Ceci dit / cela dit

Bonjour,

Le problème serait résolu en écrivant ceci :
Les Français consomment beaucoup de fromage. Le fait est particulièrement notable dans cette région.

Muriel

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Ah, ça, c'est sans "ceci", c'est sûr ! C'est sans ce souci... 

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Très bien. Je vous remercie infiniment pour vos réponses (parfois pleines d´humour  ).

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Tout comme "ici", "ceci" indique la proximité.
Si la règle de grammaire sur la condition de l'antécédent anaphore ou cataphore sème autant de doutes, c'est que comme bon nombre de règles grammaticales, elle est factice.
La grammaire est une photographie des fluctuations d'une langue, et l'effort de rationalisation qui s'ensuit. Mais quand la rationalisation veut imposer sa photographie, on appelle ça du dogmatisme.
La langue évolue et la grammaire est une actualisation constante de ces changements. Elle est efficace si elle en tire la pertinence. Pas si elle se regarde le nombril.
Aujourd'hui "ici" et "là" sont synonymes et "ceci" et "cela" sans doute par analogie le sont aussi. Ces derniers ne sont d'ailleurs généralement employés que dans les expressions que vous avez citées.
"ça" reste bien plus largement utilisé comme pronom.

D'ailleurs, si on y pense, un pronom renvoie forcément à quelque chose d'identifié, au moins mentalement par le locuteur. Alors un pronom dont l'usage exclusif serait d'annoncer un antécédent connu du locuteur mais non de l'interlocuteur, on sent bien l'effet rhétorique, effet de surprise, attirer l'attention, etc, mais c'est l'effet que produit n'importe quel pronom si l'antécédent est inconnu de l'interlocuteur. Donc on sent bien que cette valeur n'est pas très pertinente. D'où sa disparition logique dans le langage courant.

Ceci dit, chacun pensera ce qu'il veut.

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je suis d'accord avec vous !
Cependant l'expression "par contre" n'est pas français en revanche est plus correct

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Si le jardin se trouvait à l'ombre, la maison, par contre, était en plein soleil (MAUPASSANT)


"Par contre" est tout aussi français que "en revanche".
Et il y a une légère nuance de sens entre les deux expressions.
Voir le TLF :

. Grevisse. 1969, § 980, observe qu'à la différence de "en compensation" ou "en revanche" qui "ajoutent à l'idée d'opposition une idée particulière d'équilibre heureusement rétabli", par contre exprime "d'une façon toute générale l'idée d'opposition, et a le sens nu de mais d'autre part, mais d'un autre côté" Sur l'offensive des puristes à propos de la locution par contre, on verra A. Doppagne, Trois aspects du fr. contemp., Larousse, 1966 : "le succès qu'ont réservé à par contre la plupart des écrivains du xxe siècle, le fait qu'il ne soit pas toujours remplaçable par les locutions par lesquelles on propose de le remplacer, légitiment tout à fait l'utilisation de cette locution".

Je citerai pour terminer le Robert des difficultés :

Il est aujourd'hui impossible de refuser cette locution adverbiale, que l'on trouve chez tous les bons écrivains. Nombreux exemples chez Apollinaire, Gide, Estaunié, Saint-Exupéry, etc

.

Ceci dit / cela dit

A titre de complément, il existe exactement les mêmes règles "cataphore/anaphore", doublé de "proche/éloigné", avec les pronoms this et that en anglais. D'après les linguistes et grammairiens français en tout cas.
Même chose pour here et there, même si là encore, l'usage fait de ces mots marque l'esprit du temps de ses locuteurs. Il serait intéressant d'en faire une étude comparée. Cela a certainement déjà dû être fait.