1 (Modifié par TheRedRoom 22/01/2019 à 09:34)

Erreur de nom dans classement CPGE litteraires L'Étudiant

Bonjour à tous,

Petit avertissement sur les noms des concours dans le classement de L'Etudiant*. Pour les litteraires, 3 concours :

  • B/L : c'est la filière de l'ENS Paris (ENS "Ulm" car située rue d'Ulm) qui a des sciences économiques et des maths

  • A/L : c'est la filière purement littéraire de la même école. Attention, j'entends souvent les preparationnaires parler de Khâgne A/L indistinctement pour les khâgnes Ulm et Lyon, alors qu'il s'agit uniquement des Khâgnes Ulm

  • Lyon LSH : alors là, sur le site de L'Etudiant, c'est incompréhensible... Il faut sélectionner "prépa littéraire option langues et sciences humaines" pour avoir les résultats des Khâgnes Lyon, or c'est une appellation qui n'existe nulle part ("option" ? "Langues et sciences humaines" au lieu de "lettres et sciences humaines" ? Je ne sais pas où ils sont allés chercher cela) toujours est-il que les élèves qui souhaiteraient préparer Lyon comprennent-ils qu'il faut sélectionner cette "option" bizarre ? Rien n'est moins sûr.

Par conséquent, cette erreur d'étiquetage me semble défavoriser les prépas qui n'ont pas de Khâgne A/L, puisqu'elles n'apparaitront pas DU TOUT dans les résultats de recherche...

Et vous aviez-vous compris sur quoi cliquer ?


*Les classements ne sont pas fiables, pour des raisons que je pourrais expliquer plus tard et ailleurs, mais bon, je sais que beaucoup de gens les regardent, alors autant corriger quelques inexactitudes...

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Erreur de nom dans classement CPGE litteraires L'Étudiant

Bonjour,

Je me permets une digression :
Dans les années 80, existait-il des prépas littéraires donnant de l'importance aux maths (comme B/L maintenant) ?
Et que veulent dire A, B et L dans A/L et B/L ?

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Erreur de nom dans classement CPGE litteraires L'Étudiant

Je ne crois pas que ces lettres A et B soient un acronyme, je crois que c'est simplement "Lettres filière A" et "Lettres filière B".
Effectivement, B/L sont ces prépas littéraires avec des maths !

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Dans les années 80, existait-il des prépas littéraires donnant de l'importance aux maths ?

Non. Pas à ma connaissance.

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Merci à vous deux.

@ CCCC,
Je me doutais que A et B étaient une sorte de numérotation (comme pour les terminales A, B, C, D, E... de mon temps) mais quid de "/L" ?

@ Laoshi,
C'est ce qui me semblait. Mais alors les classes de HK et K étaient fort ingrates : les surdoués entraient dans une ENS et les autres n'avaient rien, rien en tout cas comme grande école mais la possibilité d'entrer à la fac. En quelle années de fac pouvaient entrer les élèves concernés ?
Alors qu'en maths sup et spé, les surdoués entraient eux aussi dans une ENS (ou à l'X) mais les autres élèves entraient dans une école d'ingénieurs. Il y avait des écoles d'accès facile, de sorte que rares étaient les élèves n'ayant pas abandonné en cours de route qui, au bout de trois ans, n'obtenaient rien. Je me souviens avoir lu à l'époque une étude de L'étudiant disant que sur cent élèves entrant en maths sup, soixante-six, au bout d'un, deux ou trois ans ans entraient dans une grande école. Parmi les trente-quatre autres, nombreux étaient ceux qui avaient abandonné au début ou à la fin de maths sup pour s'orienter vers d'autres horizons (le préjudice était faible : trois semaines ou une année de perdue, sauf que les maths étudiées pouvaient se révéler utiles dans d'autres filières), quelques uns abandonnaient en maths spé. Et donc, je me répète, ceux qui bossaient pendant trois ans avaient presque tous une place dans une école.

Le système actuel, pour les littéraires, est bien préférable, à mon avis.

J'ai lu dans une revue (laquelle et quand, je ne sais plus) que depuis une ou deux décennies (je le dis de mémoire), les entreprises se rendaient compte que les littéraires avaient des qualités intéressantes et en embauchaient de plus en plus. Ça va décidément mieux pour lesdits littéraires que de mon temps.

6 (Modifié par Jehan 22/01/2019 à 17:48)

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Je crois que le L veut dire "concours Lettres", car il y a bien sûr aussi des sciences à Ulm.

Effectivement les prépas littéraires étaient fort ingrates, mais il faut relativiser les choses : poursuivre en université n'est pas la pire des choses qui puisse arriver à un jeune de 20 ou 21 ans !
En tous cas le système actuel permet un bien meilleur taux d'intégration des littéraires. Malheureusement
1/ les prépas littéraires souffrent encore de leur image poussiéreuse (hors l'ENS point de salut !)
2/ cette évolution dont tu parles va paradoxalement de pair avec une dévalorisation de la filière littéraire au lycée.

7 (Modifié par Laoshi 22/01/2019 à 17:55)

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Mais alors les classes de HK et K étaient fort ingrates : les surdoués entraient dans une ENS et les autres n'avaient rien, rien en tout cas comme grande école mais la possibilité d'entrer à la fac. En quelle années de fac pouvaient entrer les élèves concernés ?

Il ne faut pas exagérer. Ce n'était pas si ingrat. Il n'y avait pas que des surdoués qui entraient à l'ENS, toute réussite à un concours comportant une part de hasard. Et les connaissances acquises en khâgne étaient solides et utiles pour la suite.
Certains surdoués recalés au bout de trois ans rejoignaient la faculté à bac + 4 après avoir passé rapidement la licence, simple formalité, à la session de septembre, écrivaient leur mémoire de maîtrise de cent pages tout en se présentant au CAPES (formalité également pour la plupart d'entre eux), puis à l'agrégation la cinquième année après le bac.
La différence, c'est que, pour la majorité, le principal débouché était l'enseignement. En fait, au départ, on y allait pour ça. La plupart de mes anciens camarades de khâgne, normaliens ou non, sont devenus professeurs...mais pas tous. Certains ont passé l'ENA, tel autre est devenu magistrat, tel autre chef d'entreprise ! Ce sont toutefois des exceptions.
Le système actuel permet de se présenter à d'autres écoles, et bien sûr offre des débouchés supplémentaires, ce qui est intéressant.

8 (Modifié par Hippocampe 22/01/2019 à 22:42)

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1/ les prépas littéraires souffrent encore de leur image poussiéreuse (hors l'ENS point de salut !)

Ce n'est pas l'impression que j'ai en lisant de-ci de-là dans ce forum les messages des jeunes. Je trouve que les débouchés proposées aux khâgneux sont nombreux et intéressants.

2/ cette évolution dont tu parles va paradoxalement de paire avec une dévalorisation de la filière littéraire au lycée.

Je ne vois pas la dévalorisation dont tu parles : de mon temps, il y a longtemps, la filière littéraire, c'est-à-dire les secondes, premières et terminales A, était mal considérée, déjà.
Ce que je lis ailleurs m'inquiète plutôt pour la filière scientifique.
Et pour toutes les filières, d'ailleurs ; tous ces gens qui ont des 18 de moyenne, c'est n'importe quoi.

Erreur de nom dans classement CPGE litteraires L'Étudiant

Selon Wikipédia la section B/L aurait été créée en 1983. Et le B serait une référence au bac B, économie, de l'époque, comme A pour les littéraires purs.

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Merci, Anne.