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Hugo, Au peuple

Au peuple [Les Châtiments]

Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.

Voici le texte sur lequel je dois faire une lecture analitique dessus.
Quelqu'un pourrait il m'aider?

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Hugo, Au peuple

Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les châtiments)


Au peuple
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.

Bonsoir !
J'ai quelques idées pour commenter cet extrait mais je peine à trouver une problématique pertinente et à déterminer les grands axes du texte.
Si vous avez quelques pistes à me donner cela serai avec plaisir !!
Merci beaucoup

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Hugo, Au peuple

Bonjour Lucie,

Ta problématique est dans la métaphore filée de ce texte : en quoi le peuple est-il un océan ?

En regroupant tes observations dans des axes que tu classeras du moins important au plus important, tu auras ton parcours de lecture.

Par ex. le peuple est une force puissante, imprévisible.
Il est à la fois lumière et ténèbres...
Seule la fin sera difficile à interpréter. Pour t'aider, demande-toi si Hugo ne manifeste pas une certaine déception. Pourquoi, à un moment donné, fait-il allusion au despote ? Qu'attend-il du peuple ?

Ce poème prend alors des airs d'appel à l'insurrection.

Hugo, Au peuple

Jean Luc, je te remercie pour ton aide.
Ton message m'a permis d'y voir plus clair dans ma démarche, de mieux comprendre le texte et ainsi de l'apprecier encore un peu plus !

Hugo, Au peuple

bonjour, je n'arrive pas à savoir se que signifie une vision épique.

exemple : dans Au Peuple Victor Hugo a une vision épique de l'océan et du peuple.

Pouvez-vous m'expliquer ce que cela signifie. Merci

Hugo, Au peuple

Au peuple

Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.

SVP aidez moi pour le commentaire composé de Français. j'ai déja fait l'introduction mais je n' arrive pas à faire la suite ( mon plan, mon develloppement et ma conclusion ). Donnez moi des pistes SVP c'est Urgent .....

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Hugo, Au peuple

super : tu m'expliques comment tu fais ton introduction avant de savoir ce à quoi va ressembler ton commentaire ?
bon, passons, mais tu me referas ton introduction bien sûr.
déjà : qui est "tu" ? qui est "il" ? et donc une grande partie sur la métaphore filée entre le "tu" et le "il", et la rupture finale "seulement lui ne trompe jamais"
les champs lexicaux, qui alimentent la métaphore
l'éloge ambigu du peuple, à qui ce poème est dédié
revois le contexte historique : dans quelles circonstances sont écrits Les Châtiments ?
bon, tu peux déjà aller par là, ce sera pas mal

Hugo, Au peuple

Bonjour,
je dois faire un commentaire littéraire sur cette oeuvre et je voudrais savoir si mon plan est correct :

ma problématique est : A qui est adressé de poème?

mon plan: I/ Une éloge ambigüe du peuple
                   A/ les champs lexicaux
                   B/ les figures de style
                   C/ un rapport entre tu et il
             
               II/ un IL particulier
                   A/ les figures de style et raisonnement par analogie
                   B/ les circonstances de ce poème
                   C/ un contexte historique particulier

en conclusion : (réponse à la problématique) ce poème est adressé au peuple français au 19ème siècle. le peuple doit se révolter contre la société.


Vos idées sont les bien venues!!

AU PEUPLE
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.

Hugo, Au peuple

Bonsoir Skrapy,

Je réponds à ton énième message privé ici. Je te répète que tu as les mêmes chances de réponses ici que dans une nouvelle discussion. (Je te signale au passage que mon message te ramènera au haut de l'affiche !) Maintenant, tu n'as plus qu'à attendre sagement...

Muriel

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Hugo, Au peuple

Bonsoir Skrapy,

Ce plan ne convient pas car il scinde le fond et la forme. Tu n'as pas le droit d'étudier les procédés stylistiques à part. Ces derniers sont toujours au service de l'expression d'idées ou de sentiments.

Commence par définir une problématique ou un parcours de lecture valide. Par ex. Pourquoi le peuple est-il comparé à l'océan ? ou quelle appréciation politique Hugo porte-t-il sur le peuple ? ou qu'est-ce que l'exilé Hugo attend du peuple ?
Regarde les quelques indications que j'ai données un peu plus haut dans la discussion.