Taux de réussite à l'agrégation d'histoire dans les universités françaises

Tous à Limoges !

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Taux de réussite à l'agrégation d'histoire dans les universités françaises

Plutôt que l'académie, il faudrait évaluer le taux de réussite prépa agrèg par prépa agrèg: Ulm, Paris I et Sciences-Po, me semble-t-il, se partagent les meilleurs résultats pour l'histoire, à compléter avec les excellents résultats de l'ENS de Lyon. En tout cas, investir sur une prépa agrèg des deux ENS convient toujours: effectifs réduits et plus nombreuses possibilités d'évaluation (plus de DST et de khôlles).
Voilà pour le peu que je connaisse   

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Taux de réussite à l'agrégation d'histoire dans les universités françaises

@UmbertoV96 sauf qu'on n'a pas le pourcentage par prépa... La seule chose fiable qu'on ait, c'est publinet et les rapports de jury ! A moins que tu aies des sources que nous n'avons pas...

14 (Modifié par UmbertoV96 21/09/2019 à 18:44)

Taux de réussite à l'agrégation d'histoire dans les universités françaises

Je connais les statistiques d'autres départements de l'ENS Ulm, mais non pas de celui d'histoire. Dans le rapport du jury en LC par exemple, est précisé le nombre de normaliens ayant passé le concours et l'ayant réussi; en histoire je vois qu'ils ne le font pas! Il faudrait que les différentes prépa agrèg exhibent leur taux de réussite, comme pour les CPGE: ce serait plus transparent!

Le monde donne certaines informations intéressantes, mais n'étant pas moi-même abonné, je ne puis lire l'intégralité de l'article (ici le lien https://www.lemonde.fr/campus/article/2 … 01467.html).

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Petit HS : Concernant les concours a Bac+2, je suis très dubitative quant aux chiffres fournis par les CPGE elles-mêmes... Après tout elles peuvent raconter un peu ce qu'elles veulent aux journalistes, alors même que les écoles fournissent des chiffres assez précis, je vois souvent des erreurs dans les classements de l' "Etudiant" ou autres ! Fin du HS.

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Réponse au HS
Enfin, je sais (par expérience directe) que certaines parisiennes ne mentent pas, sinon leur rivale serait bien prête à signaler l'erreur illico presto et à prétendre de le corriger: elles n'ont pas intérêt à mentir.

17 (Modifié par Jehan 21/09/2019 à 21:54)

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Suite du HS : Eh pourtant nos bons résultats ont longtemps été tus... (j'enseigne dans une "petite" prépa) Il n'y a que ces deux dernières années que nos chiffres étaient corrects... Ça n'est pas faute de l'avoir signalé... Mais une fois le journal publié, que veux-tu faire ? Publier une rectification le mois suivant ?  Mais le mal est fait ! Et sur le site web ? Aucune correction ! (le site de l'étudiant n'est même pas fichu de donner son nom correct au concours... https://www.letudiant.fr/palmares/class … anier.html ) Que valent donc les chiffres très précis des prépas prestigieuses, sans doute regardés à la loupe par de nombreux observateurs, si ceux auxquels on les compare ne le sont pas ? Fin du HS.

Le problème de publier ce genre de classement est immense. Ça fait croire que c'est la prépa agreg qui fait l'agrégé, ce qui est faux. Je suis assez fâchée, à vrai dire, de voir que tant de gens sont friands de classements pour ce qui concerne leur formation, comme si c'était la même chose que d'acheter un lave-vaisselle. Ou plutôt je suis fâchée contre les gens qui leur font croire que de tels classements ont une quelconque importance et profitent de l'angoisse des gens au bénéfice de leur propre prestige lorsque ce n'est pas de leur portefeuille.

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Le problème de publier ce genre de classement est immense. Ça fait croire que c'est la prepa agreg qui fait l'agrégé, ce qui est faux.

Entièrement d’accord. Ce qui fait l’agrégé, c’est avant tout le candidat, et les aléas de tout concours.
Bien sûr la plupart des normaliens raflent (en général) les premières places.
Mais il ne faut pas oublier « l’écrémage » préalable.
Le concours de l’ENS est plus sélectif que celui de l’agrégation.

Je suis assez fâchée, à vrai dire, de voir que tant de gens sont friands de classements pour ce qui concerne leur formation, comme si c'était la même chose que d'acheter un lave-vaisselle

Je partage cet agacement.
Les parents d’un ancien camarade de classe de mon fils, irrités que leur rejeton n’ait pas intégré une « grande » école d'ingénieur l’ont envoyé faire une troisième année de prépa à Ginette. Il n’a rien eu de mieux. Et des exemples semblables, on en a à la pelle.
Pareillement on voit deux camarades capésiens dont l’un obtient  un report de stage pour préparer l’agrégation, y consacre toute sa vie et n’est même pas admissible, et l’autre qui, malgré le peu de temps qu’il peut consacrer au concours le réussit.
Les classements d’établissements et les statistiques ont une valeur toute relative.
Après, il faut considérer les cas d’espèce.

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Oui je partage tout ce que vous dites: la prépa ne fait pas le normalien et la prépa agrèg ne fait pas l'agrégé ! Mais d'un autre côté, force est de constater que certaines prépas marchent mieux (H4 ou Paris I pour l'agrégation, sans citer Ulm), pourquoi? Je pense qu'il y a un triple effet.
1) La concentration des "meilleurs" (à prendre vraiment avec des pincettes, il faudrait dire de ceux qui ont un capital culturel plus élevé, on n'est pas absolument meilleur parce qu'on réussit un concours): on sait que dans un tel endroit ça marche bien, donc si je suis bon j'y vais aussi.
2) Le sentiment de légitimité et l'émulation: on ne s'autocensure pas si l'on est dans une grande institution et on ose plus, on a l'impression que ce que l'on fait (et ce que font ses camarades) vaut vraiment.
3) Les professeurs ciblent beaucoup plus les exercices puisqu'ils ont des classes de manière générale plus "homogènes", ce qui leur permet d'aller plus rapidement et de démultiplier les exercices.

Voilà pourquoi à mon sens les grosses prépas (soient-elles CPGE ou agrèg) marchent mieux: il n'y a aucune magie et surtout, comme vous le dites si bien, la prépa ne fait pas l'étudiant, mais c'est l'étudiant qui fait la prépa!

20 (Modifié par TheRedRoom 22/09/2019 à 08:34)

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Tout à fait, Umberto. Il y a une sélection en amont dans ce type de prépa agreg. En gros, si on y est accepté, c'est un signe qu'on fait partie d'un groupe qui a statistiquement plus de chances d'obtenir l'agrégation, mais ça n'est nullement l'espoir de performer mieux dans cette prépa agreg que si on était dans une autre.
C'est une erreur d'interprétation bien connue des statisticiens :  lorsqu'on a une observation du type "les agrégatifs de l'ENS ont un fort taux d'obtention de l'agrégation", cela ne veut nullement dire que leur fort taux de réussite l'est EN RAISON de leur appartenance à l'ENS. (Ce serait aussi idiot que de dire que le sud de la France fait vieillir plus vite... Sous prétexte qu'il s'y trouve beaucoup de retraités !)

Les classements renforcent cette erreur, tout en privant d'autres institutions de candidats brillants parce qu'on leur a bourré le crâne de mantras du type "hors Paris/ENS, point de salut". Je ressens beaucoup de tristesse pour les collègues qui se démènent au moins autant que ceux des ENS ou des facs parisiennes, et qui voient fuir de leur institutions les candidats les plus prometteurs.
Les phénomènes d'auto-censure qui en découlent (et dont tu parles, Umberto) sont preoccupants.