"Bien que" suivi d'un nom

Bonsoir, Jérémy !

1 Après que + indicatif est la construction habituelle : → s'est substituée.
Des écrivains emploient cependant le subjonctif, sans doute en raison de l'influence de "avant que" ou parce que le subjonctif est plus élitiste.
Mais votre auteur emploie successivement l'un et l'autre dans la même phrase : se soit substituée et ont succédé.

2 Selon l'Usuel Le Robert des difficultés :
- les deux formes sont équivalentes (Petit Robert) ;
- pour certains, comparer A s'emploie lorsque les deux éléments sont semblables ou qu'on perçoit mal leurs différences de prime abord,
alors que comparer AVEC suppose soit des éléments très différents, soit un examen très poussé.

3 Ils se (COI) sont succédé.

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"Bien que" suivi d'un nom

Impeccable ! Je suis ravi ! Merci Edy.
Je dois aussi avouer que, ayant maintenant terminé la lecture de cet essai universitaire, l'auteur utilise le plus souvent l'indicatif après "après que". Il connaît évidemment la méthode. Voilà pourquoi j'avais trouvé la faute étonnante.

"Bien que" suivi d'un nom

Bonjour

Pendant qu'Edy expliquait la chose en main de maître, je trouvais cette réponse qui me semble complémentaire, si on juge que le français est "flexible" !

L’emploi du subjonctif après la locution conjonctive « après que » est devenue fréquente de nos jours, bien que certains grammairiens le trouve fautif et recommande l’indicatif (du conditionnel dans certains cas).

Elle a rangé la table après que le repas soit terminé.
En effet, le temps présent de la locution se trouve après (repas terminé)  et on trouve devant,  l’action qui suit ce présent  (rangé la table.
@

"Bien que" suivi d'un nom

Edy a écrit :

Bonsoir !

* Je l'ai eu su. (Mais je ne le sais plus.)
* J'ai eu monté à Paris. (Mais ça fait une paie.)

Edy

Bonsoir Edy,

Dans ma tentative pour comprendre les formes surcomposées, je tombe sur un "os"  avec ces deux exemples.  Le premier exemple serait  la forme surcomposée de "j'ai su", si je ne me trompe cela  signifie que le temps surcomposé est  le temps où l'auxiliaire se trouve lui-même à un temps composé. Ici, le passé composé de l'auxiliaire "avoir"... je pense que vous voyez la question que je me pose Edy!
  " j'ai monté à Paris." est la forme "simple" ou" non" composée de "j'ai eu monté à Paris" ?
Pouvez-vous m'éclairer un peu, car j'avoue être un peu perdu!! Je pensai à tort que la forme correcte était : "j'ai été monté à Paris".

Ps: dans ma dernière phrase "je pensai à tort..." si à  la place du passé simple je lui substitue  du conditionnel, le sens de ma phrase change-t-il ? J'ai l'impression qu'en utilisant ce mode j'induis un changement mais je n'arrive pas à l'identifier!!!!

"Bien que" suivi d'un nom

Bonsoir.

Peut-être Edy nous lira-t-il (auquel cas je le salue et lui adresse tous mes vœux) mais cela fait des mois qu'il ne participe plus au forum, du fait de sa santé et de son grand âge.

La forme simple correcte, la seule, est : "Je suis monté à Paris."
La forme correcte du passé surcomposé est donc bien :
"J'ai été monté à Paris". Mais avec les verbes transitifs comme "monter", cette forme peut prêter à confusion avec un passé composé passif. Et un robot parleur évoquant sa fabrication pourrait dire lui aussi : "J'ai été monté à Paris = J'ai été fabriqué à Paris."    D'ailleurs, Wikipedia fait cette remarque : " L'usage des temps surcomposés pour les verbes se conjuguant avec l'auxiliaire être est plus douteux, voire impossible dans le cas des verbes pronominaux." Eh oui. Il est hors de question de dire par exemple "Il s'a été levé".

Je pensai à tort que la forme correcte était : "J'ai été monté à Paris".

Si vous êtiez sûr d'avoir eu tort, vous  ne poseriez pas la question.
Et pourquoi plutôt un conditionnel (Je penserais) qu'un imparfait (Je pensais) ?
Mieux aurait valu écrire :
" Je pensais - peut-être à tort - que..."
Et vous n'aviez pas tort, en fait.

"Bien que" suivi d'un nom

Merci de la rapidité de votre réponse Jehan et surtout de la précision.

Si vous étiez sûr d'avoir eu tort, vous  ne poseriez pas la question

Je ne partage votre avis sur ce point: je prendrais même la direction opposée
en avancant l'idée que convaincu de mon erreur je n'arrivais  pas à la comprendre, de ce fait seule une question pouvait me délivrer de ce paradoxe!!loool!!

Et pourquoi plutôt un conditionnel (Je penserais) qu'un imparfait (Je pensais) ?

Je pensais (ici!!!lool ) peut être à tort à ce genre de forme:
j'aurais pensé peut être à tort/ voir j'eusse pensé...  Je pensais à une forme "passé ( un oubli de ma part!!)
Je me surprends à oser une forme surcomposé d'un conditionnel passé : j'eusse eu pensé peut être à tort?!! Ca se dit ca!!? Ne vous moquez pas trop, un peu quand même ... mais pas trop!!!

"Bien que" suivi d'un nom

Bonjour tout le monde,

Je me demandais si la construction bien que + participe était correcte. Visiblement, la réponse est oui. J'ai trouvé sur un site la chose suivante :

Il est possible de faire suivre bien que d’un participe présent ou d’un participe passé, avec ellipse du sujet et du verbe être.

Seulement voilà, je ne parviens pas à voir où se trouve l'ellipse. Pouvez-vous m'aider ?

28 (Modifié par Jehan 13/04/2018 à 20:05)

"Bien que" suivi d'un nom

Seulement voilà, je ne parviens pas à voir où se trouve l'ellipse.

Elle se trouve sur le verbe être et le sujet par exemple :
Bien que fatigué, il a tenu à terminer la randonnée. (Bien qu'[il soit] fatigué, ...)

"Bien que" suivi d'un nom

Et bien que suivi d'un adjectif  est tout naturellement tout aussi correct :
Bien que malade = Bien qu' (elle soit) malade

"Bien que" suivi d'un nom

Ok merci ! Et du coup, que dire de cette phrase ?

Bien qu’étant sur la route, elle ne vit pas l’accident.

Où est l’ellipse ici ?