Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

Bonjour je suis nouvelle ici, et je voudrais demander un peu d'aide. J'ai un commentaire littéraire à faire sur Lorenzaccio, Acte I Scène I. J'ai mon plan mais je ne sais pas s'il est bien :

I) Tout d'une scène d'exposition
  1) Le lieu et le temps :
Didascalie initiale, + répliques
  2) Les personnages et l'intrigue :
- personnages présentés
- l'intrigue : ?

II) Un registre tragico-comique
  1) Registre comique :
- comique de caractère sur Gabrielle
- comique de situation : décalage entre la tirade de Lorenzo et la réplique du Duc
- comique de mots : "lanterne sourde", "honnête rustre"
  2) Registre tragique :
- ponctuation expressive : phrases exclamatives
- accumulation de verbes dans la tirade de Lorenzo
- champ lexical de la mort + menaces

Voilà je me demande s'il serait possible d'avoir un avis? Merci

Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

Bonjour à tous !

je travaille sur Lorenzaccio de Musset, écrit en 1834.
En ce qui concerne mon plan je pense qu'il tient la route mais j'ai un peu de mal a trouver un problématique qui pourrait donner un sens correct à mon plan ? Pourriez vous m'aider ?

Mon plan

I)Une scène d'exposition en rupture
a) Une sorte de "In media res" , rupture avec le classicisme
b) Une scène  antiromantique

II) Le rôle ambigu de Lorenzo
a) Flatterie et complicité avec le Duc
b) Un personnage Noir
c) Mais qui semble cacher son jeu

III) Le triomphe de la débauche sur l' honnêteté
a) Le duel Giomo/Maffio
b) Abus de pouvoir et corruption

je  pensais travailler sur le coté psychologique : (faire réfléchir le spectateur sur sa société ) mais sans trouver un but qui puisse englober totalement le plan ....
Si je n'ai pas de problématique cela veut dire que mon plan est faux ?

Merci d'avance pour votre aide !

LORENZACCIO

1834

ACTE PREMIER

Scène première

Un jardin. Clair de lune ; un pavillon dans le fond, un autre sur le devant. Entrent le Duc et Lorenzo, couverts de leurs manteaux ; Giomo, une lanterne à la main.

Le duc : Qu'elle se fasse attendre encore un quart d'heure, et je m'en vais. Il fait un froid de tous les diables.

Lorenzo : Patience, altesse, patience.

Le duc : Elle devait sortir de chez sa mère à minuit ; il est minuit, et elle ne vient pourtant pas.

Lorenzo : Si elle ne vient pas, dites que je suis un sot, et que la vieille mère est une honnête femme.

Le duc : Entrailles du pape ! avec tout cela je suis volé d'un millier de ducats !

Lorenzo : Nous n'avons avancé que moitié. Je réponds de la petite. Deux grands yeux languissants, cela ne trompe pas. Quoi de plus curieux pour le connaisseur que la débauche à la mamelle ? Voir dans une enfant de quinze ans la rouée à venir ; étudier, ensemencer, infiltrer paternellement le filon mystérieux du vice dans un conseil d'ami, dans une caresse au menton - tout dire et ne rien dire, selon le caractère des parents - ; habituer doucement l'imagination qui se développe à donner des corps à ses fantômes, à toucher ce qui l'effraye, à mépriser ce qui la protège ! Cela va plus vite qu'on ne pense ; le vrai mérite est de frapper juste. Et quel trésor que celle-ci ! tout ce qui peut faire passer une nuit délicieuse à Votre Altesse ! Tant de pudeur ! Une jeune chatte qui veut bien des confitures, mais qui ne veut pas se salir la patte. Proprette comme une Flamande ! La médiocrité bourgeoise en personne. D'ailleurs, fille de bonnes gens, à qui leur peu de fortune n'a pas permis une éducation solide ; point de fond dans les principes; rien qu'un léger vernis ; mais quel flot violent d'un fleuve magnifique sous cette couche de glace fragile qui craque à chaque pas ! Jamais arbuste en fleur n'a promis de fruits plus rares, jamais je n'ai humé dans une atmosphère enfantine plus exquise odeur de courtisanerie.

Le duc : Sacrebleu ! je ne vois pas le signal. Il faut pourtant que j'aille au bal chez Nasi ; c'est aujourd'hui qu'il marie sa fille.

Giomo : Allons au pavillon, monseigneur. Puisqu'il ne s'agit que d'emporter une fille qui est à moitié payée, nous pouvons bien taper aux carreaux.

Le duc : Viens par ici ; le Hongrois a raison. (Ils s'éloignent ; entre Maffio).

Maffio : Il me semblait dans mon rêve voir ma soeur traverser notre jardin, tenant une lanterne sourde, et couverte de pierreries. Je me suis éveillé en sursaut. Dieu sait que ce n'est qu'une illusion, mais une illusion trop forte pour que le sommeil ne s'enfuie pas devant elle. Grâce au ciel, les fenêtres du pavillon où couche la petite sont fermées comme de coutume ; j'aperçois faiblement la lumière de sa lampe entre les feuilles de notre vieux figuier. Maintenant mes folles terreurs se dissipent ; les battements précipités de mon coeur font place à une douce tranquillité. Insensé ! mes yeux se remplissent de larmes, comme si ma pauvre soeur avait couru un véritable danger. Qu'entends-je ? Qui remue là entre les branches ? (La soeur de Maffio passe dans l'éloignement.) Suis-je éveillé ? C'est le fantôme de ma soeur. Il tient une lanterne sourde, et un collier brillant étincelle sur sa poitrine aux rayons de la lune. {Gabrielle ! Gabrielle} ! Où vas-tu ?

(Rentrent Giomo et le duc.)

Giomo : Ce sera le bonhomme de frère pris de somnambulisme. Lorenzo conduira votre belle au palais par la petite porte ; et quant à nous, qu'avons-nous à craindre ?

Maffio : Qui êtes-vous ? Holà ! arrêtez ! (Il tire son épée.)

Giomo : Honnête rustre, nous sommes tes amis.

Maffio : Où est ma soeur ? que cherchez-vous ici ?

Giomo : Ta soeur est dénichée, brave canaille. Ouvre la grille de ton jardin.

Maffio : Tire ton épée et défends-toi, assassin que tu es !

Giomo (saute sur lui et le désarme) : Halte-là ! maître sot, pas si vite.

Maffio : ô honte ! ô excès de misère ! S'il y a des lois à Florence, si quelque justice vit encore sur la terre, par ce qu'il y a de vrai et de sacré au monde, je me jetterai aux pieds du duc, et il vous fera pendre tous les deux.

Giomo : aux pieds du duc ?

Maffio : Oui, oui, je sais que les gredins de votre espèce égorgent impunément les familles. Mais que je meure, entendez-vous, je ne mourrai pas silencieux comme tant d'autres. Si le duc ne sait pas que sa ville est une forêt pleine de bandits, pleine d'empoisonneurs et de filles déshonorées, en voilà un qui le lui dira. Ah ! massacre ! ah ! fer et sang ! j'obtiendrai justice de vous !

Giomo, l'épée à la main : Faut-il frapper, Altesse ?

Le duc : Allons donc ! frapper ce pauvre homme ! Va te recoucher, mon ami ; nous t'enverrons demain quelques ducats. (Il sort.)

Maffio : C'est Alexandre de Médicis !

Giomo : Lui-même, mon brave rustre. Ne te vante pas de sa visite, si tu tiens à tes oreilles. (Il sort.)

3

Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

salut over2!
ben je crois que ton plan est exemplaire!
l'oeuvre théatral que j'étudie cette année est lorenzaccio.je crois que cette scene d'exposition est un déclique de l'oeuvre,ça montre les vices des florentins et leurs mauvaises habitudeset ça donne une idée général de la société et sur l'intrigue qui se dévoilera a la fin.

Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

Merci c'est gentil mais tu n'aurais pas une idée de problématique pour mon plan !!

5

Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

Bonjour à tous , je suis nouveau ici et je trouve votre forum très sympa.

Je n'ai jamais demandé sur des forums que l'on me fasse mes devoirs ou que l'on m'aide et c'est une faute car INTERNET est un vrai outil à utiliser avec précaution certes mais un outil indéniablement intéréssant.

                                                 A- Tirso de molina, L'abuseur de Séville et l'invité de pierre ( 1630 )
                                                 B- Molière , Don Juam ( 1665 )
                                                 C- Alfred de Musset, Lorenzaccio ( 1834)


I COMMENTAIRE

Vous commenterez le texte C

II DISSERTATION

Pensez vous que le théâtre soit un reflet fidèle de la vie et du monde qui nous entourent ?

Merci pour toutes vos réponses , c'est vraiment essentiel !!

MERCI

6

Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

Salut
Pour l'acte 1 scéne 1 j'ai un plan pour ceux qui le désir :
Problématique : Comment cette premiere scène remplit-elle ses fonctions d'exposition tout en illustrant les principes du drame romantique ?

I-Fonction informative et dramatique

A- Cette premiere scéne pose le cadre spatio-temporel

B- Elle annonce le thème de la corruption
=> fonction dramatique partielle
Florence ville dépravée oû la corruption régne

II- La scéne d'exposition d'un drame romantique

A- Une scéne dynamique et vivante
=> informations amenées de maniere naturelle et progressive (esthetique romantique)
=> nombreuses actions
Contraste non classique d'un lorenzo cynique mais lyrique et d'un duc grossier

B- Le mélange des genres et des registres
=> Tonalités et personnages contrastés

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Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

bonjour,
Je voudrai te remercier pour ton plan et ta problématique.
Tu m'as sauvé la vie et mes mots sont faibles. 

8

Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 1

J'ai trouvé un plan vraiment pas mal avec de bonnes pistes de recherche sur  : […]

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(Message édité.)