C.O.D. et voici, voilà - Nous voici arrivés !

Bonjour à vous tous!

Aujourd'hui, je trouve une phrase construite de la préposition "Voici" dans un livre grammatical.

Nous voici arrivés!

Dans le livre , on dit  que "nous" qui joue le rôle C. O. D. est un genre de pronoms personnels compléments directs.

Mais le "nous" est le COD de quoi?
Dans cette phrase, il n'a y pas de verbe transitif!!!
Pas de V.t., d'où vient le COD? Le COD de quoi?

J'ai aussi trouvé beaucoup de phrases avec voici ou voilà dans le français quotidien.
C'est compliqué pour moi.
par exemple,
Les voilà à l'entrée principale du magasin Carrefour.

Pourriez-vous m'aider à analyser le rôle de "les" dans cette phrase?
Et on a omis quelque rôle dans la phrase?

C.O.D. et voici, voilà - Nous voici arrivés !

C'est le genre de phrase elliptiques qui posent toujours des problèmes !
Si notre ami Edy passe par là, tu auras toutes les réponses
En attendant
Voilà arrivés QUI ? nous, COD
mais c'est vrai qu'arriver est un intransitif.... donc je dois avoir faux...

C.O.D. et voici, voilà - Nous voici arrivés !

Léah a écrit :

mais c'est vrai qu'arriver est un intransitif.... donc je dois avoir faux...

Merci de votre éponse!

Mais je ne comprends pas cette phrase "donc je dois avoir faux..."
"faux" est un adjectif?
C'est-à-dire quoi?

Merci!

C.O.D. et voici, voilà - Nous voici arrivés !

J'ai trouvé par le moteur de recherche du site
ceci
dont je rélève

- I. ? Verbe. [Verbe défectif réduit à la forme unipersonnelle du prés. de l'ind. de l'aspect inaccompli]
Rem. Voici [et voilà forment] (...) une sorte de verbe sans variation morphologique verbale, impersonnel, unimodal (indicatif) et unitemporel (présent), qui désigne ce qui est positivement dans le moment même de la parole. À ce titre, il constitue l'élément temporel du prédicat et est donc bien un verbe ? de l'espèce particulière des verbes qui refusent l'incidence à un support nominal. Cependant, il peut être déchu en discours de cette fonction de prédicat quand il s'agit de faire entrer dans un énoncé une référence temporelle. Il fonctionne alors comme une sorte de préposition`` (G. Moignet ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg t. 7 no 1 1969, p. 201).

- 4. [Introd. un subst. ou un pron., eux-mêmes caractérisés]
? [par un adj. attribut] Mon cher ami, À présent que me voici de nouveau ardemment vivant, je puis t'écrire (Alain-Fournier, Corresp. [avec Rivière], 1907, p. 78). C'en est fait, c'en est fait de moi, Giovanni! Me voici seul, tout seul au monde! (Milosz, Amour. init., 1910, p. 200).

{Son utilisation prépositionnelle demanderait d'être suivie d'une expression de durée de temps.}

C.O.D. et voici, voilà - Nous voici arrivés !

Jia 
Avoir juste = donner la bonne réponse
avoir faux, avoir tout faux = se tromper, avoir tort

(mais tu sais il existe des dictionnaires ! le TLF, dont tu as le lien (fonction Recherche de ce Forum) est un excellent dico   
voilà ! (cet article du TLF confirme ce qu'a trouvé notre ami JSC)
(voilà est la contraction de la forme verbale : vois, là ; et voici est la contraction de : vois, ici)
Donc, le COD s'explique : vois, là, QUI ? NOUS, arrivés...

C.O.D. et voici, voilà - Nous voici arrivés !

Bonsoir !

* Nous voici / voilà arrivés.

Ce sont des phrases ATYPIQUES, c’est-à-dire des phrases qui ne sont pas canoniques (= des phrases qui n’ont ni la structure ni la forme des phrases classiques de base).

VOICI et VOILÀ sont ici considérés comme des INTRODUCTEURS / PRÉSENTATIFS.

Ces formules figées contiennent l’impératif du verbe voir (voi) et le déictique –ci et –là, (un déictique désigne un « référent » dans la situation d’énonciation) qu’on trouve aussi dans les déterminants (ce problème-ci) et dans les pronoms démonstratifs (celui-là).

Les introducteurs sont suivis d’une SÉQUENCE NOMINALE ou PRONOMINALE qui fonctionne COMME un complément. La séquence est parfois appelée RÉGIME.

LA SÉQUENCE EST :

1 POSTPOSÉE quand elle est UN NOM ou UN PRONOM AUTRE QUE PERSONNEL ;
* Voici L’HIVER. * Voilà QUELQU’UN.

* Mon cher neveu, VOICI LES MILLE FRANCS dont tu sembles avoir besoin. Par la même occasion, je te signale une faute dans ta dernière lettre : on écrit en effet mille avec trois zéros et non avec quatre. (JEAN-CHARLES)
* Cher ami, VOICI MON DERNIER ROMAN. - Le dernier ! Ah, parfait, parfait ! (ALFRED CAPUS)
* VOILÀ UN HOMME que je connais à peine et qui cependant me déteste comme si nous étions parents. (SACHA GUITRY)
* Le profit, c’est une certaine quantité de travail non payé : VOILÀ TOUT LE SECRET de l’exploitation capitaliste. (CHARLES GIDE)
* Trouver de mauvaises raisons à ce que l'on croit en vertu d'autres mauvaises raisons, VOILÀ LA PHILOSOPHIE. (ALDOUS HUXLEY)
* VOILÀ UNE RIVIÈRE qui remonte à sa source. (WILLY, À PROPOS D'UNE INTERMINABLE RIVIÈRE DE DIAMANTS)
* VOILÀ LA GRANDE ERREUR de toujours : s’imaginer que les êtres pensent ce qu’ils disent. (JACQUES LACAN)
* La femme fut formée d'une côte d'Adam. VOILÀ UNE CÔTE sur laquelle il y a eu bien des naufrages. (PIERRE VÉRON)
*VOICI DES FRUITS, DES FLEURS, DES FEUILLES et DES BRANCHES, / Et puis VOICI MON CŒUR, qui ne bat que pour vous. (PAUL VERLAINE)
* Aimer et être aimé, VOILÀ L’IDÉAL. Pourvu qu’il s’agisse de la même personne. (JEAN COCTEAU)
* La peur de tomber, VOILÀ CE qui fait grimacer les pendus. (PIERRE DUMAYET)
* Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, VOILÀ TOUT. (TRISTAN BERNARD)

2 ANTÉPOSÉE quand elle est UN PRONOM PERSONNEL ; ce pronom a la forme CONJOINTE des COD.
* Me voici. * Te voilà ! * Le / La voilà. * Nous voici. * Vous voilà ! * Les voilà. * En voici.

* Alfred Duval. 1931. Je t'attends. - Caroline Duval. 1970. ME VOICI. (GUILLOIS. ÉPITAPHES)
* LE VOICI : vers mon cœur tout mon sang se retire. / J’oublie, en la voyant, ce que je viens lui dire. (JEAN RACINE)
* En 1915, après avoir été amputée d’une jambe, Sarah Bernhardt revient au théâtre. On frappe les trois coups. Un spectateur s’écrie : « LA VOILÀ ! » (ANONYME)
* La devise des Blue Bell Girls : la paillette, NOUS VOICI ! (SAN-ANTONIO)

La SÉQUENCE (qui a sinon la fonction, du moins la forme d’un COD) peut être suivie (entre autres) d’un ATTRIBUT. En quelque sorte, UN ATTRIBUT DU COD.

* Voilà le courrier ARRIVÉ. * Les voilà tout ÉTONNÉS. * Nous voilà ARRIVÉS.
* J’ai ri, ME VOILÀ DÉSARMÉ. (ALEXIS PIRON)
* L’amour est une chose simple, un désir suivi d’un acte bref, et LE VOILÀ RAMENÉ à ses justes proportions ; tout le reste est littérature. (MAURICE DONNAY)
* J'ai toujours eu le pressentiment que je mourrais jeune. - Eh bien ! VOUS VOILÀ RASSURÉE maintenant ! (ALFRED CAPUS À UNE DAME D'UN CERTAIN ÂGE)
* Pour les ravigoter, on remonte les riches, à chaque dix ans, d’un cran dans la Légion d’honneur comme un vieux nichon, et LES VOILÀ OCCUPÉS pendant dix ans encore. (LOUIS-FERDINAND CÉLINE)
* LES VOILÀ UNIS pour le meilleur et pour le pire. - Oui, mais certainement pas pour de bon. (JEAN-CHARLES)
* LES VOILÀ MARIÉS, mais… Quand il a dit oui, elle a rétorqué : « Ah ! ne me parle pas sur ce ton ! » (RADIO)