Diderot, Le Neveu de Rameau - Mais je crois que vous vous moquez de moi...

Salut,

Pouvez-vous m'aider svp sur Le Neveu de Rameau de Diderot :

Mais je crois que vous vous moquez de moi. Monsieur le philosophe, vous ne savez pas à qui vous vous jouez ; vous ne vous doutez pas que dans ce moment je représente la partie la plus importante de la ville et de la cour. Nos opulents dans tous les états ou se sont dit à eux-mêmes ou ne se sont pas dit les mêmes choses que je vous ai confiées ; mais le fait est que la vie que je mènerais à leur place est exactement la leur. Voilà où vous en êtes, vous autres, vous croyez que le même bonheur est fait pour tous. Quelle étrange vision ! Le vôtre suppose un certain tour d’esprit romanesque que nous n’avons pas, une âme singulière, un goût particulier. Vous décorez cette bizarrerie du nom de vertu, vous l’appelez philosophie ; mais la vertu, la philosophie sont-elles faites pour tout le monde ? En a qui peut, en conserve qui peut. Imaginez l’univers sage et philosophe ; convenez qu’il serait diablement triste. Tenez, vive la philosophie, vive la sagesse de Salomon : boire de bons vins, se gorger de mets délicats, se rouler sur de jolies femmes, se reposer dans des lits bien mollets ; excepté cela, le reste n’est que vanité.
moi.
Quoi ! défendre sa patrie ?…
lui.
Vanité ! Il n’y a plus de patrie : je ne vois d’un pôle à l’autre que des tyrans et des esclaves.
moi.
Servir ses amis ?…
lui.
Vanité ! Est-ce qu’on a des amis ? Quand on en aurait, faudrait-il en faire des ingrats ? Regardez-y bien, et vous verrez que c’est presque toujours là ce qu’on recueille des services rendus. La reconnaissance est un fardeau, et tout fardeau est fait pour être secoué.
moi.
Avoir un état dans la société et en remplir les devoirs ?…
lui.
Vanité ! Qu’importe qu’on ait un état ou non, pourvu qu’on soit riche, puisqu’on ne prend un état que pour le devenir. Remplir ses devoirs, à quoi cela mène-t-il ? à la jalousie, au trouble, à la persécution. Est-ce ainsi qu’on s’avance ? faire sa cour, morbleu ! voir les grands, étudier leurs goûts, se prêter à leurs fantaisies, servir leurs vices, approuver leurs injustices : voilà le secret.
moi.
Veiller à l’éducation de ses enfants ?…
lui.
Vanité ! C’est l’affaire d’un précepteur.
moi.
Mais si ce précepteur, pénétré de vos principes, néglige ses devoirs, qui est-ce qui en sera châtié ?
lui.
Ma foi, ce ne sera pas moi, mais peut-être un jour le mari de ma fille ou la femme de mon fils.

J'aimerais bien avoir quelques pistes sur ces questions :

En quoi ce texte est un dialogue philosophique ?
Les déviances du dialogue et les dysfonctionnements de l'échange
Qui l'emporte ?
Dialogue philosophique ou romanesque ?

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Diderot, Le Neveu de Rameau - Mais je crois que vous vous moquez de moi...

Désolé je t'aurais bien aidé mais j'ai pas trop le temps de me pencher entièrement sur un texte, surtout que je suis en train de réviser pour mon oral et donc que je navigue pas mal sur le web à la recherche d'informations.
Va voir sur internet, tu dois pouvoir trouver ton bonheur.

http://www.lettres-et-arts.net/histoire … ez_diderot

Diderot, Le Neveu de Rameau - Mais je crois que vous vous moquez de moi...

Merci il y a beaucoup de trucs dessus.
Mais quelqu'un sait pourquoi ce texte serait-il romanesque ?

Diderot, Le Neveu de Rameau - Mais je crois que vous vous moquez de moi...

Voila un plan (CONCEPTION D BONHEUR) avec quelque points

I.Organisation générale du texte
     1.Force de perception de "lui"
-Un art d vivre,qui se moq des valeur traditionel
-mntre quil ya différent forme d bonheur
-soppose dc o philosophe
-opposit° vs/ns met en relief 2 concept° d bonheur,lune autour des not° de vertus et philosophie et l'autre sr léloge de snsualité
     2.Un équilibre entre les deux personnages
-Les 2 protagoniste s rejoignt sr un mm point de vue et à partir dici les rôles snt inversé "moi" affirme et "lui" rectifie
     3.L'éxposé des conviction de "moi"
-1ére partie:"moi" smble être bousculé ds sé idé (cf phrase ?)
-2émé partie:le ton est assuré,il définit sa concept° d bonheur de maniére rigoureuse,affirmé et cnstruite
-le bonheur é 1 art de vivre épicurien,dc il la exprime avec + de délicatesse et + de lyrisme que "lui"

II.Deux points vues différents
     1.Un libertin cynique et pragmatique
-Sn attent° base sr une observat° attentiv. du mnde et des comportemt
répétit° du mot vanité mntre l'inutilité des valeurs traditionelles qui cmptent pr "moi"
-Ligne 33-41 :"lui" défend la philosophie de liberté et mntre l'incompabilité du bonheur et de vertu. "Lui" est un moraliste désabusé,préoccupé de bien de vivre.
     2.Un philosophe humaniste attaché aux vertus traditionnelles
-Dialogue:énumérat° quil juge importante"
→ ligne 1-41 :intervent°bréve et efficace.;
-Longue tirade éloquente et lyrique où il exprime une idéologie de la vertu. "Moi" parle en sn prope nom (JE). Il évoque 9 situat° en 1 seule phrase,avc une mm structure(INFINITIF PASSE,LAUXILLIAIRE NEST PAS REPETE)