1 (Modifié par yassina.pro 16/04/2019 à 21:57)

À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

Bonsoir, je doit faire un corpus sur le sujet suivent : a partir de ces trois extrait romanesques, vous caractériser le personnage type de la femme fatale.
les trois textes sont :
prevost, manon lescaut

J'avais marqué le temps de mon départ d'Amiens. Hélas ! que ne le marquais-je un jour plus tôt ! j'aurais porté chez mon père toute mon innocence. La veille même de celui que je devais quitter cette ville, étant à me promener avec mon ami, qui s'appelait Tiberge, nous vîmes arriver le coche d'Arras, et nous le suivîmes jusqu'à l'hôtellerie où ces voitures descendent. Nous n'avions pas d'autre motif que la curiosité. Il en sortit quelques femmes, qui se retirèrent aussitôt. Mais il en resta une, fort jeune, qui s'arrêta seule dans la cour, pendant qu'un homme d'un âge avancé, qui paraissait lui servir de conducteur, s'empressait pour faire tirer son équipage des paniers. Elle me parut si charmante que moi, qui n'avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d'attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d'un coup jusqu'au transport. J'avais le défaut d'être excessivement timide et facile à déconcerter ; mais loin d'être arrêté alors par cette faiblesse, je m'avançai vers la maîtresse de mon cœur. Quoiqu'elle fût encore moins âgée que moi, elle reçut mes politesses sans paraître embarrassée. Je lui demandai ce qui l'amenait à Amiens et si elle y avait quelques personnes de connaissance. Elle me répondit ingénument qu'elle y était envoyée par ses parents pour être religieuse. L'amour me rendait déjà si éclairé, depuis un moment qu'il était dans mon cœur, que je regardai ce dessein comme un coup mortel pour mes désirs. Je lui parlai d'une manière qui lui fit comprendre mes sentiments, car elle était bien plus expérimentée que moi. C'était malgré elle qu'on l'envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plaisir, qui s'était déjà déclaré et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens.

/ Merimee, carmen

Je levai les yeux, et je la vis. C'était un vendredi, et je ne l'oublierai jamais. Je vis cette Carmen que vous connaissez, chez qui je vous ai rencontré il y a quelques mois.

Elle avait un jupon rouge fort court qui laissait voir des bas de soie blancs avec plus d'un trou, et des souliers mignons de maroquin rouge attachés avec des rubans couleur de feu. Elle écartait sa mantille afin de montrer ses épaules et un gros bouquet de cassie qui sortait de sa chemise. Elle avait encore une fleur de cassie dans le coin de la bouche, et elle s'avançait en se balançant sur ses hanches comme une pouliche du haras de Cordoue. Dans mon pays, une femme en ce costume aurait obligé le monde à se signer. A Séville, chacun lui adressait quelque compliment gaillard sur sa tournure ; elle répondait à chacun, faisant les yeux en coulisse, le poing sur la hanche, effrontée comme une vraie bohémienne qu'elle était. D'abord elle ne me plut pas, et je repris mon ouvrage ; mais elle, suivant l'usage des femmes et des chats qui ne viennent pas quand on les appelle et qui viennent quand on ne les appelle pas, s'arrêta devant moi et m'adressa la parole :
— Compère, me dit-elle à la façon andalouse, veux-tu me donner ta chaîne pour tenir les clefs de mon coffre-fort ?
— C'est pour attacher mon épinglette, lui répondis-je.
— Ton épinglette ! s'écria-t-elle en riant. Ah ! monsieur fait de la dentelle, puisqu'il a besoin d'épingles !

Tout le monde qui était là se mit à rire, et moi je me sentais rougir, et je ne pouvais trouver rien à lui répondre.
— Allons, mon cœur, reprit-elle, fais-moi sept aunes de dentelle noire pour une mantille, épinglier de mon âme !

Et prenant la fleur de cassie qu'elle avait à la bouche, elle me la lança, d'un mouvement du pouce, juste entre les deux yeux. Monsieur, cela me fit l'effet d'une balle qui m'arrivait… Je ne savais où me fourrer, je demeurais immobile comme une planche. Quand elle fut entrée dans la manufacture, je vis la fleur de cassie qui était tombée à terre entre mes pieds ; je ne sais ce qui me prit, mais je la ramassai sans que mes camarades s'en aperçussent et je la mis précieusement dans ma veste. Première sottise !

/ Lewis, le moine

— Vous avez entendu ma décision, obéissez. Les lois de notre

ordre interdisent votre séjour ici; ce serait un parjure de cacher

qu’une femme est dans cette enceinte, et mes vœux m’obligent à
révéler votre histoire à la communauté. Il faut partir; je vous
plains, mais je ne puis rien de plus.
Il prononça ces paroles d’une voix faible et tremblante; puis,

se levant de son siège, il allait s’acheminer vers le monastère :

Mathilde poussa un grand cri, et le retint.

— Arrêtez un seul moment, Ambrosio! Écoutez un seul mot!
— Je n’ose pas : laissez-moi; vous connaissez ma détermi-
nation.
— Mais un seul mot! rien qu’un seul, et ce sera fait!
— Laissez-moi; vos prières sont vaines, il faudra partir
demain.
— Allez donc, barbare! mais cette ressource me reste!
Aussitôt elle tira un poignard; elle déchira sa robe et plaça la
pointe de l’arme sur sa poitrine.
— Mon père, je ne sortirai pas vivante de ces murs.
— Arrêtez! arrêtez, Mathilde! Que faites-vous?
— Vous êtes déterminé, et moi aussi. Aussitôt que vous me
quitterez, je me plonge ce poignard dans le cœur.
— Grand saint François! Mathilde, avez-vous votre raison?
Savez-vous les conséquences de votre action? Savez-vous que le
suicide est le plus grand des crimes? que vous perdez votre âme?
que vous renoncez à tout salut? que vous vous préparez des tour-
ments éternels?
— Peu m’importe, peu m’importe, répliqua-t-elle, avec véhé-
mence; ou votre main me guidera au paradis, ou la mienne va me
vouer à l’enfer. Parlez-moi, Ambrosio! Dites-moi que vous
cacherez mon aventure, que je resterai votre ami et votre compa-
gnon, ou ce poignard va boire mon sang.
À ces mots, elle leva le bras et fit le geste de se frapper. Les
yeux du moine suivaient avec terreur les mouvements de son
arme. Son habit entrouvert laissait voir sa poitrine à demi-nue; la
pointe du fer posait sur son sein gauche, et Dieu! quel sein! Les
rayons de la lune, qui l’éclairaient en plein, permettaient au
prieur d’en observer la blancheur éblouissante; son œil se pro-
mena avec une avidité insatiable sur le globe charmant; une sen-
sation jusqu’alors inconnue remplit son cœur d’un mélange
d’anxiété et de volupté; un feu dévorant courut dans tous ses
membres; le sang bouillait dans ses veines, et mille désirs
effrénés emportaient son imagination.
— Arrêtez! cria-t-il d’une voix défaillante, je ne résiste plus!
Restez donc, enchanteresse! Restez pour ma destruction!
— Oui, dit-il, l’infortunée restera; je n’ai rien à craindre de sa

présence : quand même ma propre innocence deviendrait trop

faible pour combattre la tentation, celle de Mathilde me préser-

vera de tout danger.
Ambrosio avait encore à apprendre que, pour un cœur qui
n’en a pas l’expérience, le vice est toujours plus dangereux
lorsqu’il se cache derrière le masque de la vertu..


Je ne trouve pas de plan pouvez vous me donner des idées ??? C'est pour la rentrée vite je vous en supplie 
Jai ce debut de plan :
I.  Femme fatale
a. Charme corporelle et vestimentaire
B. Partie du corps dévoilé
C.  représentation
II. La représentation de la séduction au point de vue de la femme et de l'homme(ou l'effet apporter sur le narrateur)

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À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

Déjà, il faudrait les textes.

À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

Oui, tes références de textes ne sont pas assez précises.
Essaie de faire un copier-coller des extraits, ou de nous donner pour chacun la première et la dernière phrase.

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À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

Je peux pas les mettre mais jai dit leur nom. Tu n'a pas d'idee de plan sur la caractérisation de la femme fatale ?

À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

Tu as donné le nom des œuvres entières, oui, mais nous ne pouvons pas deviner quels sont les trois extraits précis dont tu dois te servir.
Tu peux sûrement nous donner ici, en les tapant à la main, la première phrase et la dernière phrase de chaque extrait.

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À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

C'est bon je les ai tapé.
Est que mon plan pourait etre le suivent :
-Introduction
-1er paragraphe: presentation de la femme fatale du 1er extra . Effet sur le narrateur
-2eme paragraphe : pareil mais sur le 2eme extrait
-3eme paragraphe :  parail mais sur le 3eme extrait
-Conclusions

7 (Modifié par Jean-Luc 17/04/2019 à 08:54)

À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

Bonsoir,

De toute façon, une analyse qui examine chaque texte séparément ne peut convenir.
Le but de l'exercice est ici de trouver les caractéristiques communes et éventuellement les éléments solitaires, voire discordants.

Je vois que tu as rajouté les textes.
Le plan qu'on t'a fourni est bon.
I.  Femme fatale
a. Charme corporel et vestimentaire
B. Partie du corps dévoilé
C. provocation ou fausse ingénuité
II. La représentation de la séduction du point de vue de la femme et de l'homme(ou l'effet produit sur le narrateur)
L'homme est pris par ses sens, et par la fausse compassion (pour 3), la femme joue de son physique.
La femme sait aussi captiver sa victime par son adaptabilité, l'humour provocant ou le chantage affectif culpabilisant. C'est donc non seulement un corps, mais aussi une tête bien faite qui devine les faiblesses de l'homme.
L'homme est naïf ; la femme, expérimentée.


Tu peux ajouter aussi le caractère maléfique, diabolique de la femme fatale qui conduit sa victime à la damnation.

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À partir de trois extraits romanesques, caractériser le personnage type de la femme fatale

Ok super merci beaucoup !