Victor Hugo, La statue

Bonjour je dois rédiger un paratexte sur ce poème de Victor hugo voici mes idées :
déjà il est composé de 5 sizain en alexandrin.
c'est le 7e poème du livre III des contemplations.
ce poème a pour thème principal l'empire romain donc Rome et du poète romain Juvénal.
il parle de la vie à Rome qui parait difficile  avec des esclaves et des "rois" comme Juvénal qui a été représenté en statue car c'est un etre important pour l'empire romain.
qu'en pensez-vous ?
bien sur je dois le rédiger.

la statue :

Quand l'empire romain tomba désespéré,
- Car, ô Rome, l'abîme où Carthage a sombré
Attendait que tu la suivisses ! -
Quand, n'ayant rien en lui de grand qu'il n'eût brisé,
Ce monde agonisa, triste, ayant épuisé
Tous les Césars et tous les vices ;

Quand il expira, vide et riche comme Tyr ;
Tas d'esclaves ayant pour gloire de sentir
Le pied du maître sur leurs nuques ;
Ivre de vin, de sang et d'or ; continuant
Caton par Tigellin, l'astre par le néant,
Et les géants par les eunuques ;

Ce fut un noir spectacle et dont on s'enfuyait.
Le pâle cénobite y songeait, inquiet,
Dans les antres visionnaires ;
Et, pendant trois cents ans, dans l'ombre on entendit
Sur ce monde damné, sur ce festin maudit,
Un écroulement de tonnerres.

Et Luxure, Paresse, Envie, Orgie, Orgueil,
Avarice et Colère, au-dessus de ce deuil,
Planèrent avec des huées;
Et, comme des éclairs sous le plafond des soirs,
Les glaives monstrueux des sept archanges noirs
Flamboyèrent dans les nuées.

Juvénal, qui peignit ce gouffre universel,
Est statue aujourd'hui ; la statue est de sel,
Seule sous le nocturne dôme ;
Pas un arbre à ses pieds ; pas d'herbe et de rameaux ;
Et dans son oeil sinistre on lit ces sombres mots :
Pour avoir regardé Sodôme.

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Victor Hugo, La statue

Bonsoir,

Hugo dénonce la décadence morale qui a détruit l'empire romain.
Juvénal est un satiriste qui a dénoncé les vices de ses compatriotes.
L'allusion finale à la statue de sel renvoie à l'épisode biblique de la destruction de Sodome et Gomorrhe par le feu divin. Au cours de la fuite des justes prévenus du châtiment, la femme de Loth a été transformée en statue de sel pour s'être retournée vers la ville punie, signe qu'elle n'avait pas renoncé aux vices condamnés.

3 (Modifié par Invité 25/01/2019 à 17:45)

Victor Hugo, La statue

d'accord merci  pour votre aide sur le paratexte  et il faut rajouter l'interprétation des vers enfin je veux dire par rapport aux stophes tout ça d'ailleurs je l'ai rajouté dans mon premier message 

est-ce que je rajoute les dispositions du poème ?
Par contre comment comment expliqué la disposition de ces vers : A,A,B,A,A,B...

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Victor Hugo, La statue

Bonjour à tous,

En pleine lecture des Contemplations de Victor Hugo, me viennent des difficultés à comprendre un poème en particulier. Alors, prenant mon mal en patience, j’ai donc lu et relu celui-ci plusieurs fois, mais sans résultat fructueux. J’ai donc cherché en vain si le sujet avait déjà était traité auparavant, mais il se trouvait que non. Je précise que ce travail n’est que personnel (je me cultive autant que je le peux depuis, mon plus jeune âge- j’en suis toujours assez jeune). Bref! Place au texte:

La statue

Quand l'empire romain tomba désespéré,
- Car, ô Rome, l'abîme où Carthage a sombré
Attendait que tu la suivisses ! -
Quand, n'ayant rien en lui de grand qu'il n'eût brisé,
Ce monde agonisa, triste, ayant épuisé
Tous les Césars et tous les vices ;

Quand il expira, vide et riche comme Tyr ;
Tas d'esclaves ayant pour gloire de sentir
Le pied du maître sur leurs nuques ;
Ivre de vin, de sang et d'or ; continuant
Caton par Tigellin, l'astre par le néant,
Et les géants par les eunuques ;

Ce fut un noir spectacle et dont on s'enfuyait.
Le pâle cénobite y songeait, inquiet,
Dans les antres visionnaires ;
Et, pendant trois cents ans, dans l'ombre on entendit
Sur ce monde damné, sur ce festin maudit,
Un écroulement de tonnerres.

Et Luxure, Paresse, Envie, Orgie, Orgueil,
Avarice et Colère, au-dessus de ce deuil,
Planèrent avec des huées;
Et, comme des éclairs sous le plafond des soirs,
Les glaives monstrueux des sept archanges noirs
Flamboyèrent dans les nuées.

Juvénal, qui peignit ce gouffre universel,
Est statue aujourd'hui ; la statue est de sel,
Seule sous le nocturne dôme ;
Pas un arbre à ses pieds ; pas d'herbe et de rameaux ;
Et dans son oeil sinistre on lit ces sombres mots :
Pour avoir regardé Sodôme.

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Victor Hugo, La statue

Ne pas négliger la place du poème dans le recueil :

Les Contemplations
Autrefois 1830-1840
Livre troisième : les luttes et les rêves
VII. La Statue

Livre III (30 poèmes). Les luttes et les rêves. C'est le livre où Victor Hugo relate la misère sociale et morale dont il est témoin. Ici, il dénonce les scandales , la guerre , la tyrannie, la peine de mort (La source, la Statue, La Nature).

http://www.alalettre.com/victor-hugo-oe … ations.php

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Victor Hugo, La statue

Je n’ai à aucun moment négligé le poème, connaissant déjà les trois- don’t il fait parti- que vous désignez. Ayant déjà lu cette page, j’optais pour une analyse plus détaillé (quelques vers ne me sont pas pas très clairs). Toutefois, merci de votre aide.

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Victor Hugo, La statue

Bonsoir,

Hugo, en romantique comme Chateaubriand, médite sur la chute de l'empire romain. Comme ses contemporains il voit dans cet effondrement le résultat d'une crise morale, la disparition des vertus fondatrices sous l'effet déliquescent des débauches.
La statue de sel dont il est question à la fin est une allusion à l'épisode biblique de la femme de Loth. La ville de Sodome avait été promise à la destruction par châtiment divin à cause de ses turpitudes. Abraham avait plaidé en faveur des quelques justes qui devaient habiter la ville. L'émissaire divin avait accepté cette requête et demandé aux futurs rescapés de s'enfuir en toute hâte sans se retourner. Or la femme de Loth n'a pas respecté cet ordre et a été transformée en statue de sel. Est-ce curiosité ? regret ? Cet épisode est une explication mythique du phénomène de la Mer Morte, lieu du mal (absence de vie) dans la symbolique de la Bible.
Ici Hugo rapproche la décadence de Rome du destin de Sodome et Gomorrhe, les cités du vice. Juvénal, pour avoir regardé avec complaisance ce sinistre spectacle, a connu le sort de la femme de Loth.

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Victor Hugo, La statue

La statue

Quand l'empire romain tomba désespéré,
- Car, ô Rome, l'abîme où Carthage a sombré
Attendait que tu la suivisses ! -
Quand, n'ayant rien en lui de grand qu'il n'eût brisé,
Ce monde agonisa, triste, ayant épuisé
Tous les Césars et tous les vices ;

Quand il expira, vide et riche comme Tyr ;
Tas d'esclaves ayant pour gloire de sentir
Le pied du maître sur leurs nuques ;
Ivre de vin, de sang et d'or ; continuant
Caton par Tigellin, l'astre par le néant,
Et les géants par les eunuques ;

Ce fut un noir spectacle et dont on s'enfuyait.
Le pâle cénobite y songeait, inquiet,
Dans les antres visionnaires ;
Et, pendant trois cents ans, dans l'ombre on entendit
Sur ce monde damné, sur ce festin maudit,
Un écroulement de tonnerres.

Et Luxure, Paresse, Envie, Orgie, Orgueil,
Avarice et Colère, au-dessus de ce deuil,
Planèrent avec des huées;

Et, comme des éclairs sous le plafond des soirs,
Les glaives monstrueux des sept archanges noirs
Flamboyèrent dans les nuées.

Juvénal, qui peignit ce gouffre universel,
Est statue aujourd'hui ; la statue est de sel,
Seule sous le nocturne dôme ;
Pas un arbre à ses pieds ; pas d'herbe et de rameaux ;
Et dans son oeil sinistre on lit ces sombres mots :
Pour avoir regardé Sodôme.

La structure du poème est éclairante. Comme une volonté de montrer, de démontrer une évolution pour arriver au sort figé.

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Victor Hugo, La statue

Je vous remercie, le poème est assez clair maintenant (et pas aussi complexe que je le pensais). Je vous remercie de votre aide!