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Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

@Laoshi : je te prie de m'excuser, je ne voulais pas du tout sembler méprisante.
Je répondais surtout au message qui disait

Pareillement, je travaillais pendant l'été et je n'ai donc rien fait à peu de choses près.

Ca ne me semble pas non plus être un très bon conseil.
Ce que je veux dire, c'est que je prépare ma bibliographie pour les hypokhâgnes avec beaucoup de soin, ce qui m'oblige à préparer une partie de mes cours (ou au moins le plan de cours) de la rentrée dès le mois de mai. Et je sais que mes collègues en font autant. Je ne les donne pas pour faire joli, ni pour les assommer de lecture, mais parce que 1/ ce sont des lectures qui leur seront utiles et 2/ nombreux sont ceux qui trépignent pendant les vacances et s'ils ont un peu de temps il peuvent déjà commencer à préparer leur hypokhâgne en faisant des "lectures plaisir" (tiens, un nom à valeur d'épithète...) à tête reposée, ce qui a pour effet de les rassurer, ou en tous cas d'en rassurer certains car cela leur ouvre une fenêtre sur ce que nous allons faire à la rentrée.

Je donne certains ouvrages à titre indicatif, pour faire les courses pendant l'été ou vérifier si ces ouvrages sont disponibles dans leur bibliothèque. Mais il y en a d'autres que nous allons étudier en détail... je sais très bien, par exemple, qu'il leur sera bien difficile de lire Jane Eyre en entier entre le 1er et le 30 septembre, vu le travail qu'ils auront dans les autres matières. Je leur demande donc de l'avoir lu à la rentrée. C'est du travail d'hypokhâgne, ce n'est pas du travail de terminale. Les lycéens n'ont pas lu Jane Eyre en anglais et c'est bien normal, c'est difficile. Leur demander de le faire pendant les mois d'été, c'est aussi une manière de leur donner l'occasion de le faire un peu plus à tête reposée et sans le stress de tout le reste. Si j'étais vacharde, je leur donnerais à lire l' "approche linguistique des problèmes de traduction", ils ne s'en sortiraient pas tous seuls et ils laisseraient tomber à la page 3. Ce n'est pas mon but.

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Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Merci pour vos commentaires. Sincèrement, quand j'ai vu la liste des ouvrages toutes matières confondues, ça m'a effrayée et je me suis dit que je serais submergée dès le début d'année.
Donc me voilà rassurée par vos opinions. Comme mon patron m'a refusé de finir mon contrat de travail un peu avant le 31 Aout, je vais profiter de mes jours de congés pour au moins prendre un premier bain de littérature.

Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Juste pour clarifier : mon propos avait une valeur descriptive (je n'ai vraiment pas fait grand-chose) et non pas normative (je ne conseille pas de ne rien faire). La personne en question n'étant pas en mesure de travailler d'arrache-pied, j'ai pensé qu'il était plus utile d'insister sur le fait que non, ça ne remet pas en cause sa capacité à réussir par la suite. Cela étant dit, évidemment, si on peut, lire les bibliographies, c'est une bonne chose.

Autrement dit, je ne suis pas prof de prépa et ne prétends pas l'être. Ce n'était que mon expérience que je partageais, ce qui n'a pas la même valeur que les conseils de profs, j'en conviens tout à fait.

Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Autrement dit, je ne suis pas prof de prépa et ne prétends pas l'être. Ce n'était que mon expérience que je partageais, ce qui n'a pas la même valeur que les conseils de profs, j'en conviens tout à fait

En même temps, tu es normalien, et ton expérience et ton exemple présentent autant d'intérêt que les conseils des professeurs.
Le professeur d'anglais demande de lire Jane Eyre en anglais (à peu près 200 pages) (ce qui l'oblige à préparer une partie de ses cours, la moindre des choses), le professeur de français demande de lire ... ? (et prépare ses cours également, mais pas les cours sur Jane Eyre ), le professeur de philosophie demande de lire...?, et le professeur d'histoire, qu'est-ce qu'il demande de lire le professeur d'histoire ? Et les autres ?
Je ne sais pas s'il y en a beaucoup qui trépignent pendant leur vacances et considèrent les livres qu'on leur impose comme des lectures plaisir. Certains, peut-être, mais les bibliographies ne devraient pas être trop importantes. L'année scolaire va l'être suffisamment. De toute façon, ils savent qu'ils doivent lire en section littéraire, et pas Oui-Oui entre à la grande école.

je vais profiter de mes jours de congés pour au moins prendre un premier bain de littérature.

Voilà une bonne idée.
Un bain de littérature en même temps qu'un bol d'air de montagne, ou que quelques bains de mer, si tu le peux. Et dès le début de l'année scolaire, tu t'accrocheras avec opiniâtreté aux wagons, et tu feras partie du convoi, si c'est ton destin.

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Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

On ne va quand même pas s'excuser de donner des livres à lire à nos élèves...
Quant à la remarque sur la préparation des cours, je ne relèverai pas, parce que tu fais semblant de ne pas comprendre ma phrase en ne la lisant pas jusqu'au bout !

Je ne sais vraiment pas quoi répondre. Mes élèves me demandent des conseils de lecture, en cours d'année il me demandent des exercices supplémentaires et me rendent des versions que je n'ai pas demandées, et quand je dis sur ce forum que je donne Jane Eyre à lire parce que ça vient répondre à une appétence pour la culture, j'ai l'impression de passer pour une tortionnaire. Heureusement que vous ne savez pas que ma collègue de lettres demande de lire du Rabelais, du La Fontaine, du Marivaux, du Hugo et du Proust ! Elle serait immédiatement dénoncée au rectorat !
Quant aux Khâgnes, non seulement on leur donne des ouvrages à lire pendant les vacances, mais en plus on les accueille en septembre par un concours blanc. Comme nous les brimons ! On se croirait dans le pensionnat de Jane Eyre ! (Cela vous surprendra peut-être mais cette organisation est le résultat d'une demande de la part des élèves et le dispositif à été maintenu à la demande générale. Des masochistes, ces élèves ! )
On a pensé aussi éteindre le chauffage l'hiver pour leur rendre la prépa vraiment insupportable, et équiper leurs chaises de tapis cloutés de fakir afin qu'ils souffrent plus. L'année prochaine, peut-être.

16 (Modifié par Laoshi 23/07/2019 à 10:16)

Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Voyons, TheRedRoom, ne nous emballons pas, et ne sombrons pas dans le ridicule !
Et le flegme et l'humour britannique alors ?

Tu n'as pas, bien sûr, à t'excuser de donner des livres à lire à tes élèves (et pour ma part, je t'excuse bien volontiers).
Tout comme ta collègue de lettres qui demande de lire Rabelais, La Fontaine, Hugo (si les élèves en sont à ne pas connaître ces auteurs à l'entrée en hypokhâgne, ya effectivement du boulot )
Et si les élèves en redemandent, tout est au mieux dans le meilleur des mondes.
J'ai moi-même répondu à des demandes d'élèves par des conseils et des listes de lecture, corrigé des exercices supplémentaires, et donné des cours de grec bénévolement à qui voulait, car l'option n'existait pas dans mon établissement.

Où as-tu vu que je te prenais pour une tortionnaire ? Quel art de la dramatisation !
Nous donnons tous des bibliographies à nos élèves. Ils en font ce qu'ils peuvent ou ce qu'ils veulent. Certains en tirent plus de profit que d'autres. Il faut bien en avoir conscience.
Que les élèves de khâgnes soient accueillis par un concours blanc ne me choque nullement. Ils sont censés être là pour passer des concours. Excellente méthode pour faire un bilan des connaissances.
De toute façon, les tests en début d'année scolaire, quel que soit le niveau, ce n'est pas une nouveauté. Il faut bien connaître son public !

Pour ton dernier paragraphe, ce n'est que glose, sans rapport avec ce que j'ai pu dire.

(Juste pour l'anecdote, à propos du froid, car tu ravives des souvenirs,  mon premier poste se trouvait dans un collège à la frontière belge, non loin des Ardennes, et je devais parfois faire cours dans des préfabriqués où, lorsque nous arrivions le matin, en hiver, si le concierge avait oublié de mettre le chauffage en marche, ce qui arrivait souvent, il faisait -7°. Ce n'est pas une blague. Je me gelais, et les élèves natifs du coin, avec manteau et moufles, me disaient : "Oh Madame, il ne fait pas si froid" (Les coquins !). Ils n'étaient pas assis sur des tapis cloutés, et moi, j'étais debout, et je remuais ciel et terre -ce qui en un sens me réchauffait- pour enseigner dans des conditions plus douces. J'étais de même horrifiée lorsque je les prenais au sortir d'une séance de piscine, avec des glaçons au bout des cheveux. Ils ne paraissaient pas en souffrir.)

Pour en revenir à nos futurs hypokhâgneux et à leurs listes d'ouvrages à lire, certains auront déjà connaissance d'une partie des oeuvres proposées, certains auront tout lu, d'autres un peu moins.
Ils augmenteront leur culture avec votre aide.

Si j'ai pu te contrarier, j'en suis sincèrement désolée et te prie de m'excuser.

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Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Je veux juste apporter mon opinion sur le travail préparatoire après avoir lu les commentaires.
En général, quand on arrive en première année de prépa , on sort d'une année où on a préparé le bac. Pour peu qu'on travaille en été ce qui est mon cas, on se retrouve sans aucun SAS de décompression car dès qu'on a du temps libre il faut lire, prendre des notes, "réviser les structures grammaticales en anglais parce que nous ne les maitrisons pas au sortir de la terminale". Et que fait on avec le latin quand on en a jamais fait! Enfin bref, la trouille quoi!
Je veux bien lire mais attention à la liste fournie. Chaque prof de chaque matière y va de ses conseils ou injonction à avoir fait ceci ou cela. Je sais bien que la prépa est une école exigeante et que ça passe par un travail acharné mais moi je ne pourrai pas tout donner cet été. C'est ainsi.

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Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

https://zupimages.net/up/19/30/zvf7.gif
Faites donc maths sup, c'est beaucoup pus facile.

19 (Modifié par Amelie1 30/07/2019 à 18:05)

Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Je rentre aussi en hypokhâgne l'année prochaine, nous avons 28 lectures obligatoires. Autant dire que je n'en verrai pas le bout ! Au final, nous sommes un peu tous dans le même cas. Mais j'ai fini par réaliser que même si je ne lis pas bien vite, lire peu et efficacement vaut mieux que parcourir toutes les oeuvres passivement et à demi endormie. Non seulement parce-que c'est la garantie de ne plus se souvenir de rien un mois plus tard, mais aussi parce-que connaître l'histoire seulement ne sert pas à grand chose. Les résumés sur internet sont des substituts bien plus efficaces pour cette simple tâche. Les évaluations en prépa ne sont certainement pas des contrôles de lecture.

Pour ma part, j'essaie d'orienter ma lecture vers l'analyse en prenant des notes sur un carnet ou sur le texte, le tout étant de dégager les enjeux, les caractéristiques, le génie de l'oeuvre. Bon, c'est sûrement très lacunaire mais les cours qui nous seront fournis viendront compléter, et cela me servira de base pour ne pas être larguée au moment venu.
Je ne lis pas beaucoup, mais je bénéficie bien du peu que je fais. On verra si ce sera fructueux à la rentrée ! 

20 (Modifié par Coda 01/08/2019 à 19:46)

Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Bonjour à tous!
Moi je suis une future hypokhâgne, je travaille (lectures, vocabulaire, grammaire latine etc) quasiment tous les jours depuis la fin du bac, et je pensais ne pas en faire assez... A force de voir que tout le monde dit ne rien faire, ça me rassure un petit peu.
Sachant que, après deux années en scientifique, retrouver un travail entièrement littéraire me soulage et me fait énormément plaisir. Oui, je confirme l'avis de certains profs ici, moi ça m'a fait plaisir de voir ces listes de lectures (même si j'ai eu un peu peur et que je me suis forcée pour certaines œuvres : c'étaient de belles découvertes ! En pleine lecture des Misérables, livre auquel je ne me serais jamais attaqué sans cette liste!)
Et je suis déçue de ne pas avoir vu plus de lecture dans ma liste d'anglais

Sinon, vous avez des conseils niveau matériel ? Ordinateur, cahiers, classeurs+trieur?
Pour moi ça sera sans doute des cahiers 48 pages , car léger. Puis comme ça, pas la peine de perdre du temps à tout trier le soir, on peut séparer en grandes parties . Puis on garde le plaisir d'écrire sur papier.