'y jettent les atmosphères catarrhales et sui generis de chaque pensionnaire, jeune ou
vieux. Eh bien ! malgré ces plates horreurs, si vous le compariez à la salle à manger, qui lui est contiguë,
vous trouveriez ce salon élégant et parfumé comme doit l'être un boudoir. Cette salle, entièrement
boisée, fut jadis peinte en une couleur indistincte aujourd'hui, qui forme un fond sur lequel la crasse a
imprimé ses couches de manière à y dessiner des figures bizarres. Elle est plaquée de buffets gluants
sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies, des ronds de moiré métallique, des piles d'assiettes en
porcelaine épaisse, à bords bleus fabriquées à Tournai. Dans un angle est placée une boîte à cases numérotées qui
sert à garder les serviettes, ou tachées ou vineuses, de chaque pensionnaire. Il s'y rencontre de ces meubles
indestructibles, proscrits partout, mais placés là comme le sont les débris de la civilisation aux Incurables. Vous y
verriez un baromètre à capucin qui sort quand il pleut, des gravures exécrables qui ôtent l’appétit, toutes
encadrées en bois vernis à filets dorés ; un cartel en écaille incrustée de cuivre ; un poêle vert, des quinquets
d'Argand où la poussière se combine avec l'huile, une longue table couverte en toile cirée assez grasse pour qu'un
facétieux externe y écrive son nom en se servant de son doigt comme de style, des chaises estropiées, de petits
paillassons piteux en sparterie qui se déroule toujours sans se perdre jamais, puis des chaufferettes misérables à
trous cassés, à charnières défaites, dont le bois se carbonise. Pour expliquer combien ce mobilier est vieux,
crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant il faudrait en faire une description qui
retarderait trop l'intérêt de cette histoire, et que les gens pressés ne pardonnerait pas. Le carreau rouge est plein
de vallées produites par le frottement ou par les mises en couleur. Enfin, là règne la misère sans poésie ; une misère
économe, concentrée, râpée. Si elle n'a pas de fange encore, elle a  des taches ; si elle n'a ni trous ni haillons, elle
va tomber en pourriture.

Pour l'instant j'ai trouvé 4 principales caractéristiques :

- Une atmosphère pauvre, triste (mots péjoratifs, champs lexical de l'odeur et de la saleté, longues énumérations)
- Introduit le reste du roman en présentant les personnages à l'aide de la description de la pension
- Image péjorative de la pension (odeur exécrable...)
- Implication du lecteur grâce au "vous"

Je dois en fait trouver 2 ou 3 principaux axes d'études.

Merci de me dire si ce que j'ai trouvé jusqu'à maintenant est bon et dans ces cas là comment puis-je regrouper certaines caractéristiques entre elles (ou en supprimer si elles sont inutiles) Merci de me dire également si je peux compléter avec d'autres éléments

J'ai vraiment besoin de votre aide car je galère....

Merci

Balzac, Le Père Goriot - Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue...

Bonjour je suis actuellement en classe de 2nd et je me dirige vers un Bac S et le je dois avouer que le français n'est pas vraiment ma tasse de thé

J'ai reçu plusieurs questions conssernant la description de la pension de Mme Vauquer dans le "Pere Goriot" de Balzac
Voici le texte:


Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu'il faudrait appeler l'odeur de pension. Elle sent le renfermé, le moisi, le rance; elle donne froid, elle est humide au nez, elle pénètre les vêtements; elle a le goût d'une salle où l'on a dîné; elle pue le service, l'office, l'hospice. Peut-être pourrait-elle se décrire si l'on inventait un procédé pour évaluer les quantités élémentaires et nauséabondes qu'y jettent les atmosphères catarrhales et sui generis de chaque pensionnaire, jeune ou vieux. Eh bien! malgré ces plates horreurs, si vous le compariez à la salle à manger, qui lui est contiguë, vous trouveriez ce salon élégant et parfumé comme doit l'être un boudoir. Cette salle, entièrement boisée, fut jadis peinte en une couleur indistincte aujourd'hui, qui forme un fond sur lequel la crasse a imprimé ses couches de manière à y dessiner des figures bizarres. Elle est plaquée de buffets gluants sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies, des ronds de moiré métallique, des piles d'assiettes en porcelaine épaisse, à bords bleus, fabriquées à Tournai. Dans un angle est placée une boite à cases numérotées qui sert à garder les serviettes, ou tachées ou vineuses, de chaque pensionnaire. Il s'y rencontre de ces meubles indestructibles, proscrits partout, mais placés là comme le sont les débris de la civilisation aux Incurables. Vous y verriez un baromètre à capucin qui sort quand il pleut, des gravures exécrables qui ôtent l'appétit, toutes encadrées en bois verni à filets dorés; un cartel en écaille incrustée de cuivre; un poêle vert, des quinquets d'Argand où la poussière se combine avec l'huile, une longue table couverte en toile cirée assez grasse pour qu'un facétieux externe y écrive son nom en se servant de son doigt comme de style, des chaises estropiées, de petits paillassons piteux en sparterie qui se déroule toujours sans se perdre jamais, puis des chaufferettes misérables à trous cassés, à charnières défaites, dont le bois se carbonise. Pour expliquer combien ce mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant, il faudrait en faire une description qui retarderait trop l'intérêt de cette histoire, et que les gens pressés ne pardonneraient pas. Le carreau rouge est plein de vallées produites par le frottement ou par les mises en couleur. Enfin, là règne la misère sans poésie; une misère économe, concentrée, râpée. Si elle n'a pas de fange encore, elle a des taches; si elle n'a ni trous ni haillons, elle va tomber en pourriture.

1)
Quel est le sujet principal de cette description ?justifiez

Celle la n'est pas bien compliqué je veux juste etre sur que je ne me suis pas trompé:
Le sujet principal de cette description est l'execrable pension de Mme Vauquer.Le narrateur nous présente cet haitat non loin d'etre une porcherie de basse qualité avec deux champs lexicaux important (l'odeur et la deperitude ) (je vous passe les details)

2)Qui est le narrateur?Quel rapport entretien t'il avec le lecteur?

La narrateur et Balzac.
(pour le rapport je ne sais pas :s)

3)Quel est le point de vue utilisé?pourquoi?

Malgré l'avis contraire de tous mes camarades de classes, j'ai mis que c'etait un point de vue interne car on decouvre la piéce a travers le regards du narrateur qui nous fais par de ses sentiments et il nous parle meme à un moment


Merci de vos réponses et d'avoir prit le temps de lire mon messages (je dois rendre se devoirs le 17 septembre c'est a dire demain alors si vous avez des réponses elles sont les bienvenues :)Merci

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Balzac, Le Père Goriot - Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue...

Non, il s'agit du point de vue omniscient. Et, comme tu le dis toi-même, l'auteur entretient avec le lecteur des rapports de complicité : il s'adresse à lui (cite la phrase).

Attention à l'orthographe et au style : évite de comparer la pension Vauquer à une "porcherie de basse qualité" !   

Qu'est-ce que la "dépéritude" ? Tu veux dire sans doute décrépitude ?

Balzac, Le Père Goriot - Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue...

Mais je ne comprend pas dans mes livres ils me disent que c'est la focalisation interne avec le realisme subjectif