21

Baudelaire, Les Foules

Si j`ai bien compris:

bonheur ("jouir" de ce privilege, "gout" de vouage, "a sa guise" "quand il veut", "ivresse",  "jouissances" "joies" "orgie" etc) vs. exigences : il faut qu`un poete sache puiser dans les foules, il doit etre ouvert et pas paresseux, il doit etre pensif

singularite- le poete, lui solitaire vs la foule , le genre humain = multiplicite

noblesse: le don lui insuffle dans son berceau par une fee, "privilege", "pour lui seul tout est vacant" "c`est qu`a ses yeux elle ne valent pas la peine d`etre visitees", "vie chaste"
vs vulgarite: hm....

consommation- le poete consomme la foule et il produit qch de nouveau
et je ne comprends pas les remarques de jean-Luc sur imagination/uniformite et celebrite...anonymat, ca va mais pour moi c`est a peu pres la meme chose que la singularite/ multiplicite

22

Baudelaire, Les Foules

Vous savez, avec toutes ces remarques j`ai du mal a construire le plan

23

Baudelaire, Les Foules

Bonjour Joanna,

C'est bien pensé.

Revenons sur ces couples :
Le poème définit une conception du bonheur. Le bonheur est la récompense du poète et s'inscrit dans une ascèse exigeante. La foule se vautre dans le plaisir, le poète se construit dans le bonheur, la jouissance artistique créatrice. Le poète y fait l'expérience démiurgique de la toute-puissance de son imagination.
Imagination et uniformité : dans la foule, les êtres sont interchangeables ou sans intérêt véritable, mais ils sont appelés à une existence supérieure par la seule volonté créatrice du poète dont l'imagination leur insuffle un supplément d'âme. On pourrait aussi dire que le poète fait sortir les destins de leur banalité indistincte en les parant des feux de son art. C'est un révélateur (au sens photographique éventuellement, la substance qui permet à l'image d'apparaître dans toute sa splendeur lumineuse).
Noblesse et vulgarité : le poète appartient à l'élite, il est exigeant pour lui, il a les yeux lucides et pleins d'amour (à comprendre comme une empathie avec la condition humaine, un sens aigu de la tragique condition humaine). A l'opposé, la foule est "affairée", prise dans ses soucis étriqués, son désir mesquin de gagner de l'argent, de jouir à petit prix…
Célébrité ou gloire et anonymat : le poète se fond dans la masse humaine, il ne revendique pas une gloire officielle. Bien au contraire, son œuvre n'est puissante que si elle est enfouie. Il doit être le témoin caché comme le Diable boiteux de Lesage.

Quant au plan, ta première proposition était fort convenable, il s'agit désormais de l'enrichir de toutes ces antithèses au service du paradoxe. Baudelaire reste un artiste déroutant, complexe, dandy élitiste. N'oublions pas que, pour lui, "le beau est toujours bizarre". Baudelaire aime le «Beau bizarre», c’est-à-dire surprenant, non-conformiste et même affleurant derrière des apparences trompeuses.

24

Baudelaire, Les Foules

Bonjour tout le monde,

j' ai etudié en classe Les foules de Baudelaire.
La prof nouss a demandé de faire un plan mais on a pas de problèmatique. Est ce que vous pourriez m'aidé, j'ai bien vu le paradoxe avec la multitude et la solitude. Mais je ne vois pas comment faire ma problèmatique j'ai toujours du mal à en faire une.Personne veut m'aider !!!!

25

Baudelaire, Les Foules

ce serait bien de remettre le texte pour pas qu'on ait à chercherBonsoir,
Un petit clic page 1 de cette discussion et le texte apparaît... 

26

Baudelaire, Les Foules

Bonjour,
J'aimerais savoir quelle vision baudelaire a de la foule.
Je pense que la foule est pour lui une source d'inspiration mais j'aimerais détailler et je ne sais pas trop comment.
Merci d'avance

27

Baudelaire, Les Foules

Il faudrait s'intéresser au texte avant de s'intéresser au titre. Le titre pourrait être tout autre. Par exemple "Le poète". Mais tous les poèmes en prose pourraient avoir ce titre.
La phrase qui articule toute la pensée du texte est : "Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut être à sa guise lui-même et autrui." C'est cette idée là qu'il développe en opposition avec une attitude fermée.
Ensuite, à ce texte, il donne un titre qui ne correspond pas vraiment au texte, mais qui fait le lien avec un texte d'Edgard Poe ("L'homme des foules"). Le titre n'est pas "La foule", mais "Les foules". Ce pluriel est important.
Pour en faire sentir l'importance, il suffit de penser à certains psychologues qui, aujourd'hui, parlent du père ou de la mère comme à des entités abstraites, produites par une théorie freudique. De la même manière, à une autre époque, on a parlé de "la foule" (Ex: Gustave Le Bon), de telle manière qu'on n'y voie plus des personnes.
Baudelaire se foutait complètement des titres de ses poèmes, en y mettant de la désinvolture sans aller jusqu'à l'ostentation comme Magritte: "Ceci n'est pas une pipe" ou "Ceci n'est pas une pomme", mais si on ne sent pas la faute de goût et veut mettre lourdement les pieds dans le plat, on peut imaginer un titre du genre "Poète, même dans ce que les bourgeois appellent la foule".

28

Baudelaire, Les Foules

Oui je suis d'accord avec vous mais j'aimerais savoir la vision de Baudelaire sur la foule en générale dans Le spleen de Paris.

29

Baudelaire, Les Foules

Pour mettre les points sur les "i", je dirai que ni le mot vision, ni le mot foule ne conviennent. C'est comme quand quelqu'un se trouve en présence d'un texte auquel il ne comprend rien. Il dit que c'est du charabia parce qu'il a cette vision, mais celui qui comprend n'a pas cette impression. Lui demander quelle vision il a de ce charabia n'aurait pas de sens.

Baudelaire, Les Foules

Bonjour

Voila Je fais un commentaire des Foules de Baudelaire est je suis un peu perdu.
Jai trouvé mon grand I, sur le poete mais pour le grand II Je vois pas les elements sur la foule alors je vois pas sur quoi il devrait porter.
Pouvez vous m'aider s'il vous plait.
Merci