Baudelaire, Un voyage à Cythère

bonjour, j'ai deux quatrains de Baudelaire a analysé, faire une étude sémiologique sur les deux, en utilisant le caré sémiotique de Grimace et les théories des équivalences de Jean Michel Adam, en étudiant les niveaux prosodiques, niveau morphosyntaxique, niveau lexiquaux sémentique! et tout les sous niveaux!
je voudrais seulement qu'on m'explique ce qu'il faut faire, pour pouvoir travailler seule, donc si quelq'un peut m'expliquer cela seré trés gentil!

UN VOYAGE À CYTHÈRE

Mon cœur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
Et planait librement à l’entour des cordages ;
Le navire roulait sous un ciel sans nuages,
Comme un ange enivré du soleil radieux.

Quelle est cette île triste et noire ? — C’est Cythère,
Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons,
Eldorado banal de tous les vieux garçons.
Regardez, après tout, c’est une pauvre terre.

— Île des doux secrets et des fêtes du cœur !
De l’antique Vénus le superbe fantôme
Au-dessus de tes mers plane comme un arome,
Et charge les esprits d’amour et de langueur.

Belle île aux myrtes verts, pleine de fleurs écloses,
Vénérée à jamais par toute nation,
Où les soupirs des cœurs en adoration
Roulent comme l’encens sur un jardin de roses

Ou le roucoulement éternel d’un ramier !
— Cythère n’était plus qu’un terrain des plus maigres,
Un désert rocailleux troublé par des cris aigres.
J’entrevoyais pourtant un objet singulier !

Ce n’était pas un temple aux ombres bocagères,
Où la jeune prêtresse, amoureuse des fleurs,
Allait, le corps brûlé de secrètes chaleurs,
Entre-bâillant sa robe aux brises passagères ;

Mais voilà qu’en rasant la côte d’assez près
Pour troubler les oiseaux avec nos voiles blanches,
Nous vîmes que c’était un gibet à trois branches,
Du ciel se détachant en noir, comme un cyprès.

De féroces oiseaux perchés sur leur pâture
Détruisaient avec rage un pendu déjà mûr,
Chacun plantant, comme un outil, son bec impur
Dans tous les coins saignants de cette pourriture ;

Les yeux étaient deux trous, et du ventre effondré
Les intestins pesants lui coulaient sur les cuisses,
Et ses bourreaux, gorgés de hideuses délices,
L’avaient à coups de bec absolument châtré.

Sous les pieds, un troupeau de jaloux quadrupèdes,
Le museau relevé, tournoyait et rôdait ;
Une plus grande bête au milieu s’agitait
Comme un exécuteur entouré de ses aides.

Habitant de Cythère, enfant d’un ciel si beau,
Silencieusement tu souffrais ces insultes
En expiation de tes infâmes cultes
Et des péchés qui t’ont interdit le tombeau.

Ridicule pendu, tes douleurs sont les miennes !
Je sentis, à l’aspect de tes membres flottants,
Comme un vomissement, remonter vers mes dents
Le long fleuve de fiel des douleurs anciennes ;

Devant toi, pauvre diable au souvenir si cher,
J’ai senti tous les becs et toutes les mâchoires
Des corbeaux lancinants et des panthères noires
Qui jadis aimaient tant à triturer ma chair.

— Le ciel était charmant, la mer était unie ;
Pour moi tout était noir et sanglant désormais,
Hélas ! et j’avais, comme en un suaire épais,
Le cœur enseveli dans cette allégorie.

Dans ton île, ô Vénus ! je n’ai trouvé debout
Qu’un gibet symbolique où pendait mon image…
— Ah ! Seigneur ! donnez-moi la force et le courage
De contempler mon cœur et mon corps sans dégoût !

Baudelaire, Un voyage à Cythère

Et que sont ces théories de J-M Adam ?

Baudelaire, Un voyage à Cythère

les quatrains a étudié sont
la soif de purté

Mon coeur, comme un oiseau, voltigé tout joyeux
et planné librement à l'entour des cordages,
le navire roulait sous un ciel sans nuages
comme un ange ennivré d'un soleil radieu.

l'angoisse du spleen

Il est ammére et doux, pendant les nuits d'hiver
d'écouter, prés du feu qui polpite et qui fume
les souvenirs lointains lentement s'élevaient
au bruit ds carillons qu chantent dans la brume.

Baudelaire, Un voyage à Cythère

ça ne dit toujours pas qui sont Griamce, son carré, ni Adam et ses équivalences

Baudelaire, Un voyage à Cythère

Bonsoir,

"Un Voyage à Cythère", Les Fleurs du mal, (premier quatrain) :

Mon cœur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
Et planait librement à l’entour des cordages ;
Le navire roulait sous un ciel sans nuages,
Comme un ange enivré du soleil radieux.https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleu … th%C3%A8re

"La Cloche fêlée", Les Fleurs du mal, (premier quatrain) :

Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver, 
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume, 
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleu … AAl%C3%A9e

Et pour les courageux :
Carré sémiotique (Greimas)
→ À propos des théories de J-M Adam : http://cernet.unige.ch/biblio/adam92.html

Muriel

Baudelaire, Un voyage à Cythère


Je les connais tellement que je n'ai même pas vu les énormités dans le recopiage ! d'ici à ce que Grimace soit Grimasse et Adam quelqu'un d'autre...

PS après enquête, il s'agit de Greimas... mais on n'est pas supposés être des détectives ?