1 (Modifié par Jehan 10/02/2019 à 00:55)

Aulnoy, L’Oiseau bleu

Bonjour,
j'ai besoin de conseils et d'orientation car je comprends pas trop la littérature française ( je suis espagnole). Je dois travaille sur un sujet de l'enchantement dans la littérature
pouvez-vous me donner des indices?
le texte est " l'oiseau bleu de Aulnoy
merci beaucoup

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Aulnoy, L’Oiseau bleu

Bonsoir,

L'enchantement est ici à comprendre comme le sortilège qui va transformer le prince Charmant en oiseau bleu pour sept ans. Cette métamorphose magique est propre à l'univers merveilleux des contes de fées. Voir "Cendrillon" par exemple.
Mais il existe d'autres transformations à la fin du conte. Elles ont une valeur apologétique.
Regarde en particulier les correspondances entre apparence et qualités morales, entre illusion sensorielle et intuition du coeur.
Toutes ces péripéties sont au service d'une morale : il ne faut pas se fier aux apparences, l'amour vrai triomphe des difficultés, la vérité des êtres finit toujours par se manifester.

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Aulnoy, L’Oiseau bleu

Merci beaucoup pour votre réponse. Je doit lier ces faits à l'enchantement avec les son ( l'ouie). Autrement dit, comment les effets sonoros ont contribué à l'enchantement? ( par exemple, dés le début, la femme vêtue de noir a su enchanter le roi en pleurant avec lui son epoux et l'espouse du roi)
Ou encore, quand Truitone parle avec le Charmant sans qu'il puisse la voir (il y avait une illusion car il a cru qu'elle était son bien-aimée Florine
Et le sorcilège est aussi un thème a traiter.
merci encore une fois
Est-ce que je suis très loin ou sur le bon chemin ?

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Aulnoy, L’Oiseau bleu

Enfin, il se présenta devant lui une femme si couverte de crêpes noirs, de voiles, de mantes, de longs habits de deuil, et qui pleurait et sanglotait si fort et si haut, qu’il en demeura surpris. Elle lui dit qu’elle n’entreprenait point comme les autres de diminuer sa douleur, quelle venait pour l’augmenter, parce que rien n’était plus juste que de pleurer une bonne femme ; que pour elle, qui avait eu le meilleur de tous les maris, elle faisait bien son compte de pleurer tant qu’il lui resterait des yeux à la tête. Là-dessus elle redoubla ses cris, et le roi, à son exemple, se mit à hurler.

Il la reçut mieux que les autres ; il l’entretint des belles qualités de sa chère défunte, et elle renchérit celles de son cher défunt : ils causèrent tant et tant, qu’ils ne savaient plus que dire sur leur douleur. Quand la fine veuve vit la matière presque épuisée, elle leva un peu ses voiles, et le roi affligé se récréa la vue à regarder cette pauvre affligée, qui tournait et retournait fort à propos deux grands jeux bleus, bordés de longues paupières noires : son teint était assez fleuri. Le roi la considéra avec beaucoup d’attention ; peu à peu il parla moins de sa femme, puis il n’en parla plus du tout

Enchantement ici dans le sens où le deuil se change en joie.
Si tu relèves le champ lexical de l'ouïe, tu verras qu'on commence par les larmes, les pleurs, les cris puis les mots puis le silence.

La souffrance du roi est tarie. Place à la vue. Enchantement.

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Aulnoy, L’Oiseau bleu

merci pour vos réponses, je fais toujours des recherches, mai je trouve pas que Madame d'Aulnoy avait des intentions musicaux comme Rousseau, Voltaire, Diderot!!