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Les couleurs chez Stendhal

Ce qui vient en premier à l’esprit lorsque l’on pense "couleurs" chez Stendhal , c’est probablement le rouge et le noir . Le rouge de l’Armée et le noir ecclésiastique.  Stendhal à également écrit "le rose et le vert". https://gazettarium.wordpress.com/2016/ … -stendhal/
Lorsqu’il écrit "la chartreuse de Parme" , Parme ne désigne pas encore la couleur,  mais uniquement le nom de la ville. Le violet est une couleur liturgique.  Les bas violets de "la chartreuse de Parme" , la robe violette dans "le rouge et le noir" portée par..."un jeune homme" ! Aujourd’hui les bas et les robes violettes, mauves ou parme font plutôt penser à des accessoires de mode féminins ! https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Couleur_liturgique
L’evolution du mot Parme depuis le nom de la ville à la couleur et à l’adjectif s’est faite, semble-t-il, peut après "la Chartreuse". Vers 1850 , pour designer la couleur des violettes de Parme. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Parme_(couleur)
La définition de la couleur parme semble imprécise,  sa longueur d'onde approximative : https://encycolorpedia.fr/cfa0e9 on peut facilement la confondre avec le mauve  ou le violet...
L’evolution du mot Parme depuis le nom de la ville à la couleur à t elle pour origine "la chartreuse de Parme" et l'utilisation du mot violet chez Stendhal ?  Je ne pense pas que Stendhal ait évoque la "violette de Parme" contrairement à Proust, plus tard ,  en pensant à la Chartreuse. ..

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Les couleurs chez Stendhal

La Chartreuse de Parme date de 1839. Une des premières attestations de "couleur parme" est de 1850 comme indiqué dans Wikipédia ; c'est une abréviation de "couleur violette de Parme" qui était employée auparavant, par exemple ici en 1830 et 1832 :
https://books.google.fr/books?id=oalPLY … mp;f=false
https://books.google.fr/books?id=K3s-AQ … mp;f=false

3 (Modifié par Frydman Charles 15/02/2019 à 17:19)

Les couleurs chez Stendhal

Merci pour ces précisions.  En lisant Proust,  j’avais le sentiment que le mot Parme, la couleur , les violettes de Parme, étaient devenus à la mode après le roman de Stendhal, alors qu’en fait la mode des violettes de Parme était bien antérieure à la chartreuse ! Certes Proust évoque la Princesse de Parme , qui fait penser à "la duchesse de Parme" , probablement  à l’origine du nom "violette de Parme" , mais il semble associer la fleur, son odeur, sa couleur,  plutôt à la ville de Parme et au roman de Stendhal. Dans "le coté de Guermante Proust associe néanmoins la "violette de Parme" à la princesse de Parme .https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Pro … _8.djvu/61

Mais si j’avais depuis des années — comme un parfumeur à un bloc uni de matière grasse — fait absorber à ce nom de princesse de Parme le parfum de milliers de violettes, en revanche, dès que je vis la princesse, que j’aurais été jusque-là convaincu être au moins la Sanseverina, une seconde opération commença, laquelle ne fut, à vrai dire, parachevée que quelques mois plus tard, et qui consista, à l’aide de nouvelles malaxations chimiques, à expulser toute huile essentielle de violettes et tout parfum stendhalien du nom de la princesse et à y incorporer à la place l’image d’une petite femme noire, occupée d’œuvres, d’une amabilité tellement humble qu’on comprenait tout de suite dans quel orgueil altier cette amabilité prenait son origine.

Proust préfère visiblement associer les violettes de Parme à Stendhal plutôt qu'à la princesse !  Pas de "duchesse de Parme" chez Proust, mais une "duchesse de Guermantes "  et une "princesse de Parme"  , peut être que Proust faisait allusion à la " duchesse de Parme" en associant ces deux personnages  ?