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Anthologie de poèmes sur le thème du laid dans les Fleurs du Mal de Baudelaire

Bonjour ,
c'est mon premier message sur le forum . Je dois faire une anthologie de 7 poèmes sur le thème du laid des Fleurs du Mal de Baudelaire. J'en ai trouvé 3 sûr :

Une charogne
Les petites vieilles
Les 7 vieillards

J'hésite pour les autres :
L'albatros
A une mendiante rousse
....
Merci de votre aide

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Anthologie de poèmes sur le thème du laid dans les Fleurs du Mal de Baudelaire

La muse malade
Une charogne
Sépulture
Une gravure fantastique
Les sept vieillards
Le mort joyeux
Horreur sympathique
Les aveugles
Danse macabre
Le vin de l'assassin
La destruction
Les métamorphoses du vampire
Le squelette laboureur

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Anthologie de poèmes sur le thème du laid dans les Fleurs du Mal de Baudelaire

Merci beaucoup !!!
Pour une anthologie , peut-on photocopier les poèmes ou faut- il les réécrire ?
Les documents iconographiques doivent  correspondre aux poèmes choisis. Cependant j'ai une interrogation faut il sui la correspondent au même siècle ici le XIX

Merci j'avance mais prudemment, j'ai enfin terminé ma préface

Anthologie de poèmes sur le thème du laid dans les Fleurs du Mal de Baudelaire

Pour les illustrations, je ne pense pas qu'elles doivent être forcément du même siècle que le poème.

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Anthologie de poèmes sur le thème du laid dans les Fleurs du Mal de Baudelaire

Bonjour'
je ne comprends pas pourquoile poème  "la muse malade "fait parti du thème de la laideur ainsi que " les aveugles ".
Pouvez vous m'éclairer svp Merci

6 (Modifié par floreale 28/10/2019 à 08:20)

Anthologie de poèmes sur le thème du laid dans les Fleurs du Mal de Baudelaire

Je veux bien reconnaître que le beau et le laid sont des notions subjectives mais ici, le lexique et les images ne trompent pas et je m'étonne de ta question si tu as lu ces deux poèmes.


Présentation de la muse, d'habitude idéalisée chez les poètes, sous les traits effrayants d'une femme malade.

Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867

La muse malade

Ma pauvre muse, hélas ! qu'as-tu donc ce matin ?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
La folie et l'horreur, froides et taciturnes.

Le succube verdâtre et le rose lutin
T'ont-ils versé la peur et l'amour de leurs urnes ?
Le cauchemar, d'un poing despotique et mutin,
T'a-t-il noyée au fond d'un fabuleux Minturnes ?

Je voudrais qu'exhalant l'odeur de la santé
Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,
Et que ton sang chrétien coulât à flots rythmiques,

Comme les sons nombreux des syllabes antiques,
Où règnent tour à tour le père des chansons,
Phoebus, et le grand Pan, le seigneur des moissons

LES AVEUGLES

Contemple-les, mon âme; ils sont vraiment affreux!
Pareils aux mannequins; vaguement ridicules;
Terribles, singuliers comme les somnambules;
Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux.

Leurs yeux, d'où la divine étincelle est partie,
Comme s'ils regardaient au loin, restent levés
Au ciel; on ne les voit jamais vers les pavés
Pencher rêveusement leur tête appesantie.

Ils traversent ainsi le noir illimité,
Ce frère du silence éternel. ô cité!
Pendant qu'autour de nous tu chantes, ris et beugles,

Éprise du plaisir jusqu'à l'atrocité,
Vois! je me traîne aussi! mais, plus qu'eux hébété,
Je dis: que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles?