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Comparer la préface de la Comédie humaine de Balzac et la préface de Thérèse Raquin de Zola

Bonjour chers membres du forum!

Je suis une étudiante Erasmus qui prépare actuellement une thèse en France sur la littérature du XIXème siècle.
J'ai décidé de comparer les préfaces de la Comédie Humaine de Balzac avec la préface de Thérèse Raquin de Zola.
Pourriez-vous peut-être me donner des conseils, qu'il serait particulièrement intéressant de comparer et sur quel aspect pourrais-je être exigeante? C'est ma premier thèse d'études littéraires, je serais donc très reconnaissante pour des suggestions!

Merci d'avance!

Comparer la préface de la Comédie humaine de Balzac et la préface de Thérèse Raquin de Zola

Bonjour,
Qu'appelez-vous une thèse ? Surtout que vous parlez de "première thèse" : en général, on n'en fait guère plus d'une dans sa vie !
D'autre part, une comparaison de préfaces ne saurait constituer un sujet de thèse à lui seul.
Quelle est votre nationalité ?

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Comparer la préface de la Comédie humaine de Balzac et la préface de Thérèse Raquin de Zola

Bonjour,


j'utilise peut-être aussi un mot incorrect. C'est un mémoire/dissertation très court/ recherche scientifique? ( en anglais seminar paper ) de 8 pages que je dois écrire dans le cadre d'un séminaire. Je suis une étudiante allemande.


Je sais que je voudrais comparer le réalisme et le naturalisme avec l'aide de ces avant-propos, mais si vous savez si'il y a d'autres aspects qu'on pourrait comparer ou connaissez une littérature intéressante sur ce sujet, j'aimerais l'inclure dans mes recherches. Ce serait peut-être très utile pour ma dissertation.

Je suis désolé pour mon français,
j'espère que c'est compréhensible

4 (Modifié par Yvain 11/09/2019 à 14:44)

Comparer la préface de la Comédie humaine de Balzac et la préface de Thérèse Raquin de Zola

Ah oui, je comprends mieux, merci.

Vous pourriez centrer votre comparaison sur le problème du bien et du mal, celui de la morale par conséquent.

"L'homme n'est ni bon ni méchant, il naît avec des instincts et des aptitudes ; la Société, loin de le dépraver, comme l'a prétendu Rousseau, le perfectionne, le rend meilleur ; mais l'intérêt développe alors énormément ses penchants mauvais. Le christianisme, et surtout le catholicisme, étant, comme je l'ai dit dans Le Médecin de campagne, un système complet de répression des tendances dépravées de l'homme, est le plus grand élément d'Ordre Social"
                                                                                Balzac, Avant-Propos... , éd. NRF-Gallimard.

"Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. Là est le livre entier. J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs et leur sang, dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair. Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus. […] enfin, ce que j'ai été obligé d'appeler leurs remords, consiste en un simple désordre organique, en une rébellion du système nerveux tendu à se rompre."
                                                                                 Zola, Préface..., éd. NRF-Gallimard.

Morale et société, morale et personnages, mais aussi moralité de l'œuvre elle-même (Zola commence sa préface en répondant justement aux critiques d'immoralité qu'on lui a adressées).


Autre sujet possible : quelle idée chaque auteur se fait-il du personnage de roman ?
Ou, plus "bateau" : Quelle conception du roman chaque auteur développe-t-il ?

Attention à éviter le piège qui consiste à analyser l'un après l'autre les textes de chaque auteur : il faut une problématique qui permette de les envisager l'un par rapport à l'autre à chaque étape du développement.