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Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

"Le narrateur cherche a nous faire vivre ce que vit un condamné a mort en nous faisant partager ses sentiments a travers son journal intime."

Tout à fait - mais ça, ce n'est pas tellement une problématique ; c'est plutôt un résumé du texte.
Une problématique, pour un texte comme celui-ci, ça pourrait être : "De quelle manière le texte cherche-t-il à nous émouvoir ?"

Quelle(s) réponse(s) donnerais-tu à cette question ?

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

En nous montrant la cruauté de la peine de mort.Et en utilisant sa fille.
J'ai trouvé ca:
I.La peine de mort.
  1)Sans échappatoire
  2)Un crime de la société.

II.Marie sa fille, destinataire fictif de la lettre.
   1)Souvenir de sa fille
   2)Condamnation de sa fille a un vie sans père.

III.Le condamné a mort.
    1)Un condamné proche du lecteurs
    2)Ses sentiments.

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

Oublie parties et sous parties et commente.
Et essaie plutôt de répondre aux questions QUOI ? COMMENT ? POURQUOI ?

De quoi s'agit-il ?
Quelles sont les circonstances ?
Situe le passage dans l'oeuvre.
A quel genre de texte as-tu affaire ?
Ne remarques-tu rien sur l'importance donnée au temps dans ce passage ? Comment ? Pourquoi ?
Quelles remarques peux-tu faire sur les temps employés (futur/ passé)
L'auteur de la lettre s'adresse-t-il toujours à la même personne ? Pourquoi V. Hugo à la fin du texte choisit-il de faire changer d'interlocuteur ?
Que dire du ton employé ?
Que dire de la ponctuation du passage ?
Que dire du champ lexical ? Des images suscitées ?
Quel est le but de la description crue et réaliste du premier paragraphe ? (étudie la gradation dans la façon que le condamné a de se représenter)
En quoi l'évocation du passé vient-elle comme une antithèse à celle du futur ?
Quel est le but recherché ?
En quoi cette lettre s'apparente-t-elle à un discours éloquent ?
Relève tous les procédés oratoires, les répétitions et les interpellations notamment.
Ne néglige pas non plus les images, soit d'un futur horrible, soit d'un passé attendrissant.

Tu pourras ensuite te demander comment à travers cette pseudo-lettre, Hugo tient à écrire un plaidoyer contre la peine de mort. Car c'est là l'intérêt du texte.


Il est dix heures.
ô ma pauvre petite fille ! encore six heures, et je serai mort ! Je serai quelque chose d'immonde qui traînera sur la table froide des amphithéâtres ; une tête qu'on moulera d'un côté, un tronc qu'on disséquera de l'autre ; puis de ce qui restera, on en mettra plein une bière, et le tout ira à Clamart.
Voilà ce qu'ils vont faire de ton père, ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver. Ils vont me tuer. Comprends-tu cela, Marie ? Me tuer de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose ! Ah ! grand Dieu !
Pauvre petite ! ton père qui t'aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé, qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme sur de la soie, qui prenait ton joli visage rond dans sa main, qui te faisait sauter sur ses genoux, et le soir joignait tes deux petites mains pour prier Dieu !
Qui est-ce qui te fera tout cela maintenant ? Qui est-ce qui t'aimera ? Tous les enfants de ton âge auront des pères, excepté toi. Comment te déshabitueras-tu, mon enfant, du Jour de l'An, des étrennes, des beaux joujoux, des bonbons et des baisers ?
Comment te déshabitueras-tu, malheureuse orpheline, de boire et de manger ?
Oh ! si ces jurés l'avaient vue, au moins, ma jolie petite Marie ! ils auraient compris qu'il ne faut pas tuer le père d'un enfant de trois ans.//
Et quand elle sera grande, si elle va jusque-là, que deviendra-t-elle ? Son père sera un des souvenirs du peuple de Paris. //Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi, de moi qui l'aime de toutes les tendresses de mon coeur ô ma petite Marie bien-aimée ! Est-il bien vrai que tu auras honte et horreur de moi ?
Misérable ! quel crime j'ai commis, et quel crime je fais commettre à la société !

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

C’est un journal intime/lettre  écrit par un condamné à mort. Ce passage se situe 6 heures la mise à mort.
C’est un roman.
Le temps  est mis en valeur puisque la première phrase du  chapitre est  « Il est dix heures. ».
Il est aussi répété par la suite. Le temps a une importance pour le condamné car il représente le temps qu’il lui reste à vivre.
Il y a une alternance du future et du passé. Le premiers paragraphe ou il raconte ce que va devenir son corps après l’exécution est au future. Le 3ieme paragraphe est au passé il se souvient de sa fille.
Les premiers paragraphes s’adresse à sa fille puis à partir de « Oh » il s’adresse  au lecteur (je ne suis pas sure).Il change t’interlocuteur je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas quoi dire tu ton employé. Le passage est un suivie de phrases exclamative.
Il y a un champ lexical de la haine.
Au début son corps est comparé a un objet.
Le premiers paragraphe a pour but de montrer l’horreur que son corps va subir.
Il oppose le passé qu’il a vécu au future qu’il ne vivra pas.
Dans cette lettre le narrateur montre l’horreur de la peine de mort et cherche a en persuader le lecteur.

Il y a peut-être plusieurs chose de fausse je ne suis pas très douée en français.

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

Il y a un champ lexical de la haine.

Voilà au moins quelque chose de faux.

Cette lettre n'est pas haineuse. Le condamné prétendument, écrit une lettre à sa fille.
Le ton employé est indiqué au minimum par la ponctuation.
As-tu remarqué le nombre de points d'exclamation ou d'interrogation ? Le nombre d'appel ?
Le ton est celui de la plainte, de la supplique, du regret, du désespoir, de tout ce que tu veux, mais même pas celui de la haine.
Voilà un homme qui doit faire pitié. Un homme qui n'en revient pas de ce qui lui arrive.
Voilà ce qu'ils vont faire de ton père, ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver. Ils vont me tuer. Comprends-tu cela, Marie ? Me tuer de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose ! Ah ! grand Dieu !

Alors comment procède Hugo ? il nous le présente, non comme le criminel qu'il est car il a bel et bien tué, mais  à travers un dialogue avec une enfant. Un dialogue improbable d'ailleurs surtout dans la peinture qu'il fait du sort qui l'attend.
Le passé ne comporte que des évocations agréables. C'est en cela qu'il s'oppose au futur inexorable d'un corps décapité, déchiqueté même et que l'on imagine finir dans un sac de déchets.
Ce déchet à venir dans six heures seulement, c'était un père aimant.
Et plus que l'évocation du sort misérable du condamné, c'est par l'évocation du sort à venir misérable de l'enfant que l'auteur veut toucher ses lecteurs.
Une seule phrase sort du cadre de la lettre, c'est celle-ci :
Et quand elle sera grande, si elle va jusque-là, que deviendra-t-elle ? Son père sera un des souvenirs du peuple de Paris.

Je n'ai plus guère de temps, mais peut-être ces quelques pistes te permettront-elles d'avancer.

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

je n'arrive toujours pas a trouver des parties et sous-parties.

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

Il me semble que je t'ai donné suffisamment de conseils et de pistes sur ce texte.
Tu refuses de comprendre. Je me demande même si tu lis ce que j'écris. C'est ton choix. Moi, j'abandonne.
Pour la énième fois, commente le texte et abandonne cette obsession ridicule des parties et des sous-parties.
Quand tu auras trouvé des titres ronflants, crois-tu pour autant que tu auras un commentaire convenable ?
Je te le dis : NON.
Tu dis dans ton premier message : Je ne sais pas sur quoi me baser.
Réponse : Il faut se baser sur le texte et rien que le texte.

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Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

Je ne pense pas que le narrateur s'adresse au lecteur dans la fin du texte (à partir de "Oh..."). Je dirais plutôt qu'il se parle à lui-même.



Sinon, à ma question :
"De quelle manière le texte cherche-t-il à nous émouvoir ?"

Tu réponds :
"En nous montrant la cruauté de la peine de mort.Et en utilisant sa fille."

Je suis d'accord, mais parler d'"utilisation" de sa fille, c'est encore un peu vague.
Et on peut aller plus loin dans le questionnement du texte : comment le texte suggère-t-il la cruauté de la peine de mort ?
OK, en utilisant sa fille. Mais de quelle manière l'utilisation de la fille suggère-t-elle la cruauté de la peine de mort ? Pourquoi ?

Voilà toutes les questions qu'il faut se poser ! 

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

Bonjour,
Je me permets de prendre contact avec ce forum car je suis une maman et bien perdue pour un devoir pour mon fils
pour pouvoir l aider j ai besoin de votre aide
"Dernier jour d un condamné ch 26"
1:montrez comment victor hugo souligne l oppsition entre deux univers celui de la vie et d el amour et celui de la mort
2: montrez comment victor hugo communique au lecteur l intensité des émotions de son personnage avec des outils d analyse grammaticale
3: quelles figures d amplification sont mises en oeuvre dans les 3 derniers paragraphes et dans quel but
merci

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Hugo, Le Dernier Jour d'un condamné, XXVI - Il est dix heures. Ô ma pauvre petite fille !...

Le texte:

XXVI

      Il est dix heures.
      Ô ma pauvre petite fille ! encore six heures, et je serai mort ! Je serai quelque chose d'immonde qui traînera sur la table froide des amphithéâtres ; une tête qu'on moulera d'un côté, un tronc qu'on disséquera de l'autre ; puis de ce qui restera, on en mettra plein une bière, et le tout ira à Clamart.
      Voilà ce qu'ils vont faire de ton père, ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver. Ils vont me tuer. Comprends-tu cela, Marie ? Me tuer de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose ! Ah ! grand Dieu !
      Pauvre petite ! ton père qui t'aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé, qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme sur de la soie, qui prenait ton joli visage rond dans sa main, qui te faisait sauter sur ses genoux, et le soir joignait tes deux petites mains pour prier Dieu !
      Qui est-ce qui te fera tout cela maintenant ? Qui est-ce qui t'aimera ? Tous les enfants de ton âge auront des pères, excepté toi. Comment te déshabitueras-tu, mon enfant, du Jour de l'An, des étrennes, des beaux joujoux, des bonbons et des baisers ? - Comment te déshabitueras-tu, malheureuse orpheline, de boire et de manger ?
      Oh ! si ces jurés l'avaient vue, au moins, ma jolie petite Marie ! ils auraient compris qu'il ne faut pas tuer le père d'un enfant de trois ans.
      Et quand elle sera grande, si elle va jusque-là, que deviendra-t-elle ? Son père sera un des souvenirs du peuple de Paris. Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi, de moi qui l'aime de toutes les tendresses de mon cour. Ô ma petite Marie bien-aimée ! Est-il bien vrai que tu auras honte et horreur de moi ?
      Misérable ! quel crime j'ai commis, et quel crime je fais commettre à la société !
      Oh ! est-il bien vrai que je vais mourir avant la fin du jour ? Est-il bien vrai que c'est moi ? Ce bruit sourd de cris que j'entends au-dehors, ce flot de peuple joyeux qui déjà se hâte sur les quais, ces gendarmes qui s'apprêtent dans leurs casernes, ce prêtre en robe noire, cet autre homme aux mains rouges, c'est pour moi ! c'est moi qui vais mourir ! moi, le même qui est ici, qui vit, qui se meut, qui respire, qui est assis à cette table, laquelle ressemble à une autre table, et pourrait aussi bien être ailleurs ; moi, enfin, ce moi que je touche et que je sens, et dont le vêtement fait les plis que voilà !