Singulier ou pluriel ?

Comme je serais dans le désert et que personne ne pourrait me juger ni me reprendre, j'ai l'impression que je dirais : « Ouah ! ce doit être le fruit d'une belle (et inconnue) variété d'abricotier... » 

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Singulier ou pluriel ?

Quelle bédouine sagesse...

Prenez une variété de pomme.  Diriez-vous que la granny smith est une variété de pommes ?  Mais non !

Allez à pomme au TFL..  Une variété vous intéressera.

Pensez à une variété de tissu, s'il n'y en a qu'un.  Une variété de collant s'il s'agit d'un style en particulier.  Ces deux mots nous entraînent souvent vers le pluriel, mais dans ces deux cas le singulier s'impose clairement.

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Singulier ou pluriel ?

Pour Muriel, une variété de roses :

— Ses plus somptueuses Meilland [variété de roses, du nom d’un pépiniériste] (Ikor, Tourniquet des innocents, dans Grevisse, Cours de dictées, 9e éd., n° 10).

https://books.google.fr/books?id=zi9qY0 … mp;f=false

Singulier ou pluriel ?

Merci Anne. Et c'est Grevisse qui accorde de cette façon (en note), ce n'est donc pas un accord à exclure.

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Singulier ou pluriel ?

Si le pluriel s'entend ordinairement quand abricot est utilisé en complément, c'est que ce petit doit généralement faire équipe pour affronter la vie. On peut difficilement faire une compote d'un seul abricot. Et celui qui déjeunerait d'une tartine badigeonnée d'une marmelade d'abricot ne mangerait pas beaucoup plus que Gandhi.
De même, on dirait volontiers une pâte d'abricots ou une confiture d'abricots.
Mais si on parle d'une sorte ou d'une variété d'abricot, c'est bien à son essence (caractère unique) que l'on se réfère. De même encore, on dirait logiquement un savon à l'abricot, même s'il est entendu qu'on a fort probablement utilisé plus d'un abricot pour créer ce savon.
On parle de l'abricot d'Arménie. Ou de la bergarouge. Ou de la bergeron.  Pas des abricots d'Arménie, si on fait référence à la sorte...
(Je suis un peu acharnée, j'avoue car ça n'a pour moi aucun sens.)

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Singulier ou pluriel ?

Si on dit "une variété d'abricots", c'est bien parce qu'il en existe plusieurs, donc forcément plusieurs (sortes d') abricots. Voyez dans n'importe quelle grammaire les accords du verbe derrière "sorte de"... dans les exemples "sorte" est toujours suivi du pluriel.
Si on parle de la variété d'un abricot particulier, on utiise un déterminant comme je viens de le faire.

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Singulier ou pluriel ?

Anne345 a écrit :

Voyez dans n'importe quelle grammaire les accords du verbe derrière "sorte de"... dans les exemples "sorte" est toujours suivi du pluriel.

Les rédacteurs du TLF n'ont pas ouvert leur grammaire alors car ils écrivent précisément qu'une sorte de est suivi du singulier. Et donnent plusieurs exemples, notamment une sorte de femme, une sorte d'homme, une sorte d'affaire, une sorte de mot...

J'entends bien les arguments, mais une "variété de" est une "variété de quelque chose", à mes yeux. Donc singulier.

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Singulier ou pluriel ?

Je n'arrive plus à suivre : il y a trop de « fautes de frappe » qui détournent mon attention ! Si les intervenant(e)s pouvaient faire attention et se relire, ça ne nuirait sûrement pas à la qualité du site en général, ni de cette discussion en particulier.
En vous remerciant de bien vouloir excuser l'élève malveillant, indélicat et mal élevé que je suis. 
VLL

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Singulier ou pluriel ?

Chez Larousse, je trouve encore :

Prune abricotée, variété de prune qui ressemble à la reine-claude, mais qui est plus grosse et plus allongée;  sa peau est d'un vert blanchâtre, tachée de rouge du côté du soleil.//S'emploi. substantiv.:  L'abricotée est une variété de prune à gros fruit dont la chair est ferme, musquée, excellente. C'est aussi le nom d'une variété de pêche.

Ce qui nous fait trois singuliers dans le même paragraphe chez monsieur Larousse.

Et si vous retournez au TFL, vous trouverez encore à "reine-claude":  variété de prune sphérique...

Toujours au singulier.

Et toujours au TFL pour "chou-navet" variété de chou dont on mange la racine;
et "chou-rave", variété de chou dont la tige...

Toujours au singulier.

Et j'arrête ici car j'appauvris terriblement le schmilblick.
Bolshoï spassiba !

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Singulier ou pluriel ?

A moi, locuteur lambda, les arguments d'UrsaeMinoris semblent le plus souvent très pertinents, donc convaincants.
Une autre discussion du même genre a déjà eu lieu, dans laquelle Muriel était beaucoup intervenue : dommage que les deux n'aient pas été regroupées. On y évoquait notamment des cas identiques à celui de la « confiture d'abricots » dont il a été question dans celle-ci, et pour lesquels le pluriel ne me paraît pas absolument obligatoire. Car si à la question « Qu’est-ce que c’est comme confiture ? » on peut répondre : « C’est de l’abricot », est-ce que cela ne justifie pas qu’on puisse écrire – aussi – « C’est de la confiture d’abricot » ? 

« Variété de cheval » me trouble, mais cela a seulement à voir avec la taxinomie et non avec le sujet de la discussion… Quoique peut-être aussi avec la sémantique.
L'espèce est tout en bas de l’échelle de la classification, On note que « cheval » (equus caballus) est un genre et non une espèce, et est par conséquent au-dessus de l’espèce dans l’échelle de classification, tandis qu’un cheval percheron est une espèce. La variété est de rang inférieur à l’espèce : appliqué aux chevaux, qu’est-ce que le mot peut bien alors vouloir dire ? Mais surtout, il me semble – en dépit de nombreux exemples contraires sur Internet, mais qui ne prouvent rien - que le mot s’emploie plutôt en botanique, tandis que pour le règne animal on emploie ou devrait employer le mot race : une variété de rose, une race de cheval, et non le contraire ou au choix (une race de rose ?... !!!  ).  Mais je peux me tromper.
Pour les chevaux, la variété serait définie à l’intérieur d’une race et serait par conséquent un sous-sous-genre… Après tout, pourquoi pas ?
On conviendra pourtant qu’appliqué à certains individus du genre homo (dont sapiens est une espèce) le mot variété serait…. surprenant, tandis que le mot race, quoique la notion de race s'agissant du genre homo soit aujourd'hui réfutée par d’assez nombreux scientifiques, s’impose naturellement….