1 (Modifié par Invité 26/01/2019 à 17:57)

Victor Hugo, À la mère de l’enfant mort

Bonjour j'étudie ce poème en ce moment et je dois rédiger un paratexte sur celui-ci voici mon commencement :
Ce poème de Victor Hugo a été écrit en 1843. Il s'intitule "A la mère de l'enfant mort" .Ce poème est composé de 8 quatrins.De plus, ce sont des rimes croisés et féminines.Victor Hugo rappelle à la mère tout ce qu'elle a dit sur le ciel et ce qu'il y a après la mort pour rassurer l'enfant. Elle lui a dépeint un tableau merveilleux mais n'a pas assez pensé à elle. L'enfant est parti et elle se retrouve seule avec son chagrin. Registres lyrique et pathétique. 

De plus je dois trouver une illustration en rapport avec ce poème auriez vous une idée ?
j'ai pensé à la  toile d'Omer Charlet, mere au chevet de son enfant mort.

A LA MERE DE L'ENFANT MORT

Oh ! vous aurez trop dit au pauvre petit ange 
Qu'il est d'autres anges là-haut, 
Que rien ne souffre au ciel, que jamais rien n'y change, 
Qu'il est doux d'y rentrer bientôt ; 

Que le ciel est un dôme aux merveilleux pilastres, 
Une tente aux riches couleurs, 
Un jardin bleu rempli de lis qui sont des astres, 
Et d'étoiles qui sont des fleurs ; 

Que c'est un lieu joyeux plus qu'on ne saurait dire, 
Où toujours, se laissant charmer, 
On a les chérubins pour jouer et pour rire, 
Et le bon Dieu pour nous aimer ; 

Qu'il est doux d'être un coeur qui brûle comme un cierge, 
Et de vivre, en toute saison, 
Près de l'enfant Jésus et de la sainte Vierge 
Dans une si belle maison ! 

Et puis vous n'aurez pas assez dit, pauvre mère, 
A ce fils si frêle et si doux, 
Que vous étiez à lui dans cette vie amère, 
Mais aussi qu'il était à vous ; 

Que, tant qu'on est petit, la mère sur nous veille, 
Mais que plus tard on la défend ; 
Et qu'elle aura besoin, quand elle sera vieille, 
D'un homme qui soit son enfant ; 

Vous n'aurez point assez dit à cette jeune âme 
Que Dieu veut qu'on reste ici-bas, 
La femme guidant l'homme et l'homme aidant la femme, 
Pour les douleurs et les combats ; 

Si bien qu'un jour, ô deuil ! irréparable perte ! 
Le doux être s'en est allé !... - 
Hélas ! vous avez donc laissé la cage ouverte, 
Que votre oiseau s'est envolé !
                                                                                  Avril 1843.

2 (Modifié par floreale 27/01/2019 à 08:36)

Victor Hugo, À la mère de l’enfant mort

Proposer un paratexte, c'est présenter un poème avec ses références et avec ses lignes de force. Il ne s'agit pas d'en faire un vrac de remarques de forme et de fond ni de proposer ce que l'on croit avoir "compris".

Le poème : "A la mère de l'enfant mort" écrit en avril 1843, se situe dans le tome I du recueil les Contemplations et plus précisément dans le livre III intitulé : Luttes et rêves.
Le poète entend les cris des êtres souffrants et s'adresse à la mère qui pleure son enfant.
Le thème du deuil est traité avec lyrisme et paraît prémonitoire si l'on se souvient que Léopoldine meurt noyée en septembre 1843.