Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Aide-toi de la méthode du commentaire composé qui se trouve sur ce site : commence par faire une analyse du passage : construction, sens, procédés d'écriture... puis au bout d'une heure environ de travail tu pourras trouver un plan.

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Bonjour,

Voici mes 3 questions sur le Chapitre 1 de Candide :
a)Peut-on parler ici de paradis ? Précisez votre réponse.
b)Est-ce une fausse utopie ? Justifiez votre réponse.
c)Quelles sont les cibles de la moquerie voltairienne ?

Voici le Texte :

COMMENT CANDIDE FUT ÉLEVÉ DANS UN BEAU CHÂTEAU, ET COMMENT IL FUT CHASSÉ D'ICELUI

Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la soeur de monsieur le baron et d'un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du temps.
Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l'appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.
Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s'attirait par là une très grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss était l'oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.
Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles.
« Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement : car, tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes, aussi avons-nous des lunettes. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées, et pour en faire des châteaux, aussi monseigneur a un très beau château ; le plus grand baron de la province doit être le mieux logé ; et, les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l'année : par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tout est au mieux.»
Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment ; car il trouvait Mlle Cunégonde extrêmement belle, quoiqu'il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire. Il concluait qu'après le bonheur d'être né baron de Thunder-ten-tronckh, le second degré de bonheur était d'être Mlle Cunégonde ; le troisième, de la voir tous les jours ; et le quatrième, d'entendre maître Pangloss, le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre.

Merci d'avance.

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Bonjour.

Voici mes 3 questions

Mais où est ton début de réflexion personnelle ?

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

J'ai oublié de les mettre , excusé moi.

Voici ce que j'ai fait , par contre , je ne suis pas sûr de mes réponses ... :

a) Oui , on peut ici parler de paradis car on est dans le château de thuner-ten-tronck ... (Je pense que ma réponse est incomplète...)
b) La fausse utopie ce trouve dans le château de Thuner-ten-tronck. Candide y est heureux mais il ne s’aperçoit pas que ce monde est fondé sur des préjugés.
c)Les cibles de la moquerie Voltairienne sont :
- Le nom du château : "Thunder-ten-tronck"
- "Les nez ont été fait pour porter des lunettes , aussi , avons-nous des lunettes"
- "Les cochons étant faits pour être mangés , nous mangeons du porc toute l'année"

Voilà , quand pensez-vous ?

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Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Le nom du château ridiculise la caste despotique cherchant à se donner des particules anoblissantes pour se démarquer coûte que coûte du reste de la société.

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Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

bonjour, j'ai un travaille a faire et je trouve pas toutes les réponses..

Qui raconte l'histoire dans le chapitre 1 de Candide?
Pourquoi peut-on considérer que candide et le personnage principal d’après les indices relevée dans ce chapitre?
Qui es visée pas la critique de voltaire dans cet extrait ? quels aspect dénonce-t-elle?

Si quelqu'un aurait ces réponse ce serait gentil de me les faire partager
cordialement Julie!

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Chapitre 1

Il y avait en Vestphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple ; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu’il était fils de la sœur de monsieur le baron et d’un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers[1], et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps.

Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Vestphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d’une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l’appelaient tous Monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.

Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s’attirait par là une très-grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss[2] était l’oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.

Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie. Il prouvait admirablement qu’il n’y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux, et madame la meilleure des baronnes possibles.

« Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement : car tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes ; aussi avons-nous des lunettes[3]. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées et pour en faire des châteaux ; aussi monseigneur a un très-beau château : le plus grand baron de la province doit être le mieux logé ; et les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l’année. Par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise : il fallait dire que tout est au mieux. »

Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment : car il trouvait Mlle Cunégonde extrêmement belle, quoiqu’il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire. Il concluait qu’après le bonheur d’être né baron de Thunder-ten-tronckh, le second degré de bonheur était d’être Mlle Cunégonde ; le troisième, de la voir tous les jours ; et le quatrième, d’entendre maître Pangloss, le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre.

Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château, dans le petit bois qu’on appelait parc, vit entre des broussailles le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très-jolie et très-docile. Comme Mlle Cunégonde avait beaucoup de disposition pour les sciences, elle observa, sans souffler, les expériences réitérées dont elle fut témoin ; elle vit clairement la raison suffisante[4] du docteur, les effets et les causes, et s’en retourna tout agitée, toute pensive, toute remplie du désir d’être savante, songeant qu’elle pourrait bien être la raison suffisante du jeune Candide, qui pouvait aussi être la sienne.

Elle rencontra Candide en revenant au château, et rougit ; Candide rougit aussi. Elle lui dit bonjour d’une voix entrecoupée ; et Candide lui parla sans savoir ce qu’il disait. Le lendemain, après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent ; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa ; elle lui prit innocemment la main ; le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s’enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s’égarèrent. M. le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et, voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière. Cunégonde s’évanouit : elle fut souffletée par madame la baronne dès qu’elle fut revenue à elle-même ; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Bonjour.

Essaie d'abord de proposer des réponses, nous te dirons ce que nous en pensons...
Je ne pense pas que la première question soit très difficile.

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Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Bonjour à tous !
Je passe l'épreuve d'oral lundi et il me manque un texte. Je n'arrive pas à terminer mon plan car l'extrait donné par ma prof est, je trouve, trop court, et j'ai du mal à trouver les deux dernières sous-parties.
Voici ce que j'ai fait :

I- L’incipit d’un conte.
a) Les éléments de l’incipit.
b) Caractéristiques du conte.
c) Le registre comique.

II- Les thèmes de la pensée voltairienne.
a) La critique de la noblesse.

Au début, je m'étais trompée d'extrait, ou plutôt je l'avais élargi sans le vouloir, du coup j'avais pu parler de la critique de l'optimisme, mais là je suis perdue...
Je vous remercie !

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Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Bonjour à tous je suis en première stmg et j’ai un commentaire à faire sur le 1er chapitre de candide. J’ai du mal à faire mon développement avec comme axe
-la description proposer de la vie mener au château
- étudier les éléments qui ont un double sens et qui permettent à Voltaire de dresser un incipit ironique

Voltaire, Candide, chapitre 1 - Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de...

Bonjour,
Lire les messages qui précèdent le tien va sûrement t’aider.
La mise en place du « conte »:
-Un décor ...
-Des personnages...
-...décrits avec ironie.
Le ton est donné pour la suite.