1 (Modifié par Jehan 16/10/2019 à 23:56)

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Bonjour, j'ai mon premier commentaire a rendre pour vendredi je suis en première URGENT MERCI.

Vous ferez le commentaire du texte suivant.

(Emma bovary est la fille d'un riche fermier normand. Élevée au couvent après la mort de sa mère, elle s'est mariée assez vite avec Charles Bovary, simple officier de santé faisant office de médecin de compagne. Nourrie de lectures sentimentales, elle se souvient de ses années de couvent et de ses lectures.)

Elle frémissait, en soulevant de son haleine le papier de soie des gravures, qui se levait à demi plié et retombait doucement contre la page. C’était, derrière la balustrade d’un balcon, un jeune homme en court manteau qui serrait dans ses bras une jeune fille en robe blanche, portant une aumônière à sa ceinture ; ou bien les portraits anonymes des ladies anglaises à boucles blondes qui, sous leur chapeau de paille rond, vous regardent avec leurs grands yeux clairs. On en voyait d’étalées dans des voitures, glissant au milieu des parcs, où un lévrier sautait devant l’attelage que conduisaient au trot deux petits postillons en culotte blanche. D’autres, rêvant sur des sofas près d’un billet décacheté, contemplaient la lune, par la fenêtre entr’ouverte, à demi drapée d’un rideau noir. Les naïves, une larme sur la joue, becquetaient une tourterelle à travers les barreaux d’une cage gothique, ou, souriant la tête sur l’épaule, effeuillaient une marguerite de leurs doigts pointus, retroussés comme des souliers à la poulaine. Et vous y étiez aussi, sultans à longues pipes, pâmés sous des tonnelles, aux bras des bayadères, djiaours, sabres turcs, bonnets grecs, et vous surtout, paysages blafards des contrées dithyrambiques, qui souvent nous montrez à la fois des palmiers, des sapins, des tigres à droite, un lion à gauche, des minarets tartares à l’horizon, au premier plan des ruines romaines, puis des chameaux accroupis ; — le tout encadré d’une forêt vierge bien nettoyée, et avec un grand rayon de soleil perpendiculaire tremblotant dans l’eau, où se détachent en écorchures blanches, sur un fond d’acier gris, de loin en loin, des cygnes qui nagent.

Et l’abat-jour du quinquet, accroché dans la muraille au-dessus de la tête d’Emma, éclairait tous ces tableaux du monde, qui passaient devant elle les uns après les autres, dans le silence du dortoir et au bruit lointain de quelque fiacre attardé qui roulait encore sur les boulevards.

Quand sa mère mourut, elle pleura beaucoup les premiers jours. Elle se fit faire un tableau funèbre avec les cheveux de la défunte, et, dans une lettre qu’elle envoyait aux Bertaux, toute pleine de réflexions tristes sur la vie, elle demandait qu’on l’ensevelît plus tard dans le même tombeau. Le bonhomme la crut malade et vint la voir. Emma fut intérieurement satisfaite de se sentir arrivée du premier coup à ce rare idéal des existences pâles, où ne parviennent jamais les cœurs médiocres. Elle se laissa donc glisser dans les méandres lamartiniens, écouta les harpes sur les lacs, tous les chants de cygnes mourants, toutes les chutes de feuilles, les vierges pures qui montent au ciel, et la voix de l’Éternel discourant dans les vallons. Elle s’en ennuya, n’en voulut point convenir, continua par habitude, ensuite par vanité, et fut enfin surprise de se sentir apaisée, et sans plus de tristesse au cœur que de rides sur son front.

Les bonnes religieuses, qui avaient si bien présumé de sa vocation, s’aperçurent avec de grands étonnements que Mlle Rouault semblait échapper à leur soin. Elles lui avaient, en effet, tant prodigué les offices, les retraites, les neuvaines et les sermons, si bien prêché le respect que l’on doit aux saints et aux martyrs, et donné tant de bons conseils pour la modestie du corps et le salut de son âme, qu’elle fit comme les chevaux que l’on tire par la bride : elle s’arrêta court et le mors lui sortit des dents. Cet esprit, positif au milieu de ses enthousiasmes, qui avait aimé l’église pour ses fleurs, la musique pour les paroles des romances, et la littérature pour ses excitations passionnelles, s’insurgeait devant les mystères de la foi, de même qu’elle s’irritait davantage contre la discipline, qui était quelque chose d’antipathique à sa constitution. Quand son père la retira de pension, on ne fut point fâché de la voir partir. La supérieure trouvait même qu’elle était devenue, dans les derniers temps, peu révérencieuse envers la communauté.

Emma, rentrée chez elle, se plut d’abord au commandement des domestiques, prit ensuite la campagne en dégoût et regretta son couvent. Quand Charles vint aux Bertaux pour la première fois, elle se considérait comme fort désillusionnée, n’ayant plus rien à apprendre, ne devant plus rien sentir.

Mais l’anxiété d’un état nouveau, ou peut-être l’irritation causée par la présence de cet homme, avait suffi à lui faire croire qu’elle possédait enfin cette passion merveilleuse qui jusqu’alors s’était tenue comme un grand oiseau au plumage rose planant dans la splendeur des ciels poétiques ; — et elle ne pouvait s’imaginer à présent que ce calme où elle vivait fût le bonheur qu’elle avait rêvé.

Madame Bovary, Gustave Flaubert, chapitre VI, 1857

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Bonjour.

https://www.etudes-litteraires.com/commentaire.php

3

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Flaubert propose au lecteur un retour en arrière dans le parcours d'Emma pour montrer un caractère, une
personnalité qui trouve ses origines dans l'éducation.

Une éducation source de désillusions.
Une adolescente qui croit découvrir le monde mais au travers du prisme déformant de ses lectures au couvent.

I. Les lectures d'Emma
II. La sensibilité romantique
III. L'éducation des couvents

4 (Modifié par Antoinedz 17/10/2019 à 12:20)

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

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Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Je te proposais une structure mais tu restes maître du devoir.


Introduction :
- présentation de l'extrait.(Flaubert propose au lecteur un retour en arrière dans le parcours d'Emma pour montrer un caractère, une personnalité qui trouve ses origines dans l'éducation)
- formulation d'une problématique 
- annonce des axes du développement

I. Les lectures d'Emma
II. La sensibilité romantique
III. L'éducation des couvents

Synthèse : Une adolescente qui croit découvrir le monde mais au travers du prisme déformant de ses lectures au couvent. Une éducation source de désillusions.

6 (Modifié par Antoinedz 17/10/2019 à 12:22)

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Tu peut supprime tes réponse ma prof risque de les voir merci

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Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Le forum ne fonctionne pas ainsi, Antoinedz...

8 (Modifié par webmestre 17/10/2019 à 19:30)

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Bonjour, j'ai mon premier commentaire a rendre pour demain je suis en première URGENT MERCI.

Voici ce que j'ai fait pour le moment si quelqu'un peut m’aider a le structurer avec les exemple etc :

(Message édité.)

9 (Modifié par Jehan 17/10/2019 à 19:43)

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

Voici ce que j'ai fait pour le moment

Tu t'es contenté de recopier mot pour mot les messages d'aide de Floreale...
Ce n'est pas un très gros travail !

Flaubert, Madame Bovary - Elle frémissait, en soulevant de son haleine...

C'est-à-dire que floréale n'a pas compris qu' Antoine eût bien aimé qu'elle rédigeât l'intégralité du devoir pour lui.