"Bien que" suivi d'un nom

réponse à ipseite

Une faute d'orthographe de par non-relecture!

Mea culpa!

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"Bien que" suivi d'un nom

"Après qu'il est parti manger des pommes, il continua sa route" ?

être parti : je mets le verbe volontairement à la voix passive. Mon expression est-elle bonne à nouveau ?

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"Bien que" suivi d'un nom

Bonjour Jérémy,

Il ne s'agit pas d'une voix passive, mais d'un passé composé actif.
Je dirais plutôt "après qu'il fut parti" (attention à ne pas mettre l'accent circonflexe qui en ferait un subjonctif imparfait incorrect après après que, du moins chez les puristes), mais ta formule ainsi que celle-ci "Après qu'il est parti, il a continué" peuvent aussi s'envisager.

"Bien que" suivi d'un nom

Bonjour à vous deux !

J'ai appris dans le Midi à aimer les formes surcomposées :
* Après qu'il a été parti, il continua / a continué.
Cette forme exprime encore mieux, selon moi, une antériorité par rapport à un passé.

Cordialement,
Edy

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"Bien que" suivi d'un nom

Bonjour Edy,

Moi aussi je les aime bien malgré leur aspect suranné !
Et l'antériorité sort renforcée.
Décidément, nous appartenons aux années d'avant.

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"Bien que" suivi d'un nom

Est-ce qu'on peu considérer que l'indicatif après "après que" se justifie parce que l'action est finie, donc a eu lieu (il a effectivement mangé ces pommes) ; alors que avec "avant que" l'action est encore une supposition, donc on met un subjonctif (il va peut-être manger ces pommes)
PS le surcomposé dans le Sud n'est pas suranné, rassurez-vous
Et sinon, j'aime bien le verbe "se partir" même s'il est syntaxiquement incorrect !
Ça me donne l'occasion de citer Totor écrivant à Juju
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds
qui perdrait tout son charme qi on l'écrivait, comme je l'ai vu parfois sous la plume d'iconoclastes,
Veux-tu nous en allés sous les arbres profonds

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"Bien que" suivi d'un nom

Comme c'est mignon !   

"Bien que" suivi d'un nom

Bonsoir !

Je me réjouis d'apprendre que les formes surcomposées ne sont pas totalement des archaïsmes. Nous devrions, avec Jean-Luc, les remettre dans l'usage courant, du moins dans les propositions subordonnées.
En effet, dans une proposition indépendante, ça fait suranné, même si j'ai souvent entendu dans le Midi :
* Je l'ai eu su. (Mais je ne le sais plus.)
* J'ai eu monté à Paris. (Mais ça fait une paie.)

L'explication de Léah est celle qu'on donne habituellement :
1- après que : indicatif, parce que le passé est connu ;
* Il faut bonne mémoire après qu'on a menti. (Corneille)
* On cherche ce qu'il a dit après qu'il a parlé. (Molière)
2- avant que : subjonctif, parce que le futur est incertain.
* Casse-toi avant que je fasse une bavure !
Mais, comme je l'ai déjà dit, bien qu'on prétende que le subjonctif est en perte de vitesse, on observe, surtout depuis 1940, une tendance à faire suivre après que du subjonctif.
Grevisse cite une vingtaine d'auteurs, et non des moindres, qui ont utilisé le subjonctif :
* Trois semaines après que cette phrase ait été écrite... (Montherlant)
* On ne le sert qu'après qu'il ait montré sa monnaie. (Aragon)
Grevisse rappelle que cette tendance a fait l'objet de vives critiques (notamment Académie 1964), mais considère qu'elle est irrésistible.
J'y reste réfractaire et j'entre une nouvelle fois en dissidence (et certainement avec Jean-Luc). Mais c'est plutôt en résistance, puisque nous avons la "règle" pour nous.

Effectivement, se partir n'existe pas, à ma connaissance. Mais comme je suis têtu (comme tous les vieux ânes), je propose le vieux - encore un vieux ! - verbe partir, qui signifie partager, comme dans "avoir maille à partir". Faisons-en un verbe pronominal avec COI. Tant pis si ce verbe est défectif !
* Et si nous nous partions la gabelle ?

* Veux-tu nous en aller ?
C'est charmant, mais la forme adulte, c'est :
* Voulons-nous nous en aller ?

Cordialement,
Edy

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"Bien que" suivi d'un nom

Souvenez-vous de Charles Trenet : "Longtemps, longtemps après que les poètes ONT disparu..."

Amicalement

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"Bien que" suivi d'un nom

Bonsoir,
Je suis en pleine lecture d'un livre universitaire sur la jalousie chez Proust, Svevo et Tolstoi.
Quand soudain, un certain Jean Bessière de la Sorbonne écrit ceci :
"Emilio rapporte l'image d'Angiolina à l'image de son monde et à celle du monde réel, après que l'épreuve de l'invasion de la mort se soit substituée à celle de l'invasion de la passion, et qu'à la blessure narcissique de l'amour, ont succédé le deuil et l'affirmation de l'identité personnelle."

Je suis irrité ! N'aurait-il pas mieux valu écrire "après que s'est subsituée..." ?
Ensuite, j'en profite pour demander en vrac s'il est possible de comparer telle chose AVEC autre chose, de même qu'on compare ça à ça ? (trou de mémoire, je l'avais demandé à Edy déjà en privé, mais histoire de le savoir pour de bon).
Ensuite, ce serait à mettre dans les pronominaux je sais, mais c'est avec furtivité que je le demande : pour le verbe "se succéder" je voudrais juste une confirmation : "ils se sont succédé" ?
Je connais la réponse intérieurement - mais pour être sûr, juste pour être sûr je demande

MERCI d'avance !